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Les interviews BD / Interview de Ood Serrière

Ood Serrière vient de publier son premier album, "Sweety Sorcellery", dans une collection typiquement féminine. Rencontre avec une jeune dessinatrice pleine de charme…

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Ood Serrière Bonjour Ood, tu permets que je t’appelle Ood ? Pourquoi avoir modifié l’orthographe de ton prénom d’ailleurs ?
Bonjour !
Ood est en réalité Aude. J’ai simplement voulu personnaliser mon nom, marquer une différence pour mon pseudo d’Auteur.

En juin 2008 c’est ta première vraie publication, avec un court récit écrit par Fenech dans Lanfeust Mag’. Quelles ont été tes contraintes ?
En fait, j’avais déjà eu des publications dans des collectifs en 2007, avec diverses illustrations.
Avec Fenech, ce fut vraiment sympa, j’ai beaucoup aimé travailler avec lui, j’ai appris pas mal grâce à ses conseils. Travailler à plusieurs est vraiment enrichissant, et ce ne sont pas vraiment des contraintes. C’est plutôt un échange d’idées, et c’était une très bonne expérience.

Accéder à la BD Sweety Sorcellery Tu viens de sortir ta première BD, Sweety Sorcellery. Tu es l’une des dessinatrices de ce collectif, et t’occupe de la partie « centrale », "Le Cœur d’Aï-Lynn". Comment es-tu arrivée sur le projet ?
À force de poster sur les forums et d’entretenir mon blog, je me suis faite remarquer pour mon travail. J’avais déjà fait plusieurs dossiers, et je travaillais beaucoup pour y arriver, réalisant bon nombre d’illustrations, planches personnelles, etc. Ainsi, Audrey a découvert mon blog et m’a proposé de tenter l’aventure.

C’est toi qui réalises le plus de planches au final sur ce premier tome, comment s’est passée la réalisation ?
Avec beaucoup de motivation ! L’univers proposé par Audrey est très agréable à dessiner.
Ce fut assez facile donc, de travailler dans une bonne ambiance ! Et j’ai été contente de faire pas mal de planches, afin de maîtriser de mieux en mieux les principes de ce métier !

Tes relations avec le coloriste, Cyril Vincent ? Tiens d’ailleurs, comme tu es aussi coloriste, pourquoi n’as-tu pas fait les couleurs toi-même ?
Avec Cyril, ça s’est super bien passé, je le connaissais déjà un peu et j’adore son travail.
Je suis vraiment tombée sous le charme de ses couleurs ! Je le remercie encore pour son superbe travail ! Quant à moi, faire la couleur d’une illustration et d’une bande dessinée sont deux choses différentes. Je préfère passer mon temps sur le dessin, qui me passionne. Je prendrais trop de temps à faire la couleur moi-même. La mise en couleur, que je fais occasionnellement pour les autres et surtout pour moi, est plus considérée comme un loisir.

Un extrait de Sweety Sorcellery La BD semble s’adresser à un public de jeunes adolescentes, alors que la collection est censée s’adresser à un public certes féminin, mais un peu plus âgé. Pourquoi orienter Sweety Sorcellery spécifiquement vers le public féminin ?
En effet, c’est une collection plus féminine. Mais pas forcément adressée aux femmes seules.
Mais il se trouve que beaucoup de bd sont axées vers un public assez masculin, et beaucoup de lectrices ne s’y retrouve pas forcément. Le but est d’offrir un univers plus adapté à ce lectorat, avec des histoires à la Tim Burton, des romances victoriennes, tout en finesse, charme et jolies formes. Sweety Sorcellery peut être lu par tous : le personnage de Aï-lynn grandit et si dans le tome 1, elle est jeune, naïve, c’est pour marquer son évolution. Dans le tome 2, elle sera plus adulte, sexy…

L’album inaugure donc une nouvelle collection chez Soleil, intitulée Strawberry, dirigée par la scénariste, Audrey Alwett. Cette collection est à destination des filles. Alors, te sens-tu girly, geeky, ou trendy en tant qu’auteure ?
Je fais partie de la collection Blackberry en réalité. Je me sens surtout être une dessinatrice qui adore travailler dans cet univers comme dans d’autres. C’est un vrai plaisir de pouvoir travailler dans cette collection destinée en partie aux femmes : C’est un parti-pris pour cette collection qui me semble être une bonne idée.

En savoir plus sur la lithographie Sur ton blog, tu passes du temps à expliquer la réalisation d’une lithographie (très jolie, ceci dit en passant). T’intéresses-tu de près à la chaîne de fabrication d’une BD ?
Merci ;) En effet, le coté technique est vraiment intéressant à connaître et permet de comprendre les différents aspects de ce métier. J’ai pu découvrir les aspects techniques en début de parcours d’une bande dessinée. J’ai pu voir l’impression de la bd, grâce à Audrey qui en a filmé quelques instants. Peut-être aurais-je un jour la possibilité de voir tout le déroulement et d’en faire un nouveau reportage !

Tu sévis également en tant que coloriste pour d’autres auteurs, et comme illustratrice pour des sites internet ou des magazines. Comment passes-tu d’une activité à l’autre ?
Je m’organise, je ne mélange pas tout. Chaque chose en son temps : je fais une planche le matin, une couleur l’après midi par exemple. Passer d’une activité à une autre permet aussi de s’aérer l’esprit et de prendre du recul sur le travail précédent.

Parle-nous un peu du jeu Dragonea…
C’est en contactant Jeremy Desvages que l’aventure a commencé ! Il cherchait une illustratrice pour faire fonctionner son concept, j’ai donc imaginé et dessiné toutes les créatures du jeu et icônes diverses. Le but est d’élever des dragons, de les faire évoluer et de les croiser afin d’obtenir le dragon le plus puissant. Le jeu est en évolution et Jeremy lui rajoute souvent de nouvelles options.

Un dessin de dragon Tu sembles avoir une tendresse toute particulière pour les dragons, si on regarde tes illustrations et tes participations à des artbooks (Café salé, etc.). Curieusement, tu n’en fais pas dans Sweety Sorcellery !
Oui, les dragons sont des créatures magiques, et j’avoue que j’aimerais bien qu’ils existent ^^
Ce n’est pas un souci s’il n’y a pas de dragons dans Sweety Sorcellery. Il faut aussi avoir une raison d’en avoir dans cette histoire et dans le scénario.

Interviens-tu dans l’écriture de l’histoire ?
Un peu en effet, dans le sens où Audrey me demande mon avis, et me laisse très libre dans la création des personnages, décors. Nous travaillons vraiment de façon libre et en adéquation.

Sky-Doll semble être une grande source d’inspiration pour toi. Quelles sont tes autres sources, les auteurs qui t’inspirent ?
En effet, je suis une grande fan de ce que fait Barbucci, j’adore son trait ! Les autres auteurs qui m’inspirent sont Crisse, Loisel, Frazetta, Virginie Augustin, Wendling…

Un extrait de Thalulaa Tiens, parlons un peu de toi. Tu collectionnes les tortues marrantes, paraît-il. Jamais eu envie de réaliser une petite bd avec un personnage de tortue ?
Haha, en effet, je les collectionne, et j’en dessine parfois.
Mais en faire une bd entière peut être pas, non. Par contre, nous allons en retrouver dans mon nouveau projet, que je fais avec le talentueux Didier Crisse, « Thalulaa ».

Et tu aimes bien les Petshops, ces petits jouets en forme d’animaux très « kawaii ». Dis-moi Ood, tu ne serais pas un peu kitsch ?
Sur ce point, si, totalement, et j’adore. Et qui ne l’est pas, pour toutes les collections ?
Certains aimeront les Chevaliers du Zodiaque, d’autres les legos, collectionneront les poupées, moi, ce sont ces adorables bouilles sur pattes… ! C’est le côté design de ces objets qui me plaît, les grands yeux, et leur originalité. Alors bien sur c’est kitsch, mais tellement adorable :p

Ood, merci.



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Interview réalisée le 30/09/2009, par Spooky.