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Il Pennello

Note: 2.8/5
(2.8/5 pour 5 avis)

Paris, Septembre 2054. Un dessinateur de BD raté découvre Il Pennello, un pinceau qui donne du talent à celui qui l’utilise. Il possède également le pouvoir de donner la vie à ce qui est dessiné. Mais jouer avec la vie, n'est-ce pas jouer avec le feu ?


Edition participative Super-pouvoirs

Anton Peralleau est un artiste sans talent. Célibataire, il vit sous la coupe de sa mère et enchaîne les petits boulots alimentaires en attendant le jour où il sera enfin publié. Mais les 2000 planches refusées par tous les éditeurs de bande dessinée rendent ce jour des plus hypothétiques. Anton vient d’essuyer un nouvel échec lorsqu’il entre en possession, par l’intermédiaire de William Penn, un énigmatique antiquaire, d’un pinceau du XVIe siècle ayant soi-disant appartenu à Léonard de Vinci. D’après l’antiquaire, Il Pennello ("le pinceau" en italien) a la propriété de transcender le talent de celui qui l’utilise ainsi que le démontre son itinéraire qui, au fil des siècles, a accompagné tous les grands courants picturaux. Mais Anton découvre qu’Il Pennello possède un pouvoir bien plus fascinant. Il peut jouer sur la matière, le modèle dessiné. Anton constate ainsi qu’il peut détruire un sujet réel en le dessinant puis en l’effaçant sur la toile. Une idée folle germe alors dans son esprit. Peut-il inverser le processus ? Peut-il, tel un démiurge tout puissant, donner vie à une entité imaginaire en la dessinant sur la toile ? Anton, fan absolu de la Pelisse de Loisel et Le Tendre, et lecteur inconsolable de sa fin dramatique, décide de reproduire l’héroïne de la Quête de l’oiseau du temps, couchée sur son propre lit… Pelisse apparaît. Elle a peur. Elle dit s’appeler Elisa Balanger et ne comprend pas ce qu’elle fait ici alors qu’elle posait, il y a un instant, en cette année 1974, dans l’atelier de Régis Loisel…

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 24 Août 2011
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Il Pennello
Les notes (5)
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03/09/2011 | Dogue-Son
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Par Pierig
Note: 2/5
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Je rejoins Tomeke dans sa déception. Le sujet est franchement original et a éveillé ma curiosité. Imaginez un pinceau qui peut transcender le talent du plus médiocre des dessinateurs, voire donner vie au tableau. Bref, ça démarre plutôt bien mais, une fois les bases posées, le récit s’enlise jusqu’à un final qui ne tient pas les promesses du début. Bref, une bd avec un potentiel énorme mais qui n’a pas su porter le sujet avec la même intensité de bout en bout, à l’image d’un Phenomenum par exemple. C’est typiquement le genre de récit qui est quasi impossible de conclure sans apporter son lot de déceptions. Côté dessin, c’est détaillé, bien découpé mais le trait est trop raide et manque de personnalité que pour me séduire. Bref, les auteurs ont vu un peu grand pour une première bd et ne se sont pas donnés les moyens de leurs ambitions. A lire à l’occasion.

11/02/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Pour un premier album, c'est un essai plutôt réussi grâce notamment aux édinautes. Le scénario est suffisamment captivant pour sauver cette oeuvre de l'oubli. La thématique sur le pouvoir de l'art est assez intéressante. Maintenant de décréter que Loisel est le meilleur dessinateur de bd du XXème siècle, je ne sais pas. Redonner vie à Pelisse sous une autre forme était une bonne trouvaille. Cependant, la fin de ce récit demeure assez énigmatique. Le dessin sera également le point faible car il est trop académique. On a l'impression que le dessinateur raconte une histoire dont il pourrait être le héros. L'originalité provient réellement du scénario.

27/08/2013 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
L'avatar du posteur Spooky

Cet album est intéressant, de par son sujet, ce pinceau qui permet d'influer sur les objets réels qu'il reproduit, mais aussi invoque les modèles qui ont pu inspirer des oeuvres majeures. Cet album a une longue histoire, semée d'embûches, soumise aux aléas de l'édition de bandes dessinées, avant d'échouer (ceci n'est pas péjoratif) sur Sandawe, où il a plu à l'éditeur, mais aussi -et c'est ce qui compte- aux "édinautes" du site. Et c'est tant mieux, car cet album méritait d'être publié. L'histoire est assez prenante, il y a peu de temps morts, et le sujet est plutôt pas mal traité, même si j'ai trouvé quelques petits défauts dans la narration, des choses un peu "faciles". La fin est relativement classique, mais je la trouve assez bien amenée. Le dessin de Jean-Marc Allais est très académique. On sent qu'il est novice en BD, car il y a un côté "figé" dans les expressions et les attitudes de ses personnages, malgré le story-board de Simon Heurteau, qui a aidé au départ Serge Perrotin dans son projet. Au final un album au sujet un peu original, qui questionne sur le pouvoir de l'art de façon intéressante, mais un peu maladroite par moments.

25/09/2011 (modifier)
Par Tomeke
Note: 2/5

Je m'attendais à nettement mieux. Alors oui, l'histoire est assez originale et réserve quelques surprises au début. Oui aussi, le traitement graphique est assez joli bien qu'il soit très classique et manque parfois de dynamisme. Alors pourquoi cette note ? Si l'idée de base du récit est bien choisie, son traitement semble manquer de maturité. J'ai trouvé que le récit manquait de rythme et que les différents "rebondissements" semblaient arriver platement, sans trop de cohérence avec le reste. Et puis, l'histoire n'évolue plus que dans une seule direction, pendant des planches et des planches. Malheureusement, j'ai commencé à me désintéresser du récit vers la fin de l'album. Je conseille dès lors la lecture pour vous faire votre propre idée mais pas l'achat.

11/09/2011 (modifier)
Par Dogue-Son
Note: 4/5

Un scénario remarquable et original, inventif et surprenant. Une belle maîtrise qui permet au lecteur de s'immerger complètement dans l'histoire. Un dessin agréable, qui s'améliore au fil des planches et qui présente notamment une grande force dans les décors et les perspectives. 88 pages, c'est quasiment un double album !

03/09/2011 (modifier)