Juliette de Sade

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Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Femme en quête d'expériences.


Adaptations de romans en BD BDSM Donatien Alphonse François de Sade Hard & Soft, d'un érotisme à l'autre

L'histoire de Juliette ou les prospérités du vice demeurera encore longtemps l’œuvre la plus inconvenante de la littérature occidentale. Son ampleur, son propos, la rendent à jamais irrécupérable. Du couvent où elle est d'abord élevée en compagnie de sa sœur Justine, nous suivons Juliette jusqu'à son admission dans la Société des Amis du Crime, le parcours qui fait d'elle le personnage le plus scandaleux imaginable.

Scénario
Oeuvre originale
Dessin
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 1979
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus

Couverture de la série Juliette de Sade © Dominique Leroy 1979
Les notes
Note: 3/5
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04/04/2022 | Noirdésir
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Rien ici du dessin baroque, voire gothique, de l’adaptation du même roman par Cacerès. Cette adaptation use d’un trait plus fin et presque fragile – ce qui n’est pas incompatible avec la violence avec laquelle Sade exprime les désirs de ses personnages. Philippe Cavell, qui a commis d’autres adaptations d’œuvres érotiques (comme « Fanny Hill »), joue d’un dessin tout en retenue, alors que Francis Leroi (qui en était à ses débuts en matière de BD érotique) respecte lui aussi le texte de Sade, ne sacrifiant pas – comme c’est souvent le cas – l’aspect politique de ses propos. C’est ainsi que plusieurs personnages, dans de longues diatribes, fustigent l’hypocrisie de la société de l’époque – en matière de mœurs mais pas seulement – même si certains trouveront cela incongru (c’est en fait encore plus présent dans d’autres œuvres de Sade, comme « La philosophie dans le boudoir »). Si le premier tome est en Noir et Blanc, avec un trait fin qui donne à certaines scènes des allures de gravures coquines telles qu’il s’en vendait sous le manteau dans les cercles libertins du XVIIIème siècle, le second – où Cavell officie seul – est lui en couleurs (mais des couleurs souvent un peu diaphanes, là aussi une sorte de retenue contrastant avec la violence des scènes imaginées). Je trouve quand même le dessin de Cavell un peu trop sage, il y manque un peu de folie, de fougue pour accompagner les idées de Sade. Je ne suis pas fan des couvertures (surtout du premier tome). Pour le reste, du dépucelage de la jeune Juliette aux orgies de la Société des amis du crime, on a là une longue suite de scènes anticonformistes, piétinant les limites que la société imposait au désir. Les amateurs du divin marquis y trouveront leur compte. Pour lecteur averti bien entendu.

04/04/2022 (modifier)