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L'Ultime Défi de Sherlock Holmes

Note: 2.57/5
(2.57/5 pour 7 avis)

Watson, fidèle ami de Sherlock Holmes, nous raconte la dernière aventure du grand détective.


1872 - 1899 : de la IIIe république à la fin du XIXe siècle Adaptations de romans en BD Ere Victorienne Jack l'Eventreur Sherlock Holmes et cie

Sherlock Holmes part sur les pas du plus sanglant des criminels qu'ait connu l'Angleterre, Jack l'Eventreur. Dans le décor mythique du quartier de Whitechapel, nous assistons à leur implacable affrontement. Watson nous dévoile enfin l'effroyable vérité sur le mythe de Jack l'Eventreur.

Scénariste
Auteur oeuvre originale
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 14 Avril 2010
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série L'Ultime Défi de Sherlock Holmes © Casterman 2010

26/04/2010 | herve
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Par Yann135
Note: 2/5
L'avatar du posteur Yann135

Avec cet album, vous découvrirez une énième version de qui est Jack l'Éventreur, vous savez ce célèbre tueur en série ayant sévi dans le district londonien de Whitechapel en 1888. En septembre et octobre de cette année-là, Mary Ann Nichols, Annie Chapman, Elizabeth Stride, Catherine Eddowes et Mary Jane Kelly sont assassinées. Le tueur agresse des prostituées qui trainent dans les bas-fonds de Londres. Elles ont la gorge tranchée avant de subir des mutilations abdominales ! Joli le tableau ! L’idée de départ est plutôt bonne. Le célèbre Sherlock Holmes va devoir livrer une enquête approfondie sur ces meurtres brutaux et horribles. Et nous nous attendons à ce qu’il nous dévoile un suspect inattendu sur ces événements qui ont reçu à l’époque une couverture médiatique sans précédent. Les ficelles sont énormes et nous comprenons rapidement qui est Jack l’Eventreur. C’est un peu lourdaud et vraiment tiré par les cheveux. De plus les pantalonnades d’Holmes sont exagérées et n’apportent rien à l’histoire. Au-delà du pitch, le graphisme est un peu rebutant au point d’avoir hésité longuement à lire cet album. Accrochez-vous à la rambarde ! Les personnages ont tous l’air déprimé et souffreteux. Bon ok nous ne sommes pas sur un récit franchement drôle mais quand même ! Le défi qu’un détective prestigieux - mais fictif - trouve enfin le criminel le plus recherché de l’histoire du crime, tourne à la mascarade. Au final c’est grossier et confus. On a même tendance à s’ennuyer et le mystère sur Jack L’éventreur reste entier ! A emprunter au mieux à la bibliothèque.

11/03/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
L'avatar du posteur Ro

J'ai été déçu par cette BD, non pas sur sa totalité mais seulement sur sa fin et ça a suffi à détériorer la bonne opinion que j'avais en début de lecture. Car au départ, je l'ai bien appréciée. Je trouvais original son graphisme soigné colorisé en quadrichromie visible, façon vieux périodiques d'aventure, donnant un aspect rétro à l'ensemble. J'ai apprécié de retrouver un Sherlock Holmes plein de classe et respectueux du personnage original dans son talent et ses défauts. Je trouvais sympathique l'idée de le confronter aux meurtres de Jack L’Éventreur et de le voir appliquer ses méthodes d'enquête à des faits réels. Bon, je trouvais un peu ennuyeux de relire une suite d’événements que je connaissais déjà très bien après lecture de From Hell et vision de son adaptation en film, film dont certaines scènes de cet album se rapprochent d'ailleurs vraiment beaucoup. Mais je n'ai pas dédaigné le petit rappel à la mémoire et le fait de savoir à l'avance ce à quoi Sherlock et Watson allaient être confrontés. Ma lecture se déroulait donc bien jusqu'au dernier tiers de l'album et là j'ai commencé à décrocher. La narration opère soudain des sauts chronologiques un peu brutaux et devient embrouillée à mes yeux. Et puis peu à peu apparaissent les délires cocaïnomanes et là je n'ai plus du tout apprécié. La conclusion m'est apparue mal amenée, facile, convenue. Ce que j'aime dans les récits de Sherlock Holmes, c'est leur logique implacable, et là on part dans la folie et ça ne me convient pas du tout. D'où ma déception.

29/10/2015 (modifier)
L'avatar du posteur Le Grand A

C’est un bel objet, ça c’est sûr. Un format taille comics américain, une couverture souple et cartonnée, à l’intérieur les pages sont d’imitation ancienne comme si le papier avait été jauni, donnant au livre un aspect carnet de bord, livre d’enquête. L’histoire est somme toute assez banale mais plaisante, la rencontre entre deux mythes de l’imaginaire britannique : Sherlock Holmes et Jack l’éventreur. Le dessin en revanche n’est pas ma tasse de thé même si ça se lit sans difficulté, mais parfois les couleurs m’ont donné une impression de « vomi » (c’est moins jolie du coup mais ça colle à l’ambiance du moment). Je pense que dans l’ensemble des adaptations BDs du plus célèbre des détectives, cette série tient le bon bout et se place dans le haut du panier. Je l’ai acheté pour quelqu’un qui est fan du personnage et cette personne m’a dit que ça lui avait plu. Achat recommandé aux amateurs donc.

01/11/2013 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 3/5
L'avatar du posteur Blue Boy

Dans la forme, j’ai trouvé assez originale la façon dont les auteurs se sont replacés dans le contexte de l’époque, en donnant à l’objet un aspect vieilli. Si ce n’était pour l’odeur de neuf, le code-barre au dos, la date de parution et autres annotations diverses, j’aurais pu croire que la BD était d’époque. Le rendu parcheminé du papier contribue à cette impression, de même que les points de trame utilisés pour la colorisation. Un bel objet, donc. Il faut également souligner le soin apporté à la reconstitution du quartier sordide de Whitechapel à Londres, un lieu qui a si bien inspiré Charles Dickens. Certaines cases sont tout bonnement saisissantes de noirceur et traduisent bien la grande misère qui pouvait y régner au XIXème siècle. Si le scénario est certes surprenant, l’adaptation en bd du roman de Michael Dibbin a les défauts de ses qualités, comme si la forme avait cannibalisé le fond. L’intrigue est comme reléguée au second plan dans ce qui m’a paru être davantage un exercice de style graphique. Plus attiré par le côté visuel de l’ouvrage, je ne peux pas dire que j’ai été captivé par l’histoire. D’après moi, il vaudrait mieux lire d’abord le roman avant de passer à la bd.

13/05/2013 (modifier)
Par Ems
Note: 2/5

"L'Ultime Défi de Sherlock Holmes" m'aura déçu dans son ensemble. Le scénario a de bonnes idées mais leur organisation manque de liant et de subtilité. Il y a des décrochages étranges et une seconde moitié moins maitrisée. L'histoire reste correcte mais sans plus. Le dessin m'a encore plus déçu : l'effet vieux papier passe bien mais l'espèce de filtre rendant flou le dessin est franchement raté. Il dénature le travail en offrant une sorte de pixellisation. Trop d'effets nuit à la lisibilité et donc à l'intérêt de l'oeuvre. Cette BD ne fera pas dans le détail pour l'appréciation des BDphiles, ce sera globalement du pour ou contre. Elle reste donc à lire pour définir dans quel camp vous vous trouvez.

28/06/2010 (modifier)

En tant que grand fan de Sherlock Holmes (je dois avoir presque tout lu sur ses aventures, que ce soit dans les romans d'origine, ou dans ceux d'auteurs beaucoup plus récents), je me devais de lire cette nouvelle enquête dont je n'ai vu jusqu'à présent que des critiques plutôt très bonnes. Concernant mon goût pour les romans, je n'ai quasiment jamais été déçu, les auteurs ayant repris le personnage s'en étant toujours à mes yeux très bien tirés, en respectant l'univers à suspense de Conan Doyle. Le premier constat sur cet ultime défi concerne l'édition et le graphisme proprement dit : c'est très beau. Cette édition au papier artificiellement vieilli et aux graphismes vieillots est du plus bel effet. Cela donne vraiment envie de lire. Pour ce qui est de l'histoire, après une première moitié bien glauque avec une force montée en puissance, on arrive à une scène transitoire et l'apparition inopinée d'un personnage mythique de l'univers de Holmes qui rendent toute la seconde moitié d'une banalité à pleurer (j'ai deviné la fin et l'évolution des personnages à partir de ce moment, ce qui est un comble dans une aventure de Sherlock Holmes). Il y a de l'idée au final, mais la façon dont c'est raconté et/ou mis en image est complètement ratée, et vraiment à l'opposé (dans sa narration) de ce que l'on connait dans la plupart des romans. On dirait qu'il manque beaucoup de pages pour donner de la substance à la résolution de l'enquête : on a des successions de scènes sans réels liants qui plombent de manière magistrale l'intrigue. Les connaisseurs (plutôt que fans) de Sherlock Holmes risquent donc de se prendre une belle douche froide à la lecture de cette adaptation. Je ne connais pas le roman d'origine (ça doit être un des rares que je n'ai pas lu), alors je n'ai malheureusement pas matière à comparer. Mais j'espère grandement que ce désastre est dû à l'adaptation en BD et des trop nombreuses ellipses qui en découlent (rendant l'histoire hachée et sans grand intérêt dans sa seconde partie). Dessin : 4/5 Histoire/Adaptation : 1/5

30/04/2010 (modifier)
Par herve
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur herve

Grand admirateur de Sherlock Holmes, je me suis toujours méfié des reprises du personnage de Conan Doyle, pourtant le plus repris à la fois en littérature et au cinéma. Quelques exceptions toutefois me viennent à l’esprit : « La vie privée de Sherlock Holmes » adapté par Billy Wilder au cinéma et « Les exploits de Sherlock Holmes » par Adrian Conan Doyle et John Dickson Carr, recueil de nouvelles qui reprenaient les canons holmésiens. Cette nouvelle aventure en bande dessinée est l’adaptation du roman de Dibbin, que je n’avais pas vu passer à l’époque. Même si Sherlock Holmes redevient à la mode avec le film de Guy Ritchie et sa déclinaison en bd « Sherlock Holmes et les vampires de Londres » (que j’ai tous deux soigneusement évités), je suis très rétif à ce regain d’intérêt. Seule la version originale de Luc Brunschwig et Cécil "Holmes", m’a, pour le moment, passionné. Pourtant, dès que j’ai aperçu ce livre, j’ai tout de suite été séduit. Séduit par la forme – on croirait lire un journal du début du 20ème siècle avec utilisation d’un mauvais papier- et surtout par le fond. Quel scénario extraordinaire ! Mais j’y reviendrai. Un seul et unique élément m’a fait pencher vers l’achat instinctif voire compulsif : Jeremy Brett, car le dessinateur a eu la brillante et heureuse idée de faire apparaître Sherlock Holmes sous les traits d’un des meilleurs acteurs ayant interprété le célèbre détective à la télévision, Jeremy Brett, disparu trop tôt. Du coup, j’ai l’impression d’entendre ses intonations et voir ses mimiques à chaque page. Un régal, vous dis-je. Si Billy Wilder avait certes quelque peu écorné le mythe du détective anglais dans « La vie privée de Sherlock Holmes », le scénariste revisite ici complètement les canons holmésiens avec cette adaptation de Jack l’Eventreur, tout en utilisant les aventures de Conan Doyle (" le dernier problème", Mycroft Holmes, les déguisements de Sherlock Holmes, les chutes de Meiringen) et en distillant dans cet opus des titres d’aventures imaginaires que n’aurait certes pas renié Conan Doyle ("le club des molubdotémophiles ", "la magouste royale"ou encore "le soleil d'azur"). Bien sûr, au fil des pages, on songe au célèbre From Hell d’Alan Moore dans les déambulations de Sherlock Holmes et du docteur Watson dans les rues de Whitechapel. Certes, le parti pris d’un dessin assez vieillot peut rebuter certains mais il ne faut pas s’arrêter à cela. Un formidable pied de nez au mythe de Sherlock Holmes et qui ne peut que ravir les amateurs, tant l’esprit du scénario est fidèle aux autres aventures relatées par Watson, pardon par Sir Arthur Conan Doyle, qui d’ailleurs fait ici une apparition. Watson, dans la seconde partie de cet opus, prend une importance qu’il n’avait pas dans les aventures « classiques » ; mais ne prenez pas garde au quatrième de couverture qui annonce : "A la veille de sa mort, le docteur Watson...", cela peut vous induire en erreur. J’ai pris un très grand plaisir à lire cette aventure qui tranche vraiment avec le mythe du héros imaginé par Conan Doyle. Bref, je ne dirai qu’un mot : jubilatoire.

26/04/2010 (modifier)