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The Goddamned

Note: 3.2/5
(3.2/5 pour 5 avis)

Condamné par Dieu à assister à la déchéance de l'Humanité jusqu'à la fin des temps, Caïn arpente cette Terre devenue le refuge de monstres préhistoriques, sillonnée par des hordes de maraudeurs sanguinaires.


Image Comics Spiritualité et religion

"La Terre était corrompue devant Dieu, la Terre était pleine de violence." (Genèse 6 : 11) En fuyant le Jardin d'Eden, Adam et Eve découvrirent la Création : un havre de paix, parfait équilibre entre les règnes animaux et végétaux. Le meurtre originel perpétré par Caïn sur son frère Abel entraîna cependant la chute de ce Paradis terrestre. Condamné par Dieu à assister à la déchéance de l'Humanité jusqu'à la fin des temps, Caïn arpente cette Terre devenue le refuge de monstres préhistoriques, sillonnée par des hordes de maraudeurs sanguinaires. Dans cet enfer condamné au Déluge, Caïn croise la route de Noé.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Traducteur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 26 Mai 2017
Statut histoire Série en cours 1 tome paru
Dernière parution : Plus de 3 ans
Couverture de la série The Goddamned
Les notes (5)
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24/05/2017 | Mac Arthur
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L'avatar du posteur Noirdésir

Nous avons là une vision fantastique, trash, voire gore de la Genèse, qui semble se dérouler dans un univers post-apocalyptique, une préhistoire noire dans laquelle l’humanité se débat pour survivre. On est là clairement dans une sorte de Dark Fantasy, la Bible ne servant plus qu’à poser un cadre vaguement original pour un univers déjà vu dans pas mal de séries. Ces premiers chapitres voient donc alterner combats ultra violents et scènes contemplatives, avec des paysages désolés, dans lesquels des squelettes et des cadavres recouvrent des contrées désertiques, alors que des bestioles vaguement préhistoriques sont domestiquées par les rares survivants se débattant dans cet enfer (quelques flash-back nous font basculer brutalement dans le jardin d’Éden, les couleurs deviennent chatoyantes, les paysages soudain pleins de vie). Le héros, Caïn – forcément blanc, blond et body-buildé, puisque nous sommes dans du comics, est froid, impassible, même lorsqu’il massacre tout un clan sauvagement, comme au début du récit, ou sur la fin de l’album, lorsqu’il ravage le campement de Noé (qui ne ressemble clairement pas à l’imagerie gentille que nous avons en tête !). Tous les personnages ont un langage plutôt vulgaire, y compris au jardin d’Eden (« chier » semblant le verbe venant spontanément à la bouche de tous les protagonistes). Bref, si l’on fait abstraction de l’arrière-plan biblique, nous avons là des aventures bourrées de testostérones, que les amateurs du genre apprécieront peut-être (le dessin est globalement bon). Mais je ne suis pas vraiment le cœur de cible de ce genre de production, et je me contenterai de la lecture de ce premier tome.

06/07/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
L'avatar du posteur Erik

C'est le mythe de la Genèse qui est revisité par les auteurs à la sauce Conan le Barbare avec une flopée de vulgarité à chaque page. Sur le mode bourrin, il n'y aura pas mieux ! Certes, les fans de la série Scalped pourront s'y délecter mais les autres seront forcément déçus et même horrifiés devant ce désastre apocalyptique où l'enfer est condamné au déluge. Ainsi Caïn qui a tué son propre frère est condamné à l'immortalité et il rencontre alors le fameux Noé. Ces contes bibliques sont mêlés à différents genres qui oscillent entre la fantasy, parfois le western et également le fantastique. J'avoue ne guère goûter à la brutalité et à la vulgarité des propos. Certes, cette oeuvre volontairement provocatrice (voir le titre un peu offensant) peut plaire et il faut accepter ce triste constat.

11/08/2017 (modifier)
Par Miranda
Note: 4/5
L'avatar du posteur Miranda

On revisite la genèse mais on a plus la sensation de se retrouver en plein dans la fin du monde genre post-apocalyptique, tout n’est que noirceur, violence, douleur et destruction, c’est glaçant et évidemment j’ai adoré la manière dont on nous offre sur un plateau un Caïn immortel plus assassin que jamais et un Noé cruel et passablement taré, je suppose qu’on aura d’autres bonnes surprises comme celles-ci par la suite. C’est plutôt original et foutrement jouissif, les personnages sont marquants qu’ils soient attachants ou profondément détestables ils ne laissent pas indifférents. Le graphisme n’est pas en reste et colle parfaitement au récit, assez sombre et bien détaillé, il donne la sensation d'être brouillon mais ce n'est qu'une fausse impression. Y’a rien à redire sinon vivement la suite.

27/05/2017 (modifier)
Par ArzaK
Note: 4/5

J'ai bien aimé la lecture de "The goddamned", cette ode barbare où les auteurs revisitent les mythes bibliques de Caïn et Noé avec humour noir et iconoclasme. Cela me rappellerait presque du Jodorowsky, le sexe en moins. La description d'un monde absurde où règne la violence la plus extrême est saisissante, la mise en scène des combats est magistrale et le caractère allégorique de ces images est surprenant. Bon, très clairement, c'est à réserver à un public averti et si vous n'aimez pas la violence gratuite, ce n'est pas une bd pour vous. Mais dans sa surcharge de violence, il y a presque quelque de "baroque" dans ce comics. J'aime beaucoup le dessin, plus proche de la bd européenne que du comics de superhéros standard.

27/05/2017 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

The Goddamned est le nouveau récit déjanté, vulgaire et violent de Jason Aaron. Déjanté car l’auteur réinterprète quelques mythes chrétiens à sa sauce… et je préfère ignorer ce qu’il met d’ordinaire dans la dite-sauce pour parvenir à une telle vision ! Nous voici donc dans un univers vaguement préhistorique (mais de ces univers préhistoriques que l’on pouvait voir dans les bandes dessinées naïves des années ’60) peuplé de créatures fabuleuses (issues souvent de la bible, grand recueil de fables s’il en est, mais pas que) en compagnie de Caïn, héros maudit condamné à l’errance éternelle. Vous trouvez que ça part fort ? Vous êtes loin de la vérité ! Caïn parle ici comme un charretier (mais dans le genre grossier fantaisiste, le charretier !) et se voit rapidement opposé à Noé. Oui, le Noé de l’arche mais ici encore nous avons droit à une vision… euh… comment dirais-je ? Anticonformiste ? Originale ? Différente ? Allumée ? Tout cela me parait bien fade face à la réalité. En fait, le Noé tel que décrit par Jason Aaron aurait fait un méchant des plus ignobles dans Walking Dead. Vulgaire, le récit l’est principalement par le vocabulaire utilisé. Fleuri ne me semble pas être le mot qui convient le mieux. La vulgarité traduit ici une agressivité et une violence choquantes et est employée dans ce but. Soyons clair, ce n’est pas du Audiard. Ce n’est pas non plus du Cyril Hanouna, l’objectif ici n’est pas de faire rire en disant les mots « pet » et « bite »à la moindre occasion mais bien de nous plonger dans un univers violent et sans espoir. Et franchement, si vous voulez rigoler un coup, cette série risque de vous laisser sur votre faim. Violent, le récit l’est du début à la fin. Ca tranche, ça trucide, ça torture, ça humilie, ça crache de la première à la dernière page avec une volonté certaine là aussi de choquer le lecteur. Après lecture de ce premier tome, je sors un peu groggy avec le sentiment que Jason Aaron cherche parfois plus à choquer pour choquer qu’à construire un récit poignant. Mais ses personnages, certes classiques si on oublie leur version biblique (Caïn est le héros solitaire, Noé devient le chef de bande cruel et sans pitié, une femme et un enfant vont humaniser le premier nommé, par exemple), sont marquants et, surtout, intéressants par la revisite que Jason Aaron en fait. Donc, malgré cette surenchère de violence que je n’approuve pas toujours, j’ai bien envie de connaître la suite de l’histoire. Et puis, il y a le dessin de R. M. Guéra que je trouve excellent pour ce genre d’univers. L’encrage renforce le côté sombre du récit. Les personnages (qui pourraient franchement se ressembler en d’autres circonstances) sont bien singularisés. Les créatures et animaux sont bien mis en scène. Ce n’est pas le trait le plus fin que je connaisse mais dans le monde du comics, Guéra fait partie des auteurs extrêmement efficaces. Avis aux amateurs de violence, de noirceur et de revisite osée : là il y a matière à vous séduire. Pour les autres, le plat risque d’être assez indigeste.

24/05/2017 (modifier)