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La Vie compliquée de Léa Olivier

Note: 3/5
(3/5 pour 2 avis)

Adaptation en Bd d'un phénomène éditorial québécois.


Adolescence Québec

Le premier tome de cette série nous emmène à Montréal, en compagnie de Léa, 14 ans, qui vient tout juste d'y emménager avec ses parents. Séparée de sa meilleure amie Marilou et son amoureux Thomas, elle peine un peu à se faire à son nouvel environnement. Il faut dire qu'entre les maladresses de Thomas, pas très doué pour les relations à distance, les filles du lycée qui la prennent de haut et son frère Félix qui joue les beaux gosses, Léa se sent parfois un peu seule. Heureusement il y a Marilou, à qui elle raconte tout, par mail et par Skype. Laquelle la tient au courant de la vie de leur village, des faits et gestes de Thomas et des aléas de sa vie amoureuse.

Scénaristes
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 22 Octobre 2014
Statut histoire Série en cours 7 tomes parus
Dernière parution : Moins d'un an
Couverture de la série La Vie compliquée de Léa Olivier
Les notes (2)
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29/11/2014 | Spooky
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L'avatar du posteur Mac Arthur

A titre personnel, je n’ai pas réellement accroché à ce qui pourtant est rapidement devenu un phénomène. Et pourtant, je suis bon public… Oui mais voilà, ici, nous sommes dans un récit très, mais alors très formaté pour les adolescentes. Vous avez déjà l’héroïne. Une ado qui quitte sa campagne pour s’installer dans une grande ville. Elle n’est ni belle ni vilaine, ni bête ni intelligente, ni pauvre ni riche, médiane quoi, ainsi toutes les jeunes filles peuvent s’identifier à elle. Ceci dit, elle a beau ne pas être une bombe physiquement parlant, la nana collectionne les prétendants qui, eux, sont tous beaux et parfois même intelligents. Trois clients potentiels au bout du premier tome et le côté compliqué de la vie de Léa Olivier se résume à savoir lequel choisir : celui qu’elle a laissé à la campagne et qui l’a larguée (le beau ténébreux), celui qui l’a accueillie, qui tient le journal mais qu’elle considère comme un ami fidèle (le bel intello, ou le brave toutou, ça dépend des points de vue) ou celui qui a un torse d’athlète et qui fait tourner la tête aux autres filles de la classe (la belle coqueluche). Ensuite, vous avez la meilleure amie, qui est restée au village et à qui il… n’arrive rien. Elle sert juste d’espionne pour Léa auprès de son ex. Enfin… enfin, c’est tout en gros. La ville de Montréal n’est que fort peu décrite. Le quotidien à l’école est identique à celui vécu par n’importe quelle personne de la classe moyenne. Seul point positif pour moi : le dessin de Ludo Borecki. Un trait franco-belge frais et expressif qui convient plutôt bien à ce type d’histoire (même si, personnellement, je préfère le style d’Aurélie Neyret (Les Carnets de Cerise) ou celui de Cati Baur (Quatre soeurs) pour ce type de produit). Je n’ai lu qu’un tome et n’en lirai d’autres que s’ils me tombent dans les bras et que je n’ai pas envie de réfléchir à ce moment-là. Pourtant, je ne peux pas dire que j’ai détesté. Non, je me suis juste quelque peu emmerdé. Pas pour moi (ce qui ne veut pas dire que ce n’est pas bien fait dans son genre).

23/08/2017 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
L'avatar du posteur Spooky

A l'instar de L'Incroyable Histoire de Benoît-Olivier, cette série est l'adaptation d'une série de romans publiés au Québec, un patrimoine encore peu exploité en France. Mieux, il s'agit d'une véritable "Bible" pour les adolescentes entre 9 et 15 ans. Et Didier Alcante signe donc cette adaptation, avec pour commencer le départ de la provinciale Léa pour Montréal, loin de ses amis d'enfance et surtout de son petit copain... Tout comme dans la série précédemment citée, ce qui frappe à la lecture de cet album c'est sa vraisemblance. Les adolescents sont traités avec justesse, sans bienveillance excessive ou moquerie facile. Léa a 14 ans, ce n'est pas une adulte mais elle ne joue plus à la poupée. Elle essaie de garder une place dans son coeur pour son petit ami, mais l'adage dit bien "loin des yeux, loin du coeur"... Face à elle, plusieurs personnages assez nuancés, si on écarte la peste de service. Qui j'imagine changera de posture par la suite. Le tout est réalisé dans une ligne claire très nette par Ludo Borecki, dont le trait se rapproche un peu de ce que faisait Jean-Marc Krings pour Violine, surtout pour les visages. C'est propre, carré, avec de chouettes couleurs de Johan Pilet. J'espère revoir rapidement Léa.

29/11/2014 (modifier)