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Au bonheur des dames

Note: 4/5
(4/5 pour 1 avis)

Le classique d’Émile Zola revu par une autrice d’aujourd’hui.


1872 - 1899 : de la IIIe république à la fin du XIXe siècle Adaptations de romans en BD La BD au féminin Nouveautés BD, comics et manga Paris

Venue de sa lointaine Normandie, Denise arrive à Paris avec ses deux frères sans un sou en poche... D’abord aidée par l’oncle Baudu, un commerçant méfiant, elle va franchir la porte du Bonheur des Dames, un immense magasin de nouveautés qui fait se déplacer tout ce que Paris compte d’élégantes… Engagée comme vendeuse, Denise découvre autour d’elle les rivalités avec les autres vendeuses, devenant vite la victime d’un système aliénant où il faut sans cesse se battre pour vendre et où les amitiés sont rares. Mais la jeune femme va faire la connaissance d’Octave Mouret, le directeur du Bonheur des Dames, un homme de conquête qui ne songe qu’à l’expansion de son magasin, à défaut de trouver l’amour. À moins que la rencontre avec Denise ne vienne bouleverser ses croyances ?

Scénariste
Auteur oeuvre originale
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 03 Juin 2020
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Au bonheur des dames
Les notes (1)
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11/06/2020 | Mac Arthur
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L'avatar du posteur Mac Arthur

J’ai été agréablement surpris par la modernité du récit. Emile Zola a beau avoir écrit « Au bonheur des dames » en 1882, la version qu’en donne Agnès Maupré met en évidence tout l’aspect visionnaire de l’écrivain dans sa description des techniques de vente et de leur évolution, mais elle apporte aussi une dimension féministe au récit via une vision assez moderne du personnage de Denise Baudu. C’est bien vu, respectueux du roman d’origine tout en apportant la modernité nécessaire pour qu’un public actuel se passionne pour cette histoire d’amour. Pourtant, il me faut bien l’avouer, l’histoire d’amour qui va naître entre Denise et Octave Mouret n’est, justement, pas de nature à me passionner. Mais le contexte général, lui, m’a énormément plu. A commencer par ce grand magasin dans lequel on retrouve toutes les bases des techniques de vente encore utilisées à ce jour, ce début du consumérisme stupide et aveugle de plus en plus remis en cause dans nos sociétés et qui n’a pourtant jamais été aussi insidieusement présent nous est montré avec légèreté et pertinence. Ensuite, et même si leur histoire d’amour m’a laissé assez indifférent, les deux personnages principaux m’ont plu par leur antagonisme. C’est clairement un beau duo qui porte le récit… mais qui ne serait rien sans une foultitude de seconds rôles qui, chacun, vient l’enrichir de son caractère, de ses convictions, de sa méchanceté gratuite ou de sa bêtise. Et puis, que dire de la colorisation d’Agnès Maupré ? Rien, sinon que je l’ai juste trouvé parfaite pour ce sujet. C’est vif, c’est franc, c’est audacieux et ça fonctionne parfaitement ! Tout l’aspect graphique m’a plu tant il contribue à la modernisation du récit sans en trahir des origines vieilles de près d’un siècle et demi ! En fait, voilà : je trouve que tout fonctionne parfaitement. Alors oui, il faut aimer le genre littéraire (ça reste du Zola) mais dans ce genre c’est vraiment une adaptation réussie, fidèle et moderne à la fois.

11/06/2020 (modifier)