The Junction
Lucas Jones réapparaît sur le pas de la porte de son oncle, dans sa ville natale de Medford, après 12 ans d'absence. La joie des retrouvailles laisse rapidement place aux doutes et au mystère. Où était-il passé ? Où est son père, qui a disparu au même moment ? Et surtout, comment est-il possible que Lucas soit toujours le même jeune garçon de 11 ans ?
Auteurs canadiens Edition participative Nouveautés BD, comics et manga
Comme l'enfant reste muet, c'est à l’inspecteur David King et à la psychologue Jean Symonds de tenter de trouver des réponses à partir des rares affaires que Lucas a rapportées - quelques Polaroid, et surtout son journal intime, récit délirant dans lequel il évoque une ville appelée Kirby Junction où des maisons surgissent brusquement de nulle part et où des gens attendent un train qui n’arrive jamais...
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| Date de parution | 21 Janvier 2026 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
J'avais pris une grosse claque en découvrant Downlands de Norm Konyu et c'est tout naturellement que je me suis procuré "The Junction" du même auteur. 1984, Lucas Jones et son père disparaissent. 1996, Lucas Jones réapparaît dans sa ville natale : Medford. La stupéfaction de sa tante et de son oncle de découvrir que Lucas n'a pas changé, il est toujours ce petit garçon de 11 ans... Un récit qui commence sous la forme d'une enquête avec à sa tête un inspecteur aidé d'une psychologue pour expliquer cette réapparition et déterminer s'il s'agit bien de Lucas Jones, avec pour seul indice le journal du jeune garçon devant son mutisme. Un récit qui va doucement et naturellement basculer vers le fantastique. Pour ceux qui ont lu Downlands, ils y retrouveront des thèmes / points communs. La perte d'un être cher et la difficulté de faire son deuil, la mort omniprésente et cette jonction mort / vivant. Une narration maîtrisée au rythme bien dosé avec des chapitres courts, ils alternent l'enquête de 1996 et les passages tirés du journal de Lucas. Au 3/4 du récit, la psychologue nous dévoile comment va se terminer cette histoire, mais cela n'enlève en rien à l'envie de découvrir les dernières planches et ses révélations. Un comics émouvant et profondément humain, les personnages sont attachants et authentiques. Le style si particulier de Norm Konyu m'a encore émerveillé. Un trait précis, anguleux à l'esthétisme jouant sur le déséquilibre des proportions humaines avec de grosses têtes et des bras / jambes filiformes. Un dessin ne ressemblant à aucun autre. L'ambiance surnaturelle est accentuée avec les couleurs froides et généralement sombres. Un régal pour les yeux. Mon premier coup de cœur de l'année.
Norm Konyu, canadien habitant en Angleterre, est surtout connu pour son travail dans l’animation (notamment pour la BBC et le studio Dreamworks). « The Junction » est sa première BD (même si Glénat a choisi de la publier en France après Downlands), et bon sang, que c’est bon ! L’illustration élégante et le résumé intrigant ont suffi à me faire craquer, et je ressors émerveillé et bouleversé de ma lecture. L’intrigue est prenante et remplie de mystère, et débute comme une bête enquête pour expliquer la réapparition de Lucas. Mais au fur et à mesure que les réponses arrivent le récit devient de plus en plus poignant, et les thèmes de plus en plus douloureux. Je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler. Le style graphique est charmant au possible, et influencé par le travail d’animation de l’auteur. Il apporte une certaine légèreté au récit qui contrebalance un peu avec les thèmes difficiles. Un coup de maître pour un premier album, et un coup de cœur !
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