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Libera me

Note: 4/5
(4/5 pour 1 avis)

Destins croisés d'indépendantistes corses et irlandais...


1961 - 1989 : Jusqu'à la fin de la Guerre Froide La Corse Le Conflit nord-irlandais République d'Irlande

1981. En Corse, un touriste irlandais choisit de favoriser la fuite d'un homme, poursuivi par la gendarmerie. Mais il est blessé et se retrouve dans une famille d'indépendantistes, tandis que son débiteur débarque en Irlande et apprend peu à peu la culture et les problèmes locaux. Chacun va prendre fait et cause pour ceux qui les entourent...

Scénaristes
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 23 Mai 2012
Statut histoire Série terminée 3 tomes parus
Couverture de la série Libera me © D.C.L. 2012

07/06/2012 | Spooky
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Par Spooky
Note: 4/5
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Cette bande dessinée a une portée symbolique. Les deux co-scénaristes sont d'origine corse et irlandaise, et chacun farouchement attachés à leurs terres natales, qui ont pour point commun, entre autres, de lutter pour leur indépendance, ou du moins pour leur auto-détermination. Ils ont eu envie de raconter ensemble, et de manière croisée, une histoire dans ce contexte. C'est donc le printemps 1981, lorsque l'élection de François Mitterrand coïncide avec une action forte du FLNC, mais aussi des heurts violents en Irlande du Nord, qui est choisie comme cadre de l'histoire. Un ancrage temporel fort, qui rappelle des images pas forcément agréables, et même dramatiques, mais qui a le mérite également de bien poser le décor. A la fin du premier tome, nos deux personnages aux destins croisés vont s'engager dans la lutte active... Dans le second on va voir que celle-ci va fortement affecter leurs vies, et je trouve le boulot des auteurs vraiment intéressant, car les réactions des personnages ne sont pas galvaudées, ce sont des gens ordinaires qui ont des convictions, mais aussi des doutes. Les deux co-scénaristes ont enrichi leur histoire de romance, mais sans en faire trop, afin d'épaissir un peu leur récit. C'est Michel Espinosa (Oukase, chez Bamboo) qui se charge du boulot graphique, et ma foi, c'est du bon boulot : cases aérées, mise en scène serrée quand il le faut, on sent qu'il y a de la bouteille derrière. Pascal Nino complète avec ses couleurs chaleureuses en Corse et sa palette un peu plus triste en Irlande. Là encore, du solide. J'attends de pied ferme le tome 3, qui conclura ce récit.

07/06/2012 (MAJ le 24/11/2013) (modifier)