Amour, Djihad & RTT
Parodie de vie professionnelle et d'engagement djihadiste.
BD minimaliste Monde de l'entreprise Terrorisme
Amour, Djihad & RTT est une plongée loufoque dans le monde du travail à l’heure du terrorisme, lorsque deux mondes a priori totalement différents se rencontrent dans leurs aspects les plus absurdes. La vie s’écoule paisiblement au sein de l’administration départementale. Mais quand Kowalsky s’autoradicalise en regardant des vidéos sur Internet, la routine fait place au chaos. Quelles sont ses revendications ? Va-t-il mettre ses menaces à exécution ? Les heures supplémentaires lors d’une prise d’otage peuvent-elles être récupérées en RTT ? Le premier thriller d’entreprise à mourir de rire ! (site éditeur)
| Scénario | |
| Dessin | |
|
Editeur
/
Collection
|
|
|
Genre
/
Public
/
Type
|
|
| Date de parution | 19 Septembre 2018 |
| Statut histoire | Strips - gags 1 tome paru |
Les avis
Cette BD mélange satire du monde du travail, radicalisation, médias et culture d'entreprise à travers une suite de strips absurdes autour d'un employé qui se radicalise et prend son administration en otage. Le principe pouvait être drôle, surtout dans le parallèle entre novlangue managériale et discours extrémiste, mais je n'ai jamais trouvé ça drôle. L'humour repose surtout sur une accumulation de situations volontairement débiles, de dialogues absurdes et de caricatures très appuyées. Quelques idées amusent légèrement au début, puis le concept tourne très vite en rond. L'album cherche à se moquer à la fois des open spaces, des RH, des médias, de la radicalisation et du climat sécuritaire, mais tout est traité de manière tellement lourde et outrancière que la satire ne m'a jamais vraiment atteint. J'ai surtout eu l'impression de lire une succession de gags forcés et redondants plutôt qu'une véritable comédie mordante. Le dessin minimaliste de Marc Dubuisson fonctionne correctement avec ce type d'humour, mais cela reste une lecture qui m'a surtout laissé une impression de lourdeur.
Marc Dubuisson s’était déjà attaqué au monde de l’entreprise, au microcosme des bureaux, dans sa série Les grands moments de solitude de Michaël Guérin. Il récidive ici, en y ajoutant, de façon hautement improbable le thème de la radicalisation. Quant au titre, on pourrait croire qu’il est le fruit d’une recherche marketing empilant trois termes totalement incompatibles entre eux, mais qui tous s’avèrent être accrocheurs. On a, regroupées dans cet album, une longue suite de saynètes, de strips de 6 cases par page, le tout formant vaguement une histoire. Avec, comme le plus souvent avec cet auteur, un dessin ultra minimaliste (décors quasi absents et stylisés, personnage bâtons – même si assez expressifs, etc). Nous sommes donc dans une grande administration quelconque, et l’un de ses rouages, un pauvre type, semble s’être radicalisé. Sauf que rapidement cela sombre dans le n’importe quoi, avec un humour parfois absurde, mais surtout con, crétin, débile, dans les réparties et les situations, que ce soit pour brocarder, caricaturer ladite radicalisation, mais surtout pour se moquer de clichés comportementaux autour de la machine à café, dans les bureaux, entre collègues, etc. C’est relativement inégal, et j’ai connu Dubuisson plus inspiré (sur La Nostalgie de Dieu par exemple), mais j’ai globalement aimé cette lecture (même si j’en attendais plus, en particulier dans le trash ou l’humour noir), que les amateurs de ce genre d’humour apprécieront aussi je pense.
Site réalisé avec CodeIgniter, jQuery, Bootstrap, fancyBox, Open Iconic, typeahead.js, Google Charts, Google Maps, echo
Copyright © 2001 - 2026 BDTheque | Contact | Les cookies sur le site | Les stats du site
© Delcourt 2018