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Xibalba

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Aventure à l'ancienne, qui rend aussi hommage à l'Aéropostale.


1930 - 1938 : De la Grande Dépression aux prémisces de la Seconde Guerre Mondiale Amérique du sud Aviation Bichromie

1932, l’Aéropostale s’éteint doucement. Au Vénézuela comme ailleurs, les lignes ferment les unes après les autres, malgré l’audace des derniers pilotes… Eddie, l’Américain, et André, le visage balafré, écument les bars, se racontent leurs pays et leurs compagnons disparus: deux têtes brûlées, deux amis. Voler ? la seule chose qu’ils savent faire et, sans doute, leur dernière raison de vivre. Que faire alors lorsque qu’une ethnologue distinguée puis deux jumeaux taciturnes, recherchent les services d’un aviateur ? Décoller encore une fois, toiser les frondaisons, survoler les fleuves verts; et entendre le nom d’une terre magique, perdue au plus profond de la jungle, que les Indiens nomment Xibalba. Porté par une ligne claire moderne et incarnée, modulé par une bichromie éclatante, ce grand récit parle d’amitié et du souvenir des êtres chers. Nourri par Chaland autant qu’Howard Hawks, Simon Roussin confirme livre après livre son immense talent de conteur; il s’enfonce ici dans la psyché de ses personnages pour en faire flamboyer le drame intime et nous emporte avec brio dans une étrange et étourdissante aventure. (Site éditeur)

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 09 Novembre 2018
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Xibalba

15/04/2019 | Noirdésir
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L'avatar du posteur Noirdésir

2024 est une maison d’édition qui sort des sentiers battus à chacune de ses publications et qui fait un superbe travail de mise en lumière d’univers originaux, en les mettant en valeur avec un très beau travail éditorial. Cet album ne déroge pas à la règle. Une présentation soignée, et un papier épais (léger, étrange, mais agréable au toucher, à mi-chemin entre une sorte de « vélin » et un papier buvard). Une bichromie faisant la part belle aux tons orangés (le Noir et des nuances de Gris les soulignant), avec quelques touches au lavis semble-t-il : cette histoire d’aventure est placée sous un éclairage inhabituel. Le dessin de Simon Roussin use d’une sorte de ligne claire revisitée, modernisée pour ce qui est des personnages, avec des décors souvent à peine esquissés, géométrique, créant plus une ambiance d’étrangeté (que l’orangé accentue) qu’un univers détaillé. Si deux ou trois références sont faites à l’album précédent de l’auteur chez le même éditeur, « Prisonnier des glaces », les deux sont indépendants, et celui-ci peut se lire sans avoir lu le précédent. La première partie est une sorte d’hymne en l’honneur de l’Aéropostale, puis l’intrigue bascule – après un accident « coinçant » les protagonistes dans la jungle sud-américaine – dans une sorte de fantastique engourdi. C’est d’ailleurs le principal reproche que je pourrais faire à cet album – qui se lit par ailleurs très agréablement et vite, malgré l’importante pagination – c’est-à-dire une histoire un peu trop diluée, le côté poétique ne compensant pas totalement la lenteur, le manque de rythme de l’ensemble. Une aventure old school, un dessin lui-aussi jonglant entre modernité et vieilles recettes, dans un bel écrin : cet album peut trouver ses amateurs. A vous de voir pour l’achat (tout à fait envisageable).

15/04/2019 (modifier)