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The Wake

Note: 2.78/5
(2.78/5 pour 9 avis)

Will Eisner Award 2014 : Best Limited Series Une équipe de scientifiques réveille dans les abysses une espèce de sirènes particulièrement agressive. Et toute l'humanité s'en trouve bouleversée…


DC Comics Sirènes Vertigo Will Eisner Awards

Lorsqu’elle est arrachée à ses recherches pour rejoindre une expédition secrète gouvernementale en plein Arctique, la biologiste marine Lee Archer ne se doute pas une seconde de ce qu’elle s’apprête à découvrir par 300 pieds sous la calotte glaciaire. Après avoir été présentée à l’équipe de spécialistes en tous genres, Lee découvre dans un caisson la raison d’être de cette expédition top secrète : un spécimen vivant de véritable chimère marine, une sirène… [Quatrième de couverture] Mais la bestiole n'a rien à voir avec la gentille rouquine romantique de Walt Disney. Elle est très agressive. Pire : elle n'est pas seule…

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 23 Janvier 2015
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série The Wake
Les notes (9)
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31/01/2015 | Eric2Vzoul
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L'avatar du posteur Noirdésir

Moi qui ne suis pas fan de comics – à part pour les strips, j’ai trouvé là une histoire sympa, qui vaut le détour. Le point fort est je trouve le dessin, franchement bon, même si la colorisation ne lui rend pas forcément service, en obscurcissant trop les cases, au point d’en rendre certaines difficiles à lire. Même petit reproche pour le scénario, pas toujours simple à suivre, avec ses multiples flash-back. Le lien entre les différentes périodes n’est pas toujours aisé à faire. Et ce d’autant plus que parfois une simple page sans trop de commentaires, avec un simple titre, fait office de transition. Mais la seconde partie de l’album est, de ce point de vue, plus claire, et apporte des réponses aux nombreuses questions que le lecteur se posait. Au final, c’est une histoire qui est intéressante, mais qui est aussi peut-être trop alambiquée, qui prend le risque de perdre le lecteur en route. Mais il faut s’accrocher, car elle en vaut la peine.

27/06/2016 (modifier)
Par karibou
Note: 3/5

Bonne série dont l'intégrale tient en un tome (bien lourd) d'anticipation SF qui alterne habilement 2 époques, l'une éclairant le pourquoi de l'autre. Chacune prend la forme d'un type de récit différent: survival dans espace et aventure dans de grands espaces. Le dessin fourmille de détails, un beau boulot. 3/5 car l'histoire est parfois compliquée et le niveau détails fait un peu mal aux yeux (un format A4 plus grand aurait été parfait).

02/02/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

The Wake est surtout une série extrêmement ambitieuse qui nous emmène aux confins de l'origine de l'humanité. Pour cela, il faut passer par une phase un peu amphybique avec les Sirois. Ce que l'on dénomme ainsi sont des sirènes au masculin. Le lecteur sera intrigué d'emblée par ces mystérieuses créatures. J'ai bien aimé le fait de passer d'une époque à l'autre malgré les artifices pour faire le lien. Cependant, le récit va nous offrir un final un peu décevant. Le début était pourtant assez prometteur. Il y avait une ambiance qui ressemblait au film Abyss sur fond d'expédition scientifique sous-marine. Au final, The Wake peine à convaincre sur le devenir de l'humanité. Pour autant, ce n'est pas franchement mauvais. C'est juste un coup d'épée dans l'eau.

24/01/2016 (modifier)
Par Jetjet
Note: 3/5
L'avatar du posteur Jetjet

The Wake est une mini série complète assez déstabilisante. Dans cet épais recueil, on y trouve l'intégralité d'un récit qui aurait pu s'étendre sur une dizaine de tomes mais les 10 épisodes que vous y trouverez constituent pour le meilleur comme pour le moins bon une histoire belle et bien complète et achevée. Lorgnant du côté des blockbusters américains comme Abyss ou Waterworld. En effet Scott Snyder n'hésite pas une seconde à amener d'un récit horrifique se passant dans les tréfonds des profondeurs à un récit post apocalyptique se situant 200 années après. La méthode peut sembler brutale et elle l'est car on aurait surement apprécier pouvoir passer un peu plus de temps sur certains événements, en connaitre davantage sur les protagonistes mais Scott Snyder prend le pari de sacraliser ses deux héroïnes, Lee Archer et Leeward sur deux époques différentes en prenant bien soin d'en relier les points à un moment. La première lecture est déstabilisante, la narration est entrecoupée de flashbacks mais que ce soit de façon brutale ou pas, Snyder met un point d'honneur à tout expliquer, tout du moins le principal. La seconde période avec ses pirates d'une nouvelle ère et un univers complexe qu'il faut rapidement assimiler est clairement la plus désavantagée car les explications succèdent aux scènes d'action de façon presque trop désarticulée mais l'ensemble reste quand même agréable et la conclusion finale porte un regard pas si bête sur notre propre civilisation. Le tout aurait pu rester un récit SF de plus sans l'apport hallucinant et inspiré des talents graphiques de Sean Murphy. Ce type a de l'or dans les pattes avec un style charbonneux et précis qui fera date même si je l'ai trouvé bien plus à l'aise dans les (nombreuses) scènes d'horreur de la première partie. Dans tous les cas l'oeuvre prête à relire dans son entièreté mais ne doit pas être perçue davantage que comme une bonne série B. Agréable sans être marquant ou inoubliable, le trip reste néanmoins de circonstance.

17/02/2015 (modifier)
Par jurin
Note: 2/5

Un comics de science fiction qui commence assez bien , la découverte d’une sirène dans les profondeurs de l’océan capte très vite le lecteur, malheureusement le récit se complique d’une façon absurde , le scénariste perd ses lecteurs dans d’innombrables flashbacks. De plus le récit voit son intérêt décroître au fil des pages , à la confusion s’ajoute l’ennui bref en résumé une excellente idée de départ exploitée par un scénario assez médiocre. La fin est du même acabit ,une révélation tardive et finalement assez banale. Le point positif de ce comics est incontestablement le dessin de Sean Murphy même si à certains endroits le trait semble assez épais.

14/02/2015 (modifier)
Par ArzaK
Note: 2/5

Je reste très circonspect à la lecture de ce comics assez épais. Prenons les choses dans l’ordre : le dessin est très réussi, j’aime le trait, les couleurs, la mise en page qui s’aventure souvent à l’horizontale en double page. C’est du beau travail. Côté scénario, j’ai trouvé cela …navrant. On a à peine le temps de présenter les personnages que la base sous-marine dans laquelle ils se trouvent est attaquée et détruite. Paf, on se retrouve dans le futur, on a à peine le temps de faire connaissance avec la seconde héroïne que paf ! pouf ! Boum ! Elle se retrouve au centre d’un nombre de péripéties invraisemblables et parfois confuses auxquelles elle survit comme par magie, de quoi rendre jalouse Lara Croft. Aucun temps morts, aucun développement d’ambiance, le climax direct dans la gueule du lecteur. Du scénario à la truelle, sans subtilité. On sent le scénariste bloqué par le format comics et ses chapitres d’une trentaine de pages initialement publiés sous forme de fascicules. Chacun d’eux se devant de renfermer de l’action. Et donc presque chaque séquence se transforme de manière irrémédiable en scène d’action et tant pis si elle arrive comme un cheveu dans la soupe. Quelques flashbacks, à peine quelques scènes pour approfondir les personnages. Mais pour le reste, c’est action-action-action. Il faudrait envoyer un Johan et Pirlouit ou un Gil jourdan au scénariste, histoire de lui montrer qu’une bonne gestion du temps du récit avec ses temps morts, l’alternance du jour et de la nuit, la gestion du mystère, le fait de jouer sur les attentes du lecteur, c’est finalement assez simple et que cela donne corps au récit plutôt que de vouloir lui en foutre plein la vue 100% du temps. Si ce scénariste faisait de la musique il ne ferait que des refrains. Quand au fond de l’histoire, malgré quelques bonnes idées, ce n’est pas forcément plus glorieux. Les explications arrivent à la fin sous forme de gros paquet. Elles n’ont rien de génial… Ce genre d’histoires mystérieuses sur les origines de l’humanité, c’est du réchauffé et comme cela a déjà été fait par d’autres avec plus de talent… Bof, donc. Préférez Carthago ou Sanctuaire. Pour ma part, je préfère encore revoir Waterworld (c’est dire, on loin du chef d’oeuvre tout de même) que de relire un jour ce comics.

12/02/2015 (modifier)

Une histoire d'anticipation intéressante dans les résumés, mais la lecture avec tous ces flash-backs qui arrivent comme des cheveux sur la soupe se révèle trop décousue. Sans compter que la narration est plutôt confuse par moment. Concernant le dessin, il est vraiment trop brouillon, trop "sale", trop désagréable pour moi. J'ai finalement sauté quelques pages ici et là, et ça ne m'a pas particulièrement manqué. Et quand je lis que certains comparent cette oeuvre à du bon Christophe Bec, je me dis qu'on n'a pas du tout dû lire la même chose...

11/02/2015 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
L'avatar du posteur sloane

Fabuleux ! Vraiment très bien ! J'invente de nouvelles notations pour en fait dire que cela s'approche du culte, et bien que ce terme doive être réservé à des choses qui ont tenues dans la durée , nous n'en sommes ic pas loin. Mais, Ouah! Quelle claque! Il y avait vraiment longtemps que je n'avais pas lu quelque chose d'aussi fort, d'aussi puissant. Une histoire quoi! Celle-ci, qui plus est, se conclue en environ 240 pages, sans temps mort, à un rythme soutenu qui oblige à ne pas lâcher. On veut savoir. En parlant de ce titre le posteur précédent à fait allusion à des films comme Abyss ou la série de C. Bec, Sanctuaire. Ok une grande partie des évènements se passent sous l'eau, il y a une station sub-aquatique et tout le postulat réside dans le fait qu'une race inconnue de l'espèce humaine vit là depuis bien avant la nuit des temps. Mais c'est tout, personnellement je ne veux pas dès qu'une BD se passe sous l'eau ou fait intervenir des scaphandriers faire immédiatement référence à ces titres. Ici il y a une vraie originalité qui puise dans le folklore de l'humanité. Qu'avons nous là ? Une histoire en deux parties : Dans la première, une biologiste marine est brusquement enlevée à ses recherches pour aider le gouvernement à déterminer l'origine de sons sous marins jamais entendus auparavant. D'entrée de jeux, avec ce pitch les auteurs savent qu'il nous embarquent dans une histoire ou l'inconnu sera propice à des découvertes fantastiques avec des êtres jamais vus. Le noeud du récit est donc situé au plus profond de l'océan ou la présence d'un peuple qui pense va bouleverser tout ce que nous savons sur notre évolution. Dans un premier temps les créatures qui nous sont présentées, apparentées aux sirènes de la mythologie, sont cruelles et sont une menace pour le genre humain. Mais la présentation qui en est faite, leurs motivations, qui apparaissent peu à peu au cours du récit, en font des êtres à part entière et finalement pour lesquelles nous serions tentés d'éprouver un peu de sympathie. Dans la deuxième partie de l'histoire nous nous retrouvons quelques 200 ans plus tard, alors que la Terre a subit une catastrophe majeure ayant provoquée la montée des eaux et par la même l'avènement de la race des sirènes. Les humains, dirigés par un gouvernement militaro-dictatorial, survivent tant bien que mal. Parmi eux une jeune femme veut croire qu'il est possible de faire quelque chose pour améliorer le sort de l'humanité et elle s'emploie à guetter les signes qui pourraient l'y aider. Scott Snyder au scénario sait raconter une histoire, c'est fluide, ça roule tout seul, pas de bêtes raccourcis, la psychologie des différents personnages est travaillée et cela loin d'un manichéisme que de prime abord on penserait trouver au vue de leur première apparition. Et avouons le, le monde sous marin est fascinant. Sans faire de la psychologie de bazar cet élément, l'eau, est tout de même ce qui nous a vu naître et dans lequel nous passons un petit moment de notre vie. La mer fut de tout temps un lieu de fantasmes, aussi bien heureux que dramatiques, alors ici faire ressurgir le mythe de la sirène est une idée qui permets à Snyder de partir sur une histoire, qui à l'aide de flashbacks intelligents, n'est pas si bancale que cela. Et il y a Sean Murphy au dessin. Dans un style réaliste, il propose des planches qui rendent parfaitement compte des abysses qu'il dessine, il y a également sa station sub-marine, ses sirènes évidemment et le monde extérieur victime de la montée brutale des eaux. Grâce à son dessin et ses cadrages il arrive à faire ressentir l'immensité et la profondeur de l'océan. Les cases sont riches, pleines de détails qui demandent une lecture attentive. Je n'ai rien à dire concernant la colorisation de Matt Hollingsworth qui s'éloigne de ce que l'on peut parfois trouver dans les Comics, à savoir des trucs qui piquent les yeux. Ici j'ai trouvé que les teintes étaient relativement douces et rendaient bien l'atmosphère des grands fonds. Alors non, il n'y a pas de monstres dans The Wake, pas de bestioles préhistoriques et de riches philanthropes qui veulent les mettre dans des aquariums, personne ne meure et n'est réanimé à la dernière minute par un beau héros, ex de l'héroïne. Les stations sub-aquatique ne se prennent pas de pétrolier sur la tronche, et puis tiens j'oubliais, ici, pas de langage verbeux pseudo scientifique qui ne font bien souvent que plomber le récit et auquel on ne comprends rien. Non, seulement un récit haletant, véritablement bien rythmé, original et qui vous tient en haleine du début à la fin. Encore un détail, mais je ne vous le révèlerais pas : la fin. Et bien croyez moi mais elle n'a rien de cucul, elle ne fait pas dans le mystico-religieux et il n'y a pas de mariage. Voilà donc un excellent récit de science fiction qui s'ancre dans des préoccupations actuelles, la montée des eaux à cause du réchauffement climatique, mais sait aussi s'inspirer intelligemment de vieux mythes qui remontent aux voyages d'Ulysse. A consommer sans modération, à faire connaitre.

09/02/2015 (modifier)
L'avatar du posteur Eric2Vzoul

Un récit de science-fiction qui fera date ! Quoi ? Encore une histoire de bestiole cachée au fond des mers depuis la nuit des temps ? Il est vrai que le pitch peut paraître rebattu et qu'il fait penser à des films réussis comme Abyss, ou au démarrage d'un scénario de Christophe Bec – lequel s'avère presque immanquablement décevant sur la longueur –… Sauf que cette fois, Scott Snyder [à qui l'on doit l'excellent Batman (DC Renaissance)] tient les rennes du scénario, et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il sait raconter les histoires, lui. Car The Wake ne se limite pas à la rencontre fracassante – mais classique – entre des humains repoussant toujours plus loin l'exploitation irraisonnée de la nature et une espèce intelligente qui n'est pas décidée à se laisser faire. Se déroulant sur deux époques distantes de deux siècles, le récit est interrompu par des flashbacks intenses qui ramènent dans le passé lointain de la Terre et du système solaire. Déroutant au début, le puzzle s'assemble peu à peu pour acquérir une dimension universelle très cohérente. Il y a longtemps que je n'avais pas lu un récit de science-fiction aussi efficace. Il est vrai qu'il fait penser à beaucoup d'autres œuvres de la littérature (j'ai pensé à Abysses de Frank Schätzing), du cinéma ou de la BD, et que les situations, les personnages, les monstres ou le dénouement de l'intrigue peuvent laisser une impression de déjà-vu. Mais cet album est parfaitement maîtrisé, mené à un rythme d'enfer et réussit tout de même à surprendre le lecteur. Cerise sur le gâteau, Snyder a l'intelligence et la politesse de dérouler et d'achever l'histoire en un seul album au lieu de la diluer en une série sans fin. Du très beau boulot ! Le trait de Sean Murphy est très bien maîtrisé, parfois foisonnant au point d'obliger le lecteur à s'attarder longuement sur certaines cases. La construction de l'action qui s'étale par moments sur deux planches en vis-à-vis donne une belle impression de dynamisme. La mise en couleurs de Matt Hollingsworth, vieux routier du Comics (il a travaillé entre autres sur Preacher et The Punisher), sublime les ambiances très sombres des grands fonds ou aveuglantes sur la banquise. Le graphisme de The Wake est digne des meilleurs albums européens, ce qui n'est pas si courant dans la production anglo-saxonne. Bref, j'ai pris un grand plaisir à la lecture de cet album, qui est bien parti pour être l'un des meilleurs comics de cette nouvelle année 2015. Je le recommande vivement aux amateurs de bonne SF.

31/01/2015 (modifier)