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Un léger bruit dans le moteur

Note: 3.14/5
(3.14/5 pour 7 avis)

Adaptation d'un roman de Jean Luc Luciani.


Adaptations de romans en BD Ecole Emile Cohl Petit à Petit Petits villages perdus Serial killers

Dans une petite et sinistre communauté villageoise isolée, située en bordure d'une route qui mène à la grande ville, un gamin se prépare à commettre le pire. En effet, persuadé d'avoir tué sa mère à sa naissance et après le terrible meurtre, un peu plus tard, de son frère, ce dernier a décidé de décimer tous ceux qui l'entourent. C'est ainsi que, se référant à un plan diaboliquement simple, le gamin égraine une à une les victimes sans soulever le moindre soupçon sur sa personne. Se pourrait-il que le passage d'un véhicule qui n'avait aucune raison apparente de s'arrêter puisse freiner les aspirations mortifères du gosse ?

Scénariste
Auteur oeuvre originale
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 05 Septembre 2012
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Un léger bruit dans le moteur

03/10/2012 | Miranda
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Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Un récit à l'humour très grinçant sur un gamin serial-killer bien décidé à massacrer tous les habitants du trou à rats qui lui sert de village. C'est noir, c'est glauque, c'est volontiers dérangeant, tout en gardant un zeste de légèreté qui montre que ça ne se prend pas au sérieux. Le lecteur est placé du point de vue du gamin meurtrier, lisant ses pensées comme s'il lisait son journal intime. Ce gamin est sérieusement dérangé, complètement psychopathe. Mais aussi détestable qu'il soit, on en vient presque à le comprendre vu la pourriture ambiante des habitants de son village. Je dis presque car il s'en prend tout de même aussi à de vrais innocents donc impossible de voir en lui un quelconque justicier rédempteur ou nettoyeur de pêchés : c'est lui aussi un vrai monstre. On évolue donc entre horreur et rire jaune avec cette histoire, avec aussi un soupçon de curiosité car l'intrigue ne se laisse pas complètement deviner à l'avance et offre quelques petites surprises sans que ce soit bouleversant pour autant. Le graphisme s'adapte bien à cette ambiance, lui aussi sombre et glauque et en même temps un peu caricatural. Ce n'est pas vraiment mon type préféré de lecture mais je l'ai trouvée pas mal quand même, avec une intrigue moins gratuite et prévisible que je le craignais en lisant les premières pages.

07/04/2021 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
L'avatar du posteur PAco

C'est avec la réédition de cette année par les éditions petit à petit que je découvre enfin cet album à propos duquel j'avais lu une majorité d'avis positifs. Amateur d'ambiance noire et de ce qui sort un peu des sentiers battus, on va dire que je n'ai pas été déçu ! On est d'emblée mis au parfum avec la page d'introduction inquiétante nous montrant un homme inquiet de tomber en panne dans un endroit quasi désert quand apparait un enfant cachant quelque chose dans son dos avec des traces de sang sur son imperméable. Le titre du chapitre qui enchaîne lève l'équivoque : " Je suis un enfant qui tue les gens"... Commence alors le récit à la première personne de cet enfant paumé dans un hameau qui l'est tout autant et dont l'objectif va être de tuer tout le monde. Les choses sont claires... et notre petit bonhomme a de la suite dans les idées ainsi qu'une imagination dérangée à souhait. C'est donc le parcours de ce serial killer en culotte courte que nous allons découvrir ainsi qu'une populace malsaine à souhait. Son environnement composé d'adultes tous plus pernicieux les uns que les autres expliquant (sans doute cela sans pour autant l'excuser). C'est donc avec cette curiosité malsaine que nous allons suivre l'avancée de son "plan", toujours plus abasourdi par son audace et ses calculs. Le dessin de Jonathan Munoz est parfait pour cette adaptation du roman de Jean-Luc Luciani, imposant d'emblée une ambiance des plus glauque, tout en contrastes, comme peut l'être ce jeune enfant psychopathe. Le trait est épais, les personnages caricaturaux, les lumières contrastées et crues, on est vite immergé dans cet univers de cauchemar, comme hypnotisés. La couverture de l'album me fait d'ailleurs férocement penser à cette image d'un lapin pris dans les phares d'une voiture... Voilà donc une nouvelle fois un très bel album scénarisé par Gaets (je vous renvois à sa très bonne série RIP toujours en cours en ce moment) et qui méritait un nouveau coup de projecteur avec cette réédition.

02/02/2021 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
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Quelle horrible bd par rapport au thème ! Cela ne donne plus l'envie d'avoir des enfants ! Ici, on nous présente un véritable monstre qui tue sa famille, puis ses amis ainsi que tous les habitants d'un petit village isolé. Cela dénature l'image même de l'innocence de l'enfance. Ne comptez pas sur moi car je ne vais pas encenser cela ! C'est franchement ignoble et à la limite du supportable. C'est le fruit d'un travail imaginatif un peu dérangé. C'est la reprise d'une oeuvre littéraire sur le thème des enfants tueurs. L'horreur n'est jamais loin. La noirceur est totale. Il faut aimer cela. A lire de préférence quand vous êtes seul dans un endroit isolé par un soir d'orage. Frissons garantis car vous ne verrez plus jamais les bambins de la même façon.

03/04/2015 (modifier)
Par Malibu
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Personnellement, j'ai beaucoup apprécié cette BD de Munoz tout comme j'ai aimé la suivante Les Dormants. Je trouve que le graphisme est vraiment soigné et à mon goût. Les personnages sont très expressifs et c'est une vraie force. Je suis un peu surpris du commentaire précédent. A mon sens le titre de Jonathan Munoz n'est absolument pas un Happy end mais juste l'histoire d'un enfant qui ne fait pas réellement la différence entre le bien et le mal. Il juge d'après son âge, ses envies, ses humeurs. Il n'y a pas une morale à rechercher ici ou là ! Un peu à l'image de la folie, il n'y a pas de raisonnement cohérent dans l'esprit de notre protagoniste. Je conseille vraiment cette bd !! et j'attends avec impatience les prochaines de Munoz.

09/02/2015 (modifier)
Par Cassidy
Note: 2/5

L'institutrice et le curé, ok, nik les institutions de la société pourrie. La commerçante, ok, c'est une voleuse, comme tous les commerçants. Les parents, ok, c'est des ploucs, donc les hommes sont des violeurs de fillettes et les femmes des lâches qui ne font rien pendant que les maris violent des fillettes. Le petit gros, ok, il est gros, donc bête et risible. Faut reconnaître qu'effectivement, le héros ne tue que des gens qui méritent de mourir. Le reste du village meurt aussi mais l'honneur du héros est sauf, la pute est tuée par quelqu'un d'autre (parce que les putes c'est des pauvres filles au grand coeur, le héros ne tuerait quand même pas une pauvre fille au grand coeur) et la famille de Noirs aussi (parce que le héros peut être un assassin mais pas un raciste quand même, faut pas exagérer). Du coup à la fin tout va bien parce que l'innocence des enfants qui ont tué que des gens qui méritent et l'amour triomphent de tout.

17/07/2013 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
L'avatar du posteur Spooky

Nous voilà avec une nouvelle histoire d'enfant psychopathe, mais cette fois-ci issue de l'imaginaire d'un écrivain. Le point fort se remarque d'emblée : l'ambiance. Le dessin de Jonathan Muñoz, une véritable découverte, donne véritablement des frissons grâce au travail sur les couleurs en nuances de jaune, de rouge ou de bleu (mais rarement ensemble, ce qui confère à chaque séquence une identité propre). Le héros de l'histoire est donc un jeune garçon animé par la colère et la haine de ceux qui l'entourent, une petite communauté de rednecks plus vraie que vraie, aux moeurs gerbantes, bien sûr caricaturale, ce qui donne ce côté théâtral au récit. Pourtant nous sommes dans les pensées du garçon, complètement barrées, mais qui ont leur propre logique, froide, calculatrice, clinique pourrait-on dire. Il y aurait sans doute de quoi écrire une thèse en psychosociologie avec un tel personnage. La montée en puissance est inéluctable, et la fin incroyablement forte. Vraiment une claque.

07/11/2012 (modifier)
Par Miranda
Note: 3/5
L'avatar du posteur Miranda

« Un léger bruit dans le moteur » pourrait se résumer en quelques courtes lignes, mais le très beau visuel lui apporte le poids qui manque un peu au scénario et qui tape allègrement dans la surenchère mortuaire. Ceci dit globalement c’est fort sympathique, surtout que le protagoniste, un gamin psychopathe, devient au fil des pages assez attachant, car il n’est pas juste maboule mais aussi malin et intelligent. Je n’en dirai pas plus sur l’histoire dont la légèreté m’empêche d’aller plus loin. Le classement en polar/thriller est ce qui est le plus proche, mais si l'option épouvante/horreur soft était disponible, c'est là que je l'aurais mise. Le dessin est très sombre à l’image du récit, et par opposition tout en rondeur et enfantin. Lorsque je dis qu’il est sombre il n’en reste pas moins totalement lisible et foutrement joli à regarder. Je n’aurais qu’une remarque, les quelques pages écrites par le gosse auraient dû comporter à mon avis quelques fautes d’orthographe, cette perfection grammaticale est un peu contradictoire avec ce que devrait être le niveau scolaire de ce gosse élevé par une belle bande d’ignorants.

03/10/2012 (modifier)