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Seuls sont les indomptés

Note: 3.67/5
(3.67/5 pour 3 avis)

Jack Burns, LE dernier cow-boy, fera chavirer le cœur du lecteur le plus dur !


1946 - 1960 : L'Après-Guerre et le début de la Guerre Froide Adaptations de romans en BD Anarchiste ! [USA] - Les déserts Nord-Américains

Au milieu des années 1950, Jack Burns reste un solitaire, un homme hors du temps. Il s’obstine à parcourir le Nouveau-Mexique à cheval, vit de petits boulots et dort à la belle étoile. Lorsqu’il apprend que son ami Paul vient d’être incarcéré pour avoir refusé de se soumettre à ses obligations militaires, Jack décide de se faire arrêter. Retrouver Paul en prison et s’évader ensemble, tel est son plan. Mais il n’imaginait pas que son évasion déclencherait une traque d’une telle ampleur. Nul ne peut impunément entraver la marche de l’ordre et du progrès.

Scénariste
Auteur oeuvre originale
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 04 Septembre 2019
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Seuls sont les indomptés
Les notes (3)
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28/10/2019 | Mac Arthur
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Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Un bon album quoique je serai moins enthousiaste que les autres posteurs. Oui, le début est moyen. J'ai suivi le personnage principal sans trop savoir où voulait en venir l'auteur, hormis montrer la vie d'un personnage un peu haut en couleurs. Et puis lorsqu'il arrive en prison, on comprend mieux le but du récit, et la seconde partie a plus d'action que la première qui est très lente. J'ai commencé à enfin embarquer dans le récit qui jusque là ne m'avait pas du tout intéressé. Le rythme est bien meilleur, et les motivations du personnage principal sont bien définies. Malgré tout, je n'ai pas réussi à trouver le récit plus passionnant que la moyenne des bandes dessinées, et si la fin est bien faite et émouvante, elle ne m'a trop donné d'émotions. Le dessin est vraiment bon. Vu le peu de textes sur de nombreuses pages et la narration fluide, c'est un album qui se lit bien et plutôt vite pour un récit avec autant de pages.

23/02/2020 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Sarbacane a bien fait les choses pour cet album, avec un papier et une couverture épais. L’album lui-même est relativement épais, mais il se laisse lire très vite finalement. Et ce pour plusieurs raisons. D’abord parce qu’il n’y a pas beaucoup de dialogues, les cases, voire les pages muettes sont nombreuses – mais cela ne nuit pas à la densité de l’histoire. Car c’est là que réside l’essentiel : cette histoire, dont le pitch pourrait tenir sur un bout de papier, se révèle captivante. En tout cas c’est un hymne aux grands espaces, à la liberté (et là le titre est on ne peut plus approprié !). En effet, dans une ambiance western (même si l’intrigue se déroule dans les années d’après-guerre), nous suivons un homme épris de liberté, qui se joue des conventions, de la police et de l’armée. Un individualiste, anarchiste (tendance Stirner si l’on se fie aux informations distillées au compte-goutte sur sa personne). Un « cow-boy » solitaire, mais qui n’a pas de chez lui. Ou plutôt qui est partout chez lui, du moment qu’aucune entrave ne limite ses déplacements, ne contraint sa réflexion. Inadapté à la société américaine du XXème siècle, son existence même, avec tout ce qu’il transporte avec lui de subversion, entraine une sorte de chasse à l’homme contre lui, les flics, l’armée, et quelques imbéciles se jetant à ses trousses (le shérif y participe, mais en retrait, désabusé et étant même l’un des personnages les plus sensés et intéressants du casting). Le fugitif retrouve (je vous laisse découvrir comment) à la fin un type qui a traversé l’album sans que le lecteur ne sache ce qu’il venait y foutre – mais c’est le propre des scénarios intelligents de se ménager une conclusion improbable et de nous la rendre évidente. Le dessin d’Hugo Piette, sans fioriture, usant de couleurs tranchées, convient tout à fait à cette histoire qui, sur un canevas assez simple, une narration elle aussi assez linéaire, réussit son pari de divertir et de mettre en avant des idées fortes. C'est un album à découvrir, c’est certain !

19/01/2020 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Arrivé presque à la fin de l’album, j’ai réalisé qu’il restait un ultime chapitre… et j’ai compris à quel rôle était destiné un personnage dont longtemps on ne comprend pas trop ce qu’il vient faire là… Et là, je me suis dit qu’Edward Abbey, l’auteur du livre dont est adaptée cette bande dessinée, n’était qu’un « p*** de b*** de m*** de l’enc*** de sa race ! », qu’il ne pouvait pas nous faire ça (ni à Jack Burns, son personnage de fiction, ni à moi, simple lecteur) ! Le salaud avait préparé son coup depuis le début et il m’a fallu attendre de voir qu’il restait ce chapitre pour le comprendre !!! Et je ne pouvais m’empêcher de penser « Non ! Pas ça ! Ne lui donne pas ce rôle-là ! Allez ! Sois sympa ! » Mais non, les rôles étaient distribués et l’inéluctable arrive… comme prévu… Et là-dessus, voilà qu’Hugo Piette en rajoute encore une petite couche pour la route et nous gratifie d’une ultime planche qui sonne comme un glas dans un désert navajo… Une page muette qui m’a rendu sourd. J’ai refermé le livre à moitié K.O. C’est pour ça que je lis des bandes dessinées, pour ressentir ce genre d’émotion, d’empathie pour des personnages qui, au départ, ne me semblent pourtant pas spécialement attachants !! Alors, messieurs les auteurs, pour ce pur instant d’émotion : merci ! Pourtant, tout avait commencé assez mollement. Le début du récit ne m’a guère passionné. Je m’attardais alors plus sur le dessin d’Hugo Piette, et sa colorisation qui rend autant hommage au Lucky Luke de Morris qu’à celui de Matthieu Bonhomme. Le personnage principal du récit m’énervait un peu, les événements s’enchaînaient dans un rythme très lent… En fait, je ne voyais pas vraiment où les auteurs voulaient en venir mais le personnage central se construisait peu à peu… Puis vient la seconde partie du récit ! Bordel ! La seconde partie du récit ! Cette chasse à l’homme improbable, où toute la bêtise humaine semble s’être liguée contre Jack Burns et sa soif inextinguible de liberté, qu’est-ce qu’elle est bien foutue. Seuls sont les indomptés est une ode à la liberté mais aussi le triste constat qu’à notre époque les cowboys solitaires n’ont plus vraiment leur place. (Et si je n’ai rien dit du travail de Max de Radiguès, c’est parce que je ne vois pas ce que je pourrais en dire tant cette bande dessinée ne souffre jamais du fait qu’il s’agit d’une adaptation, tant les dialogues sonnent juste, tant le découpage est bon. Il n’y a rien d’exceptionnel, mais simplement une justesse parfaite).

28/10/2019 (modifier)