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Spirou - L'espoir malgré tout

Note: 3.57/5
(3.57/5 pour 7 avis)

Cette grande oeuvre (330 pages en 4 volumes) est un véritable roman mêlant action, humour, vérités historiques et réflexions philosophiques.


1939 - 1945 : La Seconde Guerre Mondiale L'univers de Spirou et Fantasio Les Roux !

Janvier 1940. Un hiver particulièrement rude s'est abattu sur Bruxelles. Alors que tout le monde attend avec appréhension l'arrivée imminente de la guerre, Fantasio s'est engagé dans l'armée belge. Dans la forteresse d'Ében-Émael, il est impatient d'en découdre et ne doute pas une seconde que les armées française et britannique écraseront l'armée allemande... Quant à Spirou, il est toujours groom et continue de vivre le plus normalement possible. Sa rencontre avec Felix, un peintre juif allemand dont les nazis ont jugé l'oeuvre "dégénérée", et Felka, sa femme, va lui faire découvrir la "question juive" et la complexité de la situation internationale. Quand la guerre éclate, Fantasio cherche à servir la patrie le plus héroïquement possible. Spirou, lui, essaye de comprendre la complexité de la situation à travers des rencontres avec des personnages profondément humains et tente de se rendre utile en étant fidèle à ses valeurs. Texte: L'éditeur

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 05 Octobre 2018
Statut histoire Série en cours (prévue en 4 tomes) 2 tomes parus
Dernière parution : Moins d'un an
Couverture de la série Spirou - L'espoir malgré tout
Les notes (7)
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08/01/2019 | Gaston
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Par grogro
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur grogro

Bon, de base, je suis un inconditionnel d'Emile Bravo. Je le suis depuis les premiers tomes des 7 Ours Nains, un régal pour les petits et leur papa. Oui, je le dis : Emile Bravo est un génie ! Mais avant de poursuivre, je précise que je parlerai ici pour les deux tomes de L'espoir Malgré Tout dont je viens tout juste de terminer la lecture. Au commencement, il y a son dessin. Celui-ci s'inscrit parfaitement dans la tradition Ligne Claire, mais avec un petit je-ne-sais-quoi en plus. C'est indéfinissable. Je cherche encore pour tout dire, et je crois que j'aime ce petit mystère. Peut-être la précision du trait, cette capacité à saisir des poses, des attitudes, et toute une foule de détails qui confèrent une profondeur incroyable aux scènes représentées... Et puis il y a le scénario, et là, bravo Bravo ! (ok j'arrête !). C'est touffu. On s'embarque pour une vraie aventure au long court. On a le temps de s'attacher aux personnages, d'en découvrir les humeurs changeantes, de vivre avec eux, tout simplement. Perso, je kiffe bien ça... Emile ne se contente pas de produire "un scénario de Spirou" bien encrer (j'ai dit que j'arrêtais) dans l'esprit des premiers albums, il y incorpore un background historique riche à souhait. Déjà avec la série animée Les Grandes Grandes Vacances, il m'avait bien scotché, mais là, on y est ! Le climat de suspicion, la tension, la schizophrénie ambiante amenant certains personnages à se compromettre, à mentir, à collaborer... Ce qui est parfaitement incarné par le personnage de Fantasio, imbécile heureux, inconséquent et superficiel (mais touchant et drôle), qui va peu à peu retomber sur terre et se trouver bien obligé de regarder la réalité en face avant de finalement "prendre parti". De manière général, les personnages sont multiples, profonds. Ils évoluent au fil de l'histoire et ça, ce qui est même plutôt rare, surtout parce qu'ils sont mis face à des situations complexes comme à la dure réalité. Et là, Emile Bravo n'édulcore (presque) rien. Parmi les nombreuses surprises que réserve la lecture des ces deux premiers tomes, on découvre une petite chose inédite : la sexualité embryonnaire de notre Spirou, déjà intrépide mais encore un brin candide. Quelle petit bonheur de voir ce grand couillon de Fantasio le chambrer sur son statut de puceau !... Cette bande dessinée me fait furieusement regretter de ne pas être prof d'Histoire. Franchement, je la filerais à lire aux gamins sans un soupçon d'hésitation. J'ai pas mal lu sur la Deuxième Guerre Mondiale. Et puis j'ai eu la chance que mon paternel, qui a connu cette époque (il avait 8 ans au début de la guerre), me raconte longuement les anecdotes de son petit village. C'est un sujet que je connais donc plutôt bien. Et bien je suis comblé. Tout ce qui constitue l'horreur d'une situation de guerre et d'occupation est là, ce qui permet d'en appréhender toutes les facettes, aussi noires soient-elles, sans avoir la rigidité d'un manuel scolaire. On y apprend beaucoup sur l'Histoire et la nature humaine. L'Espoir Malgré Tout réussit le pari non seulement de redonner corps à un héros quasi légendaire de l'Histoire de la BD, mais de lui servir une assise solide sur un plateau d'argent. J'avais déjà bien aimé Le Journal d'un Ingénu, mais ces deux tomes ont comblé toutes mes attentes et bien d'avantage. La fin du tome 2 m'a carrément laissé le souffle court, et moi qui suis d'ordinaire d'un naturel assez flegmatique, je me surprends à piaffer d'impatience. Aussi, je n'aurai qu'un conseil à vous donner : si vous avez raté cette Bande-dessinée, n'hésitez pas à, si j'ose dire, "prendre le train en marche"...

28/03/2020 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

J’ai beaucoup aimé « Le journal d’un ingénu », avec lequel Emile Bravo a rejoint la confrérie des auteurs chargés d’enrichir et de maintenir vivant l’univers de Spirou. Bravo se plaçant dès ce moment comme un de ceux qui ont le mieux su s’approprier cet univers, tout en lui donnant une touche personnelle. Bref, c’est avec un a priori très favorable que je me suis lancé dans la lecture de cette nouvelle contribution à ce « mythe » de la Bande dessinée franco-belge. J’ai lu pour le moment les deux premiers tomes, qui dans mon esprit sont la suite du « Journal d’un ingénu », puisque, si cela peut se lire de façon indépendante, reprennent bien les mêmes personnages et situations, dans la suite temporelle – par exemple Spirou cherche des nouvelles de la jeune fille dont il est amoureux et qu’il a connue dans « Le journal d’un ingénu » (je considère que cela forme une seule et même série – et je recommande de le lire avant d’entamer celle-ci). Toujours est-il que dès l’album « Un mauvais départ », la légèreté, l’humour, qui agrémentent d’habitude la série, sont mis en retrait, au profit d’une gravité inhabituelle dans cet univers – le contexte est évidemment pesant, puisque nous sommes dans les premiers temps de la seconde guerre mondiale, la Belgique étant attaquée puis envahie par les Allemands. Même si le personnage de Fantasio, gaffeur, égoïste, inconséquent (voire inconscient !), velléitaire et pas très futé, apporte quand même un peu de fraicheur (voir, entre autre, son entretien avec le directeur d’un journal collaborationniste…). Je trouve que l’inadaptation de Fantasio à son monde passe mieux (en aérant une situation de plus en plus pesante, au fur et à mesure que l’occupation allemande se fait sentir, dans « Un peu plus loin vers l’horreur », même si à partir du milieu de ce tome il gagne un peu en maturité, dans une « conversion » à la résistance au mobile obscure) que la trop grande gentillesse et/ou naïveté de Spirou, parfois à la limite de la caricature et de l’agacement. Comme pour la fin de l'album précédent, ce deuxième tome se conclut par un départ surprenant, et angoissant... Toujours est-il que la lecture de ces deux albums se révèle agréable (même si j’ai préféré « Le journal d’un ingénu). C’est assez dense (il y a beaucoup de cases et de texte !), mais fluide, le dessin d’Emile Bravo y étant pour beaucoup. Note réelle 3,5/5.

17/03/2020 (modifier)
Par iannick
Note: 3/5
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C’est en souvenir de ma lecture du « Journal d’un ingénu » que je me suis procuré les deux premiers tomes de la nouvelle série d’Emile Bravo toujours basée sur les aventures de Spirou avant et pendant la seconde guerre mondiale : « L’espoir malgré tout ». Il n’est pas nécessaire de lire le « Journal d’un ingénu » avant de découvrir « L’espoir malgré tout ». Alors que dire de cette nouvelle série ? Dans le premier tome, j’avoue avoir eu du mal à supporter les pitreries de Fantasio, son comportement m’est apparu complètement indigne d’un adulte. Je suppose que le choix d’Emile Bravo de rendre ce personnage imbuvable est assumé mais fallait-il le rendre à ce point-là immature et insupportable ? Je ne le pense pas d’autant plus qu’il y a une rupture – à mon avis- très (trop) brutale entre le Fantasio du premier et celui du deuxième tome de « L’espoir malgré tout » même si le fait qu’il ait rencontré un autre personnage peut expliquer le pourquoi. Heureusement que l’auteur n’ait pas infligé ce genre de traitement à Spirou, c’est à la limite grâce à ce protagoniste et notamment le fait que l’histoire nous fait vraiment découvrir petit à petit l’occupation allemande en Belgique que j’ai eu l’envie de suivre cette histoire. En conclusion, à la fin du second tome, je suis vraiment curieux de voir comment Emile Bravo va faire évoluer son récit d’autant plus que la suite des aventures de Spirou n’apparaît pas réjouissante ! En tout cas, je salue l’initiative de l’auteur de nous raconter le développement du comportement du peuple belge (du moins, selon le point de vue d’Emilie Bravo) pendant la seconde guerre mondiale. Graphiquement, j’aime le style d’Emile Bravo. En fait, ce que j’apprécie le plus chez cet auteur, c’est sa façon de rendre très fluide la narration. Avec cette auteur, il n’y a –à mon avis- aucune appréhension liée à une incompréhension des séquences à craindre. Il est clair que sans mon achat simultané des deux tomes (publiés à ce jour), je n’aurais pas eu une grande motivation à suivre les nouvelles péripéties de Spirou et Fantasio. En effet, le premier album m’est un peu tombé des mains à cause du comportement vraiment déplaisant de Fantasio. Le deuxième tome m’est donc apparu plus agréable que le premier et son dénouement tragique me titille la curiosité sur la suite des aventures de Spirou. J’y ai apprécié qu’Emile Bravo ait centré l’action à travers les péripéties de ces protagonistes sur l’occupation de la Belgique par les allemands pendant la seconde guerre mondiale. A voir donc comment va évoluer cette histoire…

13/01/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Je tiens à préciser que j'ai lu les 2 volumes existants à ce jour sur les 4 de prévus après également avoir lu le journal d'un ingénu qui est véritablement le point de départ. C'est une histoire de Spirou qui se passe durant la Seconde Guerre Mondiale au moment de la débâcle en Belgique et de l'occupation nazie. Je dois bien avouer que j'ai été surpris de la tournure prise par les aventures de Spirou et Fantasio qui se détachent de la légèreté pour aborder des questions plus sombres, plus adultes, plus complexes. Il est vrai que ce n'est pas pour me déplaire. On évoque par exemple le sort des enfants juifs dans la seconde partie. Il y a tout d'abord une bonne reconstitution de cette époque trouble où il faudra choisir son camp. J'ai aimé également les nuances que fait l'auteur qui ne tombe pas dans le manichéisme. Les bons sont faibles et les méchants peuvent faire preuve de gentillesse. Il y avait également des naïfs durant ces temps-là comme Fantasio qui cède aux chants de la propagande nazie. Au final, on observe une dénonciation mais sans prendre trop parti. A noter également que le personnage de Spirou a été créé en 1938. On revient donc aux origines. Je regrette juste la longueur de certains passages. Cela reste malgré tout assez distrayant et accrocheur. Il y a de la subtilité et de l'intelligence dans l'écriture du scénario. Encore une fois, c'est une bonne idée que cet espoir malgré tout. Bref, une certaine réussite à laquelle j'adhère.

11/11/2019 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
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L'Espoir malgré tout est une bonne bande dessinée et une suite cohérente au très bon album "Le journal d'un ingénu". Pourtant je l'ai moins appréciée que ce dernier. L'intrigue place Spirou et Fantasio, respectivement adolescent et jeune homme, dans le cadre de la seconde guerre mondiale en Belgique et peut-être au-delà de ses frontières par la suite. On y suit le jeune Spirou encore tout secoué et amoureux de sa rencontre avec la jeune Kassandra, inquiet de ce qu'elle a pu devenir après avoir été renvoyée dans l'Allemagne nazie alors qu'elle est juive et son père communiste. Mais alors qu'il désespère d'obtenir de ses nouvelles, c'est la guerre qui s'invite à Bruxelles et le force à fuir tout d'abord avec son ami Fantasio, puis à s'adapter au contexte étrange de la Belgique occupée. Malgré quelques tentatives de légèreté et d'humour avec le comportement extravagant de Fantasio et quelques naïvetés de Spirou, c'est une histoire que j'ai trouvée nettement plus sérieuse que celle du Journal d'un ingénu. On est parfois à la limite du pur récit historique voire même de la fable moralisatrice quand on voit les leçons de morale justement apportées au cours de nombreux dialogues au fil des rencontres de notre héros. C'est instructif, c'est plein d'informations judicieuses et d'une philosophie pleine de sagesse, mais ce n'est pas bien drôle. D'autant que je n'ai pas accroché aux gags liés à Fantasio qui y joue pour moi un personnage plus agaçant qu'attachant. Sans parler du comportement de Spirou, certes conforme à sa devise "Spirou ami, partout, toujours" mais qui est parfois un peu pénible de bien-pensance, même si ce n'est heureusement pas trop appuyé car on le voit souvent réaliser de lui-même qu'il est loin de tout comprendre et tout maîtriser. Voilà, j'ai indiqué là les reproches qui font que j'ai moins apprécié le début de cette série que le Journal d'un ingénu. Mais ça n'en fait pas moins une bonne bande dessinée et une plaisante lecture. Le dessin d'Emile Bravo est toujours aussi agréable. Et si je ne suis pas très fan de son Fantasio (car je n'étais déjà pas très fan de celui de Jijé), je trouve son dessin de Spirou très bon. Et d'ailleurs j'ai beaucoup aimé le passage où il est habillé façon Tintin. Si l'histoire ne m'a pas complètement accroché, elle est quand même intelligente et pleine de bonnes idées et de bons personnages secondaires. Et puis elle est bien racontée. Alors peut-être que je rehausserai ma note si la suite offre une intrigue un peu plus posée et plus captivante.

23/01/2019 (modifier)
Par herve
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
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Dix ans après "le journal d'un ingénu", Emile Bravo nous revient avec ce premier volume d'une tragicomédie humaniste prévue en quatre volumes. J'avais un peu peur, avant de lire cet opus, de faire une overdose d'un Spirou chez les Allemands après l'album de Bravo et celui de Schwartz & Yann, qui datent certes, mais j'avoue avoir cessé d'acheter la série mère et ses dérivés '"Spirou, vu par..." depuis quelques années vu la médiocrité des albums édités. Avec "L'espoir malgré tout", j'ai eu l'agréable surprise de retrouver un Spirou comme je l'aime: intrépide, souvent naïf (son discours pacifiste est parfois trop appuyé par E. Bravo) mais surtout l'auteur nous a dépeint ici un Fantasio fantasque, roublard, lâche et fuyant qui prend littéralement le dessus sur son compère dans cet opus. Sacré personnage que ce Fantasio qui est capable d'adopter toutes les postures pour arriver à ses fins! Emile Bravo a, de ce point de vue, réussi à faire d'un personnage secondaire un personnage incontournable de cette aventure (la dernière page le prouve). Emile Bravo, à travers cet album, n'a de cesse de rendre hommage ouvertement aux auteurs de la ligne claire, notamment à Hergé avec un Spirou déguisé en Tintin. J'ai adoré cet album qui balaye à la fois la seconde guerre mondiale, l'histoire de la Belgique avec son exode, son occupation ("le Soir volé"), ses antagonismes entre Wallons et Flamands, mais aussi ses héros anonymes comme le père Anselme et les amours de jeunesse. Un récit dense, riche et passionnant que nous offre là un Emile Bravo, en très grande forme. J'ajoute que le dessin est excellent. Très bonne lecture.

08/01/2019 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

2.5 J'avais adoré le one-shot d'Émile Bravo, mais je ne pensais pas que faire une suite était nécessaire et ce n'est pas ce premier tome qui va me convaincre du contraire. Il se laisse lire et il y a des bonnes scènes, mais je n'ai pas retrouvé la magie du Journal d'un ingénu. Il faut dire qu'au lieu d'un one-shot, on a droit à une série de 4 tomes qui vont faire 330 pages et ce que je viens de lire ressemble à une longue introduction. Spirou n'est qu'un spectateur qui ne fait que subir les événements de la seconde guerre mondiale et il se promène de droite à gauche sans rien faire. Comme l’indique l'éditeur, il y a effectivement des réflexions philosophiques dans l'album. On voit plusieurs personnages faire des réflexions sur la situation politique et si ça ne me dérangeait pas au début, à la fin j'en avais un peu marre et je voulais que Spirou parte enfin à l'aventure ! Ah oui il y aussi l'humour dont la plupart vient de Fantasio qui est tellement débile qu'il devient chiant. Même Gaston Lagaffe trouverait ce Fantasio là chiant et lui collerait son poing sur la figure. Déjà que je n'avais pas aimé que Bravo fasse de Fantasio le responsable du déclenchement de la seconde guerre mondiale, il continue de le montrer comme un débile fini et vu qu'à la fin de l'album il part en Allemagne, je crains le nombre de conneries qu'il va faire là-bas. Au final, un album qui se laisse lire, mais qui a trop de défauts pour que je le trouve passionnant à lire. J'espère que la suite va être mieux.

08/01/2019 (modifier)