Calfboy

Note: 3/5
(3/5 pour 3 avis)

Les aventures d'un bandit qui doit retrouver le butin qu'il a enterré lorsqu'il était saoul.


Le western (pour de rire)

Chris Birden a un problème, il ne se rappelle plus trop où il a enterré le butin de leur dernier braquage de train. Il promet à son frère de retrouver l’argent en trois jours, ce qui semble à première vue facile à réaliser. Mais la rencontre d’un orphelin, d’une voleuse de chevaux et de quelques indiens compliquera un peu les choses… Texte: L'éditeur

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 04 Octobre 2018
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Calfboy
Les notes (3)
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11/12/2018 | Gaston
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Par Erik
Note: 3/5
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Les cases sont certes petites mais l'auteur a évité de les charger trop inutilement. Il mise tout sur les dialogues qui se doivent d'être percutants pour amener la chute. Nous avons là un western assez loufoque basé sur une certaine forme d'humour assez corrosive avec plein de bons mots. Beaucoup de second degré également. A noter que j'ai quand même bien aimé le découpage car certains décors apparaissent dans leur globalité une fois les 12 cases assemblées sur une page. C'est de la bonne mise en scène avec une belle maîtrise graphique. A noter que tous les codes du genre seront exploités et parfois détournés en dérision. Au final, une comédie western un peu amusante et très décalée. Cela m'a fait penser à Gus de Christophe Blain que je n'avais pas trop aimé. Cependant, cela m'a semblé un peu plus abouti.

05/05/2019 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 3/5
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Avec ce western loufoque, Rémi Farnos, remarqué comme « Jeune talent » lors du FIBD 2014, en est à sa troisième publication, cette fois sous les auspices de l’éditeur québécois La Pastèque. Dans un style qui n’est pas sans rappeler Lewis Trondheim, le jeune auteur, nantais d’adoption, se distingue surtout par un choix de mise en page original et peu pratiqué dans la BD. Comme pour ses œuvres précédentes qui elles s’adressaient à un public « jeunesse » - Thomas & Manon (Editions Polystyrène) et Alcibiade (La Joie de Lire) -, Rémi Farnos joue avec notre rapport à l’espace, dans une démarche qui s’inspire de l’Oubapo, le fameux Ouvroir de bande dessinée potentielle initié par l’Association dans les années 90. Sa spécificité : déstructurer la lecture habituelle de gauche à droite pour en multiplier les sens : de haut en bas, en diagonale, voire de droite à gauche… Comme si les cases, devenues secondaires, avaient été insérées sur la planche une fois le dessin terminé. Ainsi, si une planche représente un paysage dans son intégralité, seuls les personnages, extrêmement minimalistes en comparaison, sont répétés dans des postures différentes, évoluant sur trois ou quatre cases de la page avec pour fonction d’être le fil conducteur de l’histoire. Cela fonctionne parfaitement et le lecteur prend un vrai plaisir à suivre l’histoire de ces deux cow-boys de pacotille, pas vraiment faits pour le job. Car heureusement, Farnos a la bonne idée d’employer sa technique avec modération, évitant d’en faire un gimmick systématique qui risquerait de lasser. Au contraire, il sait doser ses effets et ménager la surprise. Et c’est bien lorsqu’on réalise, sans forcément s’y attendre, que les cases s’ouvrent soudainement sur une vue panoramique, qu’on ressent une joie quasi enfantine… Et quoi de plus naturel de jouer avec l’espace quand l’histoire se déroule dans les grands « espaces » du Far West ? Du coup, ce n’est pas par hasard si les deux ouvrages précédents s’adressaient aux enfants, l’un deux, Thomas et Manon, se présentant d’ailleurs sous forme de livre-objet incluant des cartes à jouer, à l’aide desquelles le gosse prend part à l’histoire ! Ouvroir, vous avez dit « ouvroir » ? Remi Farnos est donc un ouvreur d’espace mais pas seulement. Il s’amuse également avec le temps (l’espace étant intimement lié au temps comme on le sait…), avec un récit qui se termine de façon très drôle comme il a commencé… et peut ainsi se lire à l’infini… On ne s’appesantira pas sur le scénario de « Calfboy », qui tout en étant simple et fluide, ne comporte pas un réel intérêt. L’auteur joue davantage sur l’absurdité des situations et démonte scrupuleusement le mythe de l’outlaw, transformé ici en pied nickelé , incapable de se rappeler où il a enterré le butin de ses forfaits un soir de beuverie, juste bon à se faire voler son cheval par une fillette… On n’est pas tordu de rire mais on aura passé un bon moment, surtout par le côté ludique de la mise en page. Au final, c’est avec intérêt que l’on suivra désormais Rémi Farnos, dont l’esprit créatif sur le plan visuel semble être la marque de fabrique.

01/05/2019 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

2.5 Un western un peu atypique. Le héros est en fait un voleur qui a promis à son frère de retrouver leur dernier butin qu'il a malencontreusement enterré lorsqu'il était saoul et donc il ne se souvient pas de l'endroit où il l'a enterré. Durant sa quête, il va faire plusieurs rencontres et il va vivre plusieurs péripéties parce que, sinon, il n'y aurait rien à raconter. J'ai été déboussolé par la mise en scène de cette BD. En effet, il n'y a pas de personnages en gros plans et en plus la plupart des cases sont petites. Il y a quelques jolis effets, comme la page 40, mais globalement je trouvais que la narration manquait de dynamisme et d'émotions. Les personnages m'ont toujours paru distants et je ne me suis pas trop attaché à eux. L'histoire se laisse lire et il y a des moments sympathiques, mais je n'ai pas trouvé que c'était mémorable et l'humour présent dans l'ouvrage m'a fait un peu sourire sans plus.

11/12/2018 (modifier)