Jacky Ickx

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Grâce à ce diptyque 100% belge de la collection Plein Gaz, découvrez la vie de Jacky Ickx, probablement l’un des pilotes automobiles les plus célèbres de tous les temps, renommé à la fois pour son palmarès, sa belle gueule et son comportement de gentleman. (texte de l'éditeur)


1961 - 1989 : Jusqu'à la fin de la Guerre Froide Automobiles Biographies Motos et motards Sport

Fils d’un grand journaliste sportif et frère du plus jeune pilote d’avion au monde, Jacky Ickx montre très vite qu’il a lui-aussi de l’essence dans le sang. À seize ans à peine, il participe à ses premiers championnats. En trial d’abord, puis en tourisme, en courses d’endurance et en monoplace, Jacky cultive un éclectisme et une polyvalence qui le rendront invincible sur tout type de circuit. Évoluant en F2 en 1967, il fait sensation sur le circuit de Nurbürgring en surclassant la plupart des F1 malgré son manque de puissance. Quelques années plus tard, dans une édition des 24 Heures du Mans restée mythique, son « départ marché » et sa victoire finale le feront entrer définitivement dans la légende...

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 30 Novembre 2016
Statut histoire Série en cours (prévue en deux tomes) 1 tome paru
Dernière parution : Plus de 2 ans
Couverture de la série Jacky Ickx
Les notes (1)
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30/10/2018 | Mac Arthur
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Ce n’est pas la première collaboration entre Jean-Marc Krings et Vincent Dugomier pour un récit se déroulant dans l’univers des sports moteurs puisqu’ils avaient déjà signé ensemble « La Dernière Targa Florio ». Coïncidence (ou pas), cette précédente collaboration illustrait un récit se déroulant dans la même époque que celle à laquelle Jacky Ickx a connu sa première heure de gloire, soit la fin des années 60 et le début des années 70. Tout ça pour vous dire que non seulement les deux auteurs se connaissaient mais également qu’ils semblent naturellement attirés par ce sujet et cette époque. Et ça, ce sont autant de signes encourageants pour une série qui se veut historiquement précise sur un sujet (le sport automobile) et un thème (la biographie de Jacky Ickx) qui demandent un investissement certain sous peine de tomber dans le travail de commande bâclé et sans intérêt. Mais le grand défi, lorsqu’on se lance dans une biographie, c’est de parvenir à rendre son récit vivant tout en restant précis et instructif. Et le format classique en 48 pages ne me semble pas être le plus adéquat car même en deux tomes, soit 96 pages, il est très difficile d’évoquer à la fois le palmarès et la personnalité d’un personnage haut en couleurs, multifacettes et à la carrière longue et diversifiée comme Jacky Ickx. C’est le gros reproche que je ferai à ce premier tome. Non qu’il soit mal fait -loin de là- mais, dans ce type de format, les auteurs ne peuvent souvent qu’évoquer telle ou telle course, tel ou tel trait de caractère sans pouvoir s’attarder sur les détails qui nous feraient comprendre en profondeur l’impact de cette course ou l’importance et la persistance de ce trait de caractère. On reste donc parfois un peu trop à la surface des choses, et je le regrette. Ceci dit, l’album dispose tout de même de suffisamment de qualités pour que l’on s’y attarde. Tout d’abord, Vincent Dugomier et Jean-Marc Krings parviennent à bien transmettre l’état d’esprit général du monde du sport automobile de cette époque. En évoquant les multiples accidents mortels, en montrant la dangerosité de certains tracés, ils nous font bien comprendre qu’à l’époque, rouler dans ce genre d’engin, c’était jouer avec la mort. Et si la rivalité entre pilotes était bien réelle, il existait également entre eux un grand respect et une haute estime. Cela nous est bien montré dans cette bande dessinée. Ensuite, tant au niveau du scénario que du dessin, j’ai senti une grande volonté à être précis et juste. La documentation a dû être importante et cela se ressent. Bon, comme je connais très bien le circuit de Francorchamps et son évolution à travers les époques et comme Jean-Marc Krings a un trait assez souple, je tique bien sur la largeur d’une piste à tel ou tel endroit, sur l’absence d’une route à tel autre, mais il s’agit vraiment de petits détails que seul le puriste maniaque relèvera. Car pour le reste, son trait rond et caricatural offre un agréable contrepoint à la rigueur du sujet. J’ai eu peur au début que cette liberté dans le trait ne ternisse la précision nécessaire au sujet mais, au final, je pense que ces deux aspects s’avèrent plus complémentaires qu’opposés. Les différents véhicules illustrés, par exemple, demeurent reconnaissables sans que l’on puisse parler de fidèles reproductions. Je lirai avec plaisir le deuxième tome et conseillerais cette série à tout lecteur amateur de bande dessinée et de sport automobile. Jacky Ickx demeure un grand parmi les anciens pilotes et lui consacrer une biographie, même condensée sur 96 pages, est à mes yeux une bonne idée et un bel hommage.

30/10/2018 (modifier)