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La Venin

Note: 3.63/5
(3.63/5 pour 8 avis)

Emily, fille de prostituée, débarque dans un bled de l'Ouest. Mais ce n'est pas une oie blanche...


1872 - 1899 : de la IIIe république à la fin du XIXe siècle 1900 - 1913 : Du début du XXe siècle aux prémices de la première guerre mondiale [USA] - Les déserts Nord-Américains [USA] - Rocky Mountains States - Les Rocheuses

Emily, nouvelle figure du mythe de l'ouest ! Colorado, Juillet 1900. Emily débarque à Silver Creek, petite ville minière en pleine expansion. Mais la jeune femme est-elle vraiment venue se marier comme elle le prétend ? Rien n'est moins sûr, car dans l'Ouest encore sauvage où les passions se déchaînent et les vengeances sont légion, les apparences sont parfois trompeuses... Et la poudre dicte toujours sa loi ! Surtout lorsque votre passé est plus lourd que la valise que vous traînez. (Site éditeur)

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 09 Janvier 2019
Statut histoire Série en cours 2 tomes parus
Dernière parution : Moins d'un an
Couverture de la série La Venin
Les notes (8)
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30/01/2019 | Noirdésir
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Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

J'aime la façon dont ce western sort des sentiers battus mais pourtant j'y ai moins accroché que je l'espérais. Ce que j'y ai aimé, c'est que ce soit une héroïne et qu'elle n'ait rien de stéréotypé. Ce n'est ni une guerrière impitoyable, ni une belle femme sans reproche qui motive les hommes à la suivre dans son combat pour la justice, ni une femme fatale manipulatrice. C'est certes la fille d'une prostituée avec une vengeance à l'esprit mais ses motivations sont complexes. Et à une certaine aisance avec les armes, elle associe une affection pour les citations littéraires, une capacité à accepter de se prostituer s'il le faut et un mélange entre une force de caractère la rendant capable de se battre contre un homme et une faiblesse plus réaliste qui fait qu'elle est loin de l'invulnérable combattante qu'on trouve dans des récits plus basiques. J'ai aussi aimé le cadre. On sent que l'auteur avait envie de montrer les Etats-Unis tels qu'ils étaient vraiment à l'époque et pas le cliché des déserts et du patelin paumé de Far-West. Entre les flash-back sur l'enfance de l'héroïne et l'aventure au cœur du récit, le lecteur va voyager d'Est en Ouest et du Nord au Sud du pays. On y verra les bordels de la Nouvelle-Orléans, les universités huppées de la Côte Est, les bourgades de province du Colorado, les réserves indiennes et les déserts du Nord du Texas, la côte texane du Golfe du Mexique et bien sûr les voies de chemin de fer et autres bateaux à vapeur qui relient tout ça. Et l'auteur amène régulièrement des informations et objets rappelant que l'action principale se déroule non pas à l'époque reculée des premiers cow-boys mais bien en 1900, alors que les Etats-Unis entrent dans l'ère moderne du 20e siècle. Le tout est mis en image avec réussite, dans un style graphique qui me plait et qui soigne autant les personnages que les décors et la mise en scène. Du coup, pourquoi n'ai-je que moyennement accroché ? Parce que j'ai eu un peu de mal avec le rythme du récit. J'aurais pu louer la densité de l'album et le fait qu'il s'y déroule beaucoup de choses, mais les scènes se succèdent avec un certain manque de liant et d'accroche qui donne l'impression de sauter d'une péripétie à la suivante au point d'en venir à les confondre dans un ensemble légèrement indigeste. Pour donner un exemple, une fois ma lecture du premier tome terminée, j'ai revu la carte qu'il propose dans les pages de garde et j'ai dû revenir en arrière pour me souvenir de ce qu'il s'était passé à tel ou tel endroit parce que j'avais fini par un peu tout mélanger. Ça donne l'impression que l'auteur avait un peu trop d'idées et qu'il a essayées de toutes les coller dans une même histoire plutôt que de se focaliser sur quelques-unes seulement et leur donner davantage de force et d'émotion. Ça ne m'empêchera pas pour autant de lire la suite car j'ai tout de même bien apprécié cette lecture. Et il suffirait que le ou les tomes suivants soient un peu mieux structurés tout en gardant la même originalité et la même qualité du dessin pour que je remonte ma note et mon opinion.

12/12/2019 (modifier)
Par Ju
Note: 4/5
L'avatar du posteur Ju

J'aime les westerns, et celui-ci remplit son office haut la main. Nous suivons donc Emily, en quête de vengeance et qui n'a pas froid aux yeux. Elle use de tous les stratagèmes et charmes pour arriver à son but. Et la demoiselle n'a rien à envier aux plus durs à cuire des héros de l'ouest. Histoire douloureuse, habileté aux armes, sang froid, bref, obstination. Bref, Emily est un très bon héros de western, au point qu'elle en est presque un stéréotype. Car effectivement, je rejoins les avis précédents, il n'y a rien de très original, ni dans l'histoire en elle même ni dans son déroulé, mis à part que le héros est une femme. Mais, ma foi, pour l'instant, cela suffit. Le fait que l'on ait une héroïne et pas un héros me suffit pour différencier cette bd d'autres du même genre que je juge moins abouties. Il faut dire que toute l'histoire tient la route, les personnages secondaires sont très complets et très intéressants, je pense notamment aux détectives de Pinkerton, qui sont exactement ce qu'on peut attendre d'eux pour l'instant : sûrs de leur fait, arrogants, classes et impressionnants. A noter que comme dans Face au mur, du même Laurent Astier, on a droit à une petite documentation en fin de livre, avec des articles de journaux, des commentaires d'Astier lui même. Je trouve ça assez intéressant car d'une part on peut encore mieux se plonger dans le récit, et d'autre part ça montre que Astier s'est vraiment documenté et a pris le temps de nous écrire une histoire intéressante et qui soit captivante. Ça se ressent quand on lit l'histoire. Un western classique oui, mais un western de qualité. Et le trait d'Astier ne vient rien gâcher, au contraire. Le dessin se prête parfaitement au récit, le visage d'Emily change un peu selon qu'elle est en colère ou en train de séduire, mais ce n'est pas bien grave. Au moins, on ressent bien les émotions des personnages. Les décors sont très corrects, l'atmosphère du grand ouest est parfaitement retranscrite. Pour l'instant, c'est du tout bon, en attendant la suite, et en espérant que celle-ci restera dans la même veine.

07/11/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Pour faire un bon western, il faut (dans le désordre) : - Des fusillades ; - Des saloons ; - Des prostituées ; - Des poursuites à cheval ; - Des cow-boy ; - Des indiens ; - Des règlements de compte ; - Des marshalls ou des sherifs ; - Des rails sur la plaine ; - Des scénarios construits sur des concepts simples (une vengeance, par exemple). En un tome, la venin nous offre déjà tout ça ! On aurait pu craindre l’overdose de classicisme mais Laurent Astier parvient à apporter quelques notes de modernité dans ce scénario fondamentalement peu original pour le genre. Le résultat ? Un premier tome qui se lit avec plaisir, bien illustré dans un style lisible et lumineux (et classique, mais faut-il le préciser ?) Très certainement pas un western qui va révolutionner le genre mais si vous avez envie de lire un récit respectueux de cet univers et de ses codes (d’après les années 50 car les indiens ici ne sont pas de fielleux sauvages assoiffés de haine et de sang), cette série est faite pour vous.

14/10/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Malgré le fait que ce western récupère pas mal de stéréotypes du genre, je le trouve intéressant et suffisamment intriguant avec sa narration entrecoupée de flashbacks laissant voir l'enfance de cette gamine dans un bordel qui une fois adulte, se rend dans un patelin de l'Ouest pour y semer la pagaille en faisant parler la poudre et en cachant bien son jeu. Apparemment, l'héroïne surnommée la Venin par un scout Apache, traine un lourd passé, et visiblement c'est une histoire de vengeance. Ce thème est tellement éculé dans le western que Laurent Astier devra faire preuve d'une grosse dose d'originalité pour surprendre. J'ai envie de voir cette évolution parce que ce premier album démarre bien en plantant le décor et les personnages, on devine un truc pas catholique sous les motivations d'Emily, ça laisse augurer quelque chose d'intéressant, surtout que ce western a de bons atouts : - un coin perdu du Colorado - une action située en 1900, début du 20ème siècle où l'Ouest entre en mutation - une héroïne de caractère très badass sous de beaux atours - les péripéties sont déjà captivantes pour un premier album, ça va très vite, puisque ça commence dans un bordel, puis on arrive à Silver Creek, il y a un meurtre puis une traque et on aboutit dans une réserve Comanche... - ça mélange le fictif et le réel, ben oui, on parle de Butch Cassidy, du Wild Bunch, de Geronimo, de Quanah Parker, de Tom Horn et de Charlie Siringo et du Sundance (personnage évoqué dans un autre western chez Glénat Sundance), sans compter les gars de chez Pinkerton... tous ces gens ont vraiment existé. Le seul ennui, c'est qu'il va falloir encore se farcir 5 albums et attendre. Ce qui compte, c'est que la Bd est construite autour d'un personnage solitaire de femme charismatique et que ça donne envie d'en savoir plus. Le dessin d'Astier, je m'en méfiais avant d'ouvrir cette Bd, car j'avais conservé un souvenir plus que mitigé avec Cirk, mais ensuite, Comment faire fortune en juin 40 m'a un peu rassuré, son dessin s'est amélioré, même si je trouve encore ça et là un petit aspect hésitant, comme si le trait n'était pas fignolé, surtout sur certains visages (le petit vieux du début), mais je chipote sans doute, il y a de belles images de ville et de désert, et le dessin a un petit air de Ralph Meyer, donc c'est pas mal.

20/08/2019 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Tiens, un autre western, mais cette fois-ci c'est non seulement une femme, mais aussi la fille d'une prostituée ! C'est assez original, mais le développement du scénario l'est moins. En effet, même si pour le moment l'auteur n'a pas donné tous les indices pour expliquer les motivations de la jeune femme, les flashbacks qu'il montre dans l'album m'ont donné l'impression de comprendre ses actions. J'espère que l'auteur va me surprendre dans la suite et puis il ne donne pas tous les détails car il y a encore des zones d'ombres dans sa vie. J'ai donc envie de lire la suite même si pour l'instant je ne considère pas que la série soit un incontournable, c'est un bon divertissement du moment qu'on aime les westerns. Le dessin est bien fait et je le trouve très dynamique.

03/08/2019 (modifier)
Par herve
Note: 4/5
L'avatar du posteur herve

Cet album renoue avec le western style Wayne Redlake ou Trio Grande, albums qui figurent au panthéon de mes lectures. Avec "la Venin" Laurent Astier nous offre un premier volume intéressant à plus d'un titre. En prenant Emily comme une héroïne assez particulière, l'auteur a le loisir de la laisser évoluer dans un univers très masculin (saloon, bordel, fort...)Bref, tout les stéréotypes du western défilent dans ce premier opus sans autant en alourdir la lecture (on y croise même des indiens !), Pas mal de clins d’œil dans ce volume (Blueberry entre autre)ponctuent la lecture de cet opus. Même si je n'ai pas eu trop de surprise à la lecture du scénario, j'ai été emballé par ce récit, qui grâce à ses flash back, est assez intriguant. Mais, il faut avouer que le dessin de Laurent Astier est parfaitement adapté à ce type d'aventure. Il est dynamique (grâce à un découpage souvent original),expressif, précis, bref un superbe dessin au bénéfice d'une histoire qui nous tient en haleine sur 62 pages.

17/06/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

J'ai toujours eu un faible pour les femmes de caractère qui ne font pas dans la concession. J'adore la vénin même si elle va provoquer un déluge de feu dans une paisible bourgade américaine en l'an 1900. Il s'agit d'une vengeance dont on ne connaît pas encore tous les aboutissants mais cela viendra. En effet, l'histoire oscille entre son passé de jeune fille dont la mère était prostituée dans un saloon et 13 ans après où elle revient pour régler ses comptes au gouverneur de l'Arizona. J'avoue avoir passé un agréable moment de lecture même s'il n'y a rien de vraiment nouveau sous le soleil. Au final, un bon premier tome qui inaugure d'un bon western dans la plus pure tradition de l'Ouest. Dessin et mise en scène sont au rendez-vous pour une bonne série.

19/05/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Les westerns reviennent à la mode si l’on en croit les nombreuses sorties récentes, et cela devient difficile de faire son trou, et de faire preuve d’originalité, dans un genre très balisé. Mais Laurent Astier – ici seul en piste – s’en tire plutôt bien, même s’il aurait pu faire sans doute plus original. La touche d’originalité se trouve essentiellement dans la qualité du héros, qui est une héroïne, Emily ! Jolie, très cultivée (elle se balade avec des livres dans ses bagages, et cite des poètes) et surtout disposant d’une personnalité forte – dont on découvre les fondations à coups de flash-back sur sa jeunesse. Cet album plante le décor donc, nous présente une belle héroïne, et laisse planer quelques suspens quant à ses motivations – même si l’on devine une histoire de vengeance. A noter que l’arrivée d’Emily dans un bled paumé de l’ouest est clairement inspirée de l’entrée en scène de Claudia Cardinale dans « Il était une fois dans l’Ouest » (mêmes scènes, mêmes circonstances, etc.). Un clin d’œil amusant. Toujours est-il que ce tome inaugural remplit bien son rôle, et donne envie de suivre cette pétroleuse (comme tous ceux qui sont à ses trousses en fin d’album), pour mieux en découvrir les charmes (comme la belle et vicieuse Margot dans L'Homme qui n'aimait pas les armes à feu ?) et les motivations. Une série à suivre donc. Note réelle 3,5/5.

30/01/2019 (modifier)