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Les Maîtres de Whiteplain

Note: 3.33/5
(3.33/5 pour 3 avis)

La jalousie les a enchaînés.


1816 - 1871 : De la chute du Premier Empire à la Commune Esclavage Secrets de famille... [USA] - Dixie, le Sud-Est des USA

1839, Henri Berthier, propriétaire de la plantation de White Plain, est sur le point d’être père. Mais alors que son épouse Sally vient d’accoucher, un coup de feu retentit. Treize années plus tard, Charles, l’enfant né ce soir-là est devenu le parfait représentant de sa classe : frondeur et arrogant. Quand il découvre l’étroite relation que sa mère entretient avec un jeune esclave du même âge que lui, son sang ne fait qu’un tour. Des liens de haine se tissent entre les deux adolescents, liens qui vont irrémédiablement les enchaîner l’un à l’autre. (texte : Grand Angle)

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 17 Mai 2017
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus
Couverture de la série Les Maîtres de Whiteplain
Les notes (3)
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16/05/2017 | Spooky
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Par Bouriket
Note: 4/5
L'avatar du posteur Bouriket

Avec Les Maîtres de White Plain, Édouard Chevais-Deighton et Antoine Giner-Belmonte nous offrent une histoire qui, si elle ne surprendra pas sur le fond les amateurs du genre, n’en reste pas moins intéressante par sa densité et l’épaisseur du mystère donnant corps au scénario. Le tome 1 pose l’intrigue, les personnages et le décors, dans une atmosphère lourde de secrets. Le 19ème siècle américain est une période fascinante (autant le conflit nord-sud que la conquête de l’Ouest) qui donne une réelle intensité au récit. J’avais hâte d’attaquer le tome 2 qui verra de multiples révélations et beaucoup de sang couler, bien que la fin soit apaisée. Beaucoup de points forts pour cette bd : la période traitée sans concession pour chacune des parties, un dessin de caractère (bien que par moments perfectible), un mystère véritablement étoffé et sa résolution en plusieurs étapes, assez complexe pour conserver l’intérêt jusqu’au bout tout en gardant sa vraisemblance. Pour les points faibles : une narration parfois embrouillée qui passe rapidement d’une scène à l’autre avec parfois des sauts temporels (un petit cartouche pour re-situer le contexte n’aurait parfois pas été de trop) d’où découle parfois une difficulté à reconnaître les nombreux protagonistes. Cette bd est pour moi une vraie réussite. Les auteurs nous offrent 2x54 planches belles, sombres et intenses. Je mets donc 4* pour me démarquer des précédents aviseurs que j’ai trouvé un peu durs.

07/10/2019 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
L'avatar du posteur Spooky

Voilà une série qui ne brille pas trop par son originalité. De par sa trame, une saga de propriétaires esclavagistes du Sud profond, avec des secrets, des trahisons, des coups de théâtre. Des drames intimes qui se mêlent à l'histoire tragique des années 1840 à 1870 dans le sud des Etats-Unis. Néanmoins Edouard Chevais Deighton a su placer au fil de son scénario de nombreuses énigmes, entre ce coup de feu qui retentit à la naissance de l'héritier et la disparition de Moïse, en passant par la relation qu'entretient avec lui la maîtresse de maison... Le tome 12 voit la conclusion, dramatique, très dramatique, de l'histoire. Impossible d'chapper à cette gravité, l'époqué était difficile. Mais j'avoue que les multiples points de vue m'ont un peu donné le tournis, à tel point que je ne savais plus trop qui faisait quoi ou ce qui arrivait... La conclusion, elle, est pas mal, même si pas vraiment originale. Antoine Giner-Belmonte est un petit nouveau dans le monde de la BD. Et c'est curieux car il a un style déjà bien travaillé, fortement inspiré par Christian Rossi, et encore plus par le Jean Giraud de la grande époque de Blueberry, son mentor. Globalement c'est du très bon boulot, qui mériterait de progresser et maturer davantage sur les visages, notamment féminins, qui sont étrangement vides. Sur le dernier tiers du tome 2 on sent un relâchement, peut-être que Giner-Belmonte a été pris par le temps... Attention toutefois à ne pas s'enfermer dans l'obsession graphique, j'espère que ce dessinateur saura s'en émanciper quelque peu dans le futur. Un diptyque pas inintéressant bien qu'un peu brouillon, dont le dessin est remarquable.

16/05/2017 (MAJ le 22/08/2018) (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Mouais. Je ne suis pour l’instant pas convaincu par ce diptyque, qui peine à gagner et garder l’intérêt du lecteur. On est dans le sud des Etats-Unis, entre 1840 et la guerre de Sécession (qui semble commencer à la fin de ce tome inaugural), dans une ambiance proche de Jim Cutlass ou de La Jeunesse de Blueberry, avec de riches planteurs et une flopée d’esclaves. Le dessin – même s’il ne l’égale pas, n’a pas trop à rougir par rapport à celui de Giraud ou de Rossi, même si je fais la même remarque que Spooky à propos des visages de femmes, pas toujours réussis. Pour ce qui est de l’histoire, j’avoue avoir été déçu. C’est trop lent, mou et surtout sans trop de dynamisme, de surprise, même si Chevais-Deighton tente d’alimenter le suspens, autour « d’erreurs de jeunesse » de Sally. Un mystère autour de ses enfants (avec son fils Charles qui la hait et qui cherche à découvrir ses secrets), un drame familial et la guerre de Sécession qui s’annonce (Charles devenu officier va sûrement y prendre part – il s’est brouillé avec un certain Custer…). Bref, quelques relances potentielles, mais pour le moment, je reste clairement sur ma faim, pour cette série qui ne brille pas par son originalité. Note réelle 2,5/5.

16/05/2017 (modifier)