Connectez-vous pour cacher cette bannière publicitaire.

Simirniakov

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Dans la Russie prérévolutionnaire de la fin du XIXe siècle, Simirniakov, fils, petit-fils, arrière-petit-fils de propriétaire terrien, affronte, avec l’aide du fidèle Oboïevski, intendant et régisseur du domaine, la désobéissance narquoise et grandissante de ses serfs. La situation s’envenime quand Nounourskine, son fils, incendie une isba lors d’une nuit d’ivresse. Las des responsabilités engendrées par son statut de chef de famille et l’administration de sa propriété, il doute, fuit, aspire à la solitude et la tranquillité d’une vie simple.


1872 - 1899 : de la IIIe république à la fin du XIXe siècle Russie

Après avoir déposé sa famille à Saint-Petersbourg, il assiste, déguisé, à une réunion de moujiks révolutionnaires organisée par un syndicat dont il a lui-même encouragé la création. Démasqué, Simirniakov cède son domaine aux moujiks et s’exile volontairement dans la cabane de son enfance. Inquiet de sa disparition, Oboeïvski tente d’organiser une battue avec les moujiks, qui désormais affranchis, refusent. C’est seul lui aussi qu’il s’enfonce dans le terrible hiver russe. D’un fait historique, l’abolition du servage en Russie qui conduira à la révolution de 1917, Vanoli a conçu ce conte qui oscille entre drame et burlesque, politique et trivialité. On y croise des chansons des Beatles et des moujiks volants, un cheval qui parle, et la modernité en marche. Du très bon Vanoli, expressionniste et glacé.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 08 Mars 2019
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Simirniakov
Les notes (1)
Logo BDfugue Achetez sur BDfugue !

01/02/2021 | cac
Modifier


Par cac
Note: 3/5

Voilà une histoire un peu fantasque de Vincent Vanoli, habitué des éditions L'Association. On admire son dessin noir et blanc et nuances de gris aux mises en pages tortueuses. Les personnages sont volontairement laids, grandes oreilles, nez en spirale. Déjà je comprends que le dessin peut rebuter. On se trouve dans la Russie rurale où les moujiks œuvrent sous le patronage de Simirniakov. Ce propriétaire terrien est un peu débonnaire et déambule sur son cheval qui parle sans recevoir beaucoup de respect de ses administrés, et à peine plus de son cheval. C'est un album assez bavard au ton assez théâtral, plutôt comique. Je ne suis pas sûr d'avoir toutes les références littéraires qui s'imposent mais cela fut une bonne lecture.

01/02/2021 (modifier)