Capitaine Trèfle
Les aventure d'un gentilhomme, le Capitaine Trèfle qui part défendre à l'autre bout du monde, le petit peuple dont l'existence est menacée par d'affreux pirates.
Fées et féérie Pirates Signé
Alors qu'il chevauche sous la pluie, le Capitaine Trèfle entend un hurlement provenant d'une vieille masure. Là il se trouve nez à nez avec des pirates venus s'emparer d'un petit être. Le combat s'engage et le capitaine occis tous les vilains. Le chef des affreux lui tire dessus sans le toucher et avant de s'enfuir. Avec le petit être endormi, le capitaine Trèfle se rends au manoir d'un de ses amis,expert du petit peuple, afin de savoir d'où provient cette créature prodigieuse. Il s'agit d'un Guib, ou Lutin des sables. Celui ci vient de fort loin et raconte que son peuple qui vivait en harmonie avec les autres fées, elfes, dragons et géants, a été attaquée et emmenée telle des bête de cirque par des pirates sous les ordres du Capitaine écarlate. Le capitaine Trèfle décide, avec ses amis, Bucane Noctiflore et Corbus Barbygère, de voler au secours de tout ce petit monde et embarque à bord de La Lola, le vaisseau du capitaine. Le voyage n'est pas sans risque et la petite équipe devra affronter de nombreux dangers du pôle nord à la mer des Sargasses, pour sauver cette contrée magique. En chemin ils recevrons l'aide surnaturelle du Hollandais Volant. A l'issue d'une bataille et d'un duel, les choses finissent par rentrer dans l'ordre. Mais tout n'est peut être pas dit ou tout finit pour le Capitaine Trèfle.
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| Date de parution | 24 Septembre 2014 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
Dans un univers de conte maritime et forestier, le Capitaine Trèfle sauve un lutin captif et l'entraîne dans une quête aux côtés de magiciens et de créatures légendaires, au cœur d'un monde menacé par la violence des hommes et des pirates. Le dessin de René Hausman est l'une des forces de cet album. Les décors sont jolis, les ambiances aquarellées très travaillées, avec une vraie force évocatrice. En revanche, les visages m'ont parfois semblé un peu raides ou masqués, même si l'ensemble reste globalement maîtrisé visuellement. L'univers est riche et foisonnant, peuplé de lutins, fées, pirates et créatures marines, dans une ambiance de conte maritime qui inclut beaucoup d'éléments folkloriques. Mais je suis assez partagé à ce sujet, parce que Pierre Dubois mélange des légendes et créatures folkloriques authentiques avec des entités totalement issues de son imagination. Cela brouille mon plaisir de lecture : j'aime savoir ce qui relève de la mythologie réelle et ce qui est pure invention. Ici, je ne sais pas toujours si je peux y lire une forme d'instruction sur le folklore féérique ou si je dois simplement accepter un univers entièrement fantasmé où les références authentiques ne sont que des éléments décoratifs. J'ai également été gêné par le style narratif. Il m'évoque celui de certains contes chantés pour enfants, avec un vocabulaire volontairement alambiqué, ancien ou inventé, et des onomatopées qui donnent une impression de surcharge. Cela casse la fluidité de lecture et m'oblige à me focaliser sur le texte pour être sûr d'avoir compris ce qui est raconté, ce qui finit par m'agacer dans le déroulé de l'histoire. Je reconnais l'originalité de l'univers et la qualité du travail graphique, mais mon ressenti reste en demi-teinte à cause du style d'écriture et de cette ambiguïté permanente entre folklore réel et invention pure, qui m'empêche de m'immerger pleinement dans le récit.
C'est le genre de conte qui devrait sans doute plus plaire à un jeune public qu'à des adultes, le style de la narration, le ton et l'enchainement des situations étant moins passionnants pour un adulte qui préfèrera un récit un peu plus dense ou avec un peu plus de surprises, car le fond reste très classique, c'est un monde imaginaire rempli de créatures légendaires où aventure et péripéties se suivent un peu trop bien, ce qui fait qu'on a le sentiment de relire une histoire déja contée des dizaines de fois. On sent d'ailleurs que les auteurs ont voulu inclure un maximum de créatures, un bestiaire très varié propre aux contes de fées, dans une sorte de tout-en-un, de façon à donner plus de corps à leur récit. Mais si ce récit semble peu consistant et déja vu, cependant c'est une lecture qui ne m'a pas déplu. Je me suis laissé embarquer finalement dans le rythme effréné des exploits de Trèfle et de ses amis, sans doute aussi grâce au dessin broussailleux et foisonnant de Haussman qui à ma grande surprise, m'a beaucoup plus séduit que sur ses autres Bd, je l'ai trouvé bien adapté à ce type de conte pour petits et grands où il reproduit des trognes pittoresques, et le texte se nourrit d'un vocabulaire riche et joliment désuet.
Dubois en spécialiste, en tout cas habitué des lutins et autres petits bonhommes merveilleux, nous concocte là une histoire qui se laisse lire. L'un des personnages, Corbus Barbygère, fait un clin d’œil à une autre de ses créations, Petrus Barbygère – avec Sfar au dessin. L’histoire se laisse lire ai-je dit. Mais je ne n’ai pas trouvé l’intrigue très prenante. J’ai un peu eu l’impression que Dubois a voulu caser un peu tout, de l’histoire ou légende des différentes sortes de lutin, aux créatures merveilleuses ou terrifiantes qui ont peuplé les imaginaires depuis des siècles. Une histoire un peu fourre-tout, qui manque peut-être de consistance. C’est en fait surtout le dessin d’Hausman que j’ai bien aimé. Avec son style faussement brouillon, griffonné, avec ses tons d’automne habituels, il donne une étrange et belle patine à cette petite histoire. A lire si l’occasion se présente, éventuellement.
Il fut un temps où j'aimais bien Dubois (au cours des années 90). Malheureusement, son style d'écriture est resté immuable comme figé par le temps. Il est toujours question de la même rengaine à savoir que les hommes détruisent la magie du monde et que les pauvres elfes sont en train de disparaître. Bref, point d'originalité scénaristique. Quant à Hausman, no comment. Il est considéré par beaucoup comme un maître de la bande dessinée. Je reconnais que j'ai apprécié le trait volontairement vaporeux. Les couleurs sont très douces comme pour être bercé dans un rêve éveillé. Son style reste le même depuis 40 ans. Une oeuvre qui plaira aux vieux tenants d'une certaine forme de bd ainsi qu'aux plus jeunes. En tout cas, je ne suis pas de ce public.
Voici une nouvelle collaboration entre Hausman et Dubois et c'est comme si la magie revenait! Le Capitaine Trèfle est un gentilhomme que l'on imagine plus corsaire que pirate prêt à voler au secours des faibles. Loin de chez lui, il semble chercher un abri pour la nuit quand des cris provenant d'une maison l'attire à l'intérieur ou il tombe face à une bande de malandrins qui cherchent à s'emparer d'une petite créature. Trèfle occis tous les vilains, évite un coup de feu de leurs chef, le capitaine écarlate qui s'enfuit. Trèfle, accompagné de la créature se rends chez de vieux amis un peu magiciens, un peu astrologues afin de découvrir qui est celle ci. Il s'avère qu'il s'agit d'un guib, un lutins des sables, pourchassé par des pirates qui ont attaqué son pays, enlevé sa dulcinée et capturé tous les habitants de ce pays, elfes, korrigans, dragons, géant,etc.., afin de les réduire en esclavage et les montrer dans un cirque. Le Capitaine Trèfle et ses amis s'embarquent à bord de son vaisseau, La Lola, pour un long voyage, du pôle nord à la mer des Sargasses à la recherche du passage pour atteindre la pays du guib. En chemin et sans trop en dire ils vont croiser la route du Hollandais volant qui leur viendra en aide. Comme tout résumé celui ci est très réducteur et ne rends pas hommage au travail de Dubois qui nous emmène dans un univers peuplé de créatures issus des contes et des légendes de notre enfance ou de notre adolescence. Au départ l'on se dit qu'il y en a trop, mais tout s'harmonise parfaitement pour former une histoire qui se tient. Après que dire, je me suis laisser totalement embarquer, j'ai eu l'impression d'être pris par la main, ou alors d'être près d'une cheminée tandis qu'une vieille grand mère ou un vieux ménestrel me racontait une histoire avec tout son lot de rebondissements. Impossible ici de tout citer, allez juste un peu: des pirates, des duels, des créatures merveilleuses, la mer des Sargasses, des indiens, le Kraken et surtout le Hollandais Volant. En lisant ce descriptif certains se diront, ça doit être un beau bazar! Ben non c'est clair, c'est limpide et chaque chose est à sa place. Encore deux choses et non des moindres pour vous donnez l'envie. Le dessin de Hausman tout d'abord. Par rapport à d'autres productions de cet auteurs je l'ai trouvé meilleur si tant est que cela soit possible. Ici c'est clair, lumineux. La mer, élément important du récit est belle. Les personnages et leur trogne, sans verser dans la caricature, bénéficient d'un trait fin et vif avec des couleurs très pastel du plus bel effet. Les cases ne sont pas "fouillis" mais regorgent de détails. Et puis il y a le texte qui utilise un vocabulaire riche sans être pédant, accessible et un brin suranné: de conte quoi! Jamais ce n'est rebutant, c'est chantant, cela sonne parfois comme des petites ritournelles que l'on chante, (chantait) aux enfants. Voilà vous l'aurez compris, j'aime vraiment beaucoup, en ces sombres temps ce récit merveilleux a quelque chose de rafraichissant et il suffit d'un petit rien pour être emporter dans un très joli voyage au côté du Capitaine Trèfle
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