Aleria 1975

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Retour sur un épisode dramatique de l'histoire corse...


1961 - 1989 : Jusqu'à la fin de la Guerre Froide La Corse

L'histoire véritable des événements d'Aléria, en 1975. Lors d'une action commando, des militants nationalistes investissent une cave viticole de la Plaine orientale, afin de dénoncer une escroquerie. La réponse du ministère de l'Intérieur ne se fait pas attendre : 2000 gendarmes, gardes mobiles et soldats se rendent sur place pour forcer les militants à quitter les lieux. Mais ceux-ci sont armés et son bien décidés à poursuivre l'occupation. Des hélicoptères Puma interviennent, ainsi que des chars d'assaut de guerre. C'est le drame. Des blessés, des morts. Quelques mois plus tard, ce sera la naissance du FLNC. (texte : D.C.L.)

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 24 Septembre 2014
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus
Couverture de la série Aleria 1975
Les notes (1)
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03/10/2014 | Spooky
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Par Spooky
Note: 3/5
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Je n'avais pour ma part jamais entendu parler de cette histoire ; il faut dire qu'elle remonte à presque quarante ans; et ne semble malheureusement plus intéresser que les media locaux. D'où l'intérêt pour le scénariste, Corse pur jus, et son éditeur, qui ne l'est pas moins, de raviver la mémoire, sans toutefois revendiquer une quelconque fibre indépendantiste, simplement rappeler des faits historiques. Frédéric Bertocchini se place cependant presque uniquement dans la peau des nationalistes qui ont pris possession de cette cave viticole, des hommes qui voulaient simplement, au départ, dénoncer l'escroquerie presque institutionnalisée au profit de certains continentaux. C'est avec l'intervention musclée de l'armée que ça dérape, sans que l'on sache comment cette intervention a été décidée au niveau de Michel Poniatowski et de son équipe, le ministre de l'Intérieur de l'époque. C'est le seul défaut -et regret- que j'ai pu trouver concernant cet album, qui se base sur les témoignages d'une dizaine d'hommes et de femmes ayant participé à cette tragédie, tous du "côté" des nationalistes. Côté dessin c'est son complice habituel Michel Espinosa (avec lequel il réalise aussi Libera me) qui s'y colle, et se base visiblement sur des photos d'époque. Pas de souci d'esbroufe avec ce dessinateur, rien que de l'efficacité, efficacité optimisée par les couleurs de Nurya Sayago, qui installe de belles ambiances, notamment de nuit. Ne connaissant pas l'histoire, je suis curieux de lire la suite et fin...

03/10/2014 (modifier)