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Bluesman (Ariño)

Note: 4/5
(4/5 pour 1 avis)

Que ne fait-on pas pour l’amour… du Blues !


Auteurs espagnols Blues Les petits éditeurs pendant la pandémie Musique

Barry, chauffeur de bus ordinaire, brave père de famille et mari aimant, est soudain rattrapé par sa vieille passion pour la musique. Mais en replongeant dans l’univers chatoyant du blues, ne risque-t-il pas de se retrouver aux prises avec ses vieux démons et… son noir secret ? Un album où, plus que jamais, le blues est une couleur chaude… qui explore, entre ombre et lumière, le sens du destin, de la passion et du choix de vie !

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Traducteur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 04 Mars 2020
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Bluesman (Ariño)

01/03/2021 | Mac Arthur
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L'avatar du posteur Mac Arthur

Cette bande dessinée est digne d’intérêt par plus d’un aspect. Tout d’abord, le récit en lui-même est assez prenant. Nous suivons la route d’un guitariste de blues qui s’est « rangé des mécaniques» pour se consacrer à sa famille. Le personnage est touchant par ses faiblesses et ses contradictions, et l’événement de son passé qui le mine, même si l’on devine rapidement de quoi il retourne, apporte une part agréable de mystère au récit. Ensuite, et c’est sans doute ce que le lecteur remarquera en premier, vient le style artistique de Raúl Ariño. C’est peu de dire que son trait est singulier et je peux comprendre que tout le monde ne soit pas fan. A titre personnel, je trouve qu’une grande part de l’attrait du livre vient justement de ce trait, de son côté brut et caricatural, de la capacité qu’il possède de faire ressortir des émotions et des ambiances alors même qu’il reste souvent imprécis. Ce style particulier ne conviendra pas à n’importe quel récit mais dans le cadre de cet album, je le trouve parfaitement adéquat. La simple manière dont il nous montre Barry, avec ce corps immense, ces mains gigantesques et cette toute petite tête, accentue tout le caractère contradictoire du personnage, fort et fragile à la fois. Enfin, derrière l’histoire qui oscille entre récit policier et roman graphique, derrière le trait singulier de l’auteur, vient s’insérer une réflexion sur le rapport qui nait entre l’inspiration d’un artiste et sa situation émotionnelle. Peut-on créer si on est heureux, serein, apaisé ? Ou, au contraire, la création artistique se nourrit-elle du chaos, du malheur, de l’angoisse ? Et là encore, dans le cas d’un musicien de blues -musique qui vient de l’âme et de ses états avant tout- la réflexion m’est apparue des plus pertinentes. Du coup, sans être un grand album, ce récit s’est avéré mieux que simplement pas mal. Pas franchement bien, mais bien ! Oui, vraiment bien !

01/03/2021 (modifier)