Le Temple

Note: 3.25/5
(3.25/5 pour 4 avis)

« Au travers de ce répugnant cimetière de l'univers, j'entendis un roulement étouffé, provenant de chambres obscures et inconcevables situées bien au-delà du temps... Là où dansent lentement, avec maladresse, les derniers dieux, gigantesques et ténébreux. » Gothiques et terrifiantes, cinq nouvelles du maître de l'épouvante Howard Phillips Lovecraft, adaptées en bande dessinée par l'Argentin Hernán Rodriguez.


Adaptations de romans en BD Emmanuel Proust Éditions H. P. Lovecraft L'horreur en bande dessinée

Cette adaptation tourmentée du dessinateur Hernan Rodriguez nous fait pénétrer dans le monde onirique, fascinant et parfois malsain du plus grand écrivain américain de littérature fantastique. Le lecteur est englouti dans un monde cauchemardesque et désespéré. Gothiques et terrifiantes, cinq nouvelles du maître de l'épouvante Howard Phillips Lovecraft, adaptées en bande dessinée par l'Argentin Hernán Rodriguez. Les 5 récits dans l'ordre sont : L'étranger La musique d'Eric Zann Nyarlathotep La cité sans nom Le temple

Scénario
Oeuvre originale
Dessin
Couleurs
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Août 2008
Statut histoire Histoires courtes 1 tome paru

Couverture de la série Le Temple © Emmanuel Proust Éditions 2008
Les notes
Note: 3.25/5
(3.25/5 pour 4 avis)
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09/06/2010 | Ems
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Par Ro
Note: 2/5
L'avatar du posteur Ro

Cet album recueille l'adaptation de cinq courtes nouvelles de Lovecraft, pas parmi ses plus connues, même si la plupart ont déjà été adaptées ailleurs. Je n'ai pas du tout aimé le graphisme de Hernan Rodriguez. J'ai eu l'impression de lire des planches dessinées par un adolescent, tant au niveau du trait que des couleurs, mais aussi et surtout de la mise en scène. Je trouve l'ensemble immature, presque pompier. Moi qui ne suis pourtant pas un grand amateur des adaptations de Gou Tanabe, je ne peux que constater à quel point son style est nettement supérieur à celui proposé ici. En comparant leurs adaptations de L'Etranger, de La Cité sans nom et du Temple, je réalise à quel point les images de Tanabe sont plus évocatrices, plus élégantes et plus inspirées. Celles de Rodriguez me paraissent au contraire très convenues, presque naïves, avec un dessin qui me fait vraiment penser à celui d'un grand ado. Quant à la colorisation, je la trouve très moche. Cette mise en scène, que je trouve dépourvue de finesse, m'empêche également de ressentir ce que ces nouvelles transmettent dans leur version littéraire. Dans L'Etranger, le fait de montrer autant le héros dès les premières pages affaiblit la révélation finale, et la représentation de la chose à la fin ne m'a pas convaincu du tout. Dans La Musique d'Erich Zann, le dessin rend difficile à comprendre ce qui se trouve derrière le rideau de la fenêtre, et j'ai eu beaucoup de mal à saisir ce qui se passe dans les dernières pages. Nyarlathotep m'a semblé bien plus plat que la nouvelle originale, sans retrouver son caractère universel et inquiétant. La Cité sans nom évoque ici davantage un récit de science-fiction fantastique hollywoodien qu'un véritable récit lovecraftien, où l'indicible et l'effroi devraient dominer. Enfin, Le Temple est, à mes yeux, tellement mal raconté que toute l'intrigue, ainsi que le suspense angoissant qui fait la force de la nouvelle, tombent complètement à plat. Bref, hormis la couverture qui avait attiré mon attention, j'ai trouvé ce recueil d'adaptations assez médiocre.

01/07/2026 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
L'avatar du posteur sloane

Tout d'abord l'objet; cet album déjà ancien puisqu'il date de 2008 est un petit bijou d'édition, merci Emmanuel Proust, une couverture que je trouve personnellement très belle avec un dos toilé du plus bel effet et un papier de qualité. Voilà pour le contenant qui à lui seul marque des points. Cinq nouvelles donc du maitre de Providence. La difficulté avec les œuvres de Lovecraft tient moins à mon sens de l'adaptation que de la retranscription visuelle des abominations décrites dans les nouvelles. Comment en effet dessiner l'indicible, une couleur tombée du ciel, etc.... De nombreux dessinateurs s'y sont risqués et parfois avec plus ou moins de succès. Ici je trouve que Hérnan Rodriguez, que je découvre à l'occasion, fait un travail plus qu'honnête. Son trait très sombre colle parfaitement aux ambiances, il a su suggérer plutôt qu'essayer de montrer, de donner son interprétation des horreurs lovecraftienne, laissant ainsi la part belle aux lecteurs. Avec les adaptations plus récentes et dans un style différent de Gou Tanabé, voilà un album que je recommande chaudement, ne serait-ce que pour découvrir s'il en était encore besoin l’œuvre immense de Lovecraft.

09/04/2020 (modifier)
L'avatar du posteur Le Grand A

Fans de Lovecraft et de scenarii angoissants, lisez « Le Temple ». 5 nouvelles du maître sont compilées dans cet album et pas les plus mauvaises. J’ai particulièrement apprécié celle avec la statue fétiche qui porte la malmoule à tout l’équipage d’un sous-marin allemand durant la grande guerre. Une nouvelle flippante et « ctulhuesque » à déconseiller aux claustrophobes. C’est du Lovecraft hein, donc ne vous attendez pas à des histoires avec un début et une fin, celle-ci se terminant toujours par l’incompréhension et le sentiment qu’on vient de voyager dans la 4ème dimension. Mais le plus important ça reste tout de même le dessin puisqu’il s’agit d’adapter ces nouvelles dont on pourrait bien se contenter de lire dans les différents recueils édités pour avoir (presque) le même effet. Et le résultat est parfait, couleurs et dessins sont extrêmement sombres, impressionnistes, les traits grossis. Bref l’ambiance et parfaitement retransmise. Une BD qui mérite d’être (re)connue.

01/07/2013 (modifier)
Par Ems
Note: 4/5

J'ai souvent du mal avec les récits de HP Lovecraft en raison de l'opacité des scenarii. L'ambiance glauque prédomine et laisse peu de place aux récits eux-mêmes. Pourtant dans le cas présent, je me suis régalé. La mise en image est somptueux, le premier récit est d'une noirceur incroyable mais est très lisible et surtout rehaussée par des légères touches de couleur. Les 4 récits suivants sont dans la même veine, beaucoup plus colorés. Les personnages ont un peu côté Andréas, angulaire. Les cadrages sont excellents. On a affaire à un créateur d'univers sachant retranscrire les scripts. Les histoires sont toutes plaisantes à lire malgré la noirceur des scenarii. J'ai adoré la chute du premier récit. Sans dévaloriser les nouvelles de Lovecraft, je conseille cette BD pour la découverte de son auteur et ses talents de dessinateur.

09/06/2010 (modifier)