Sans l'ombre d'un doute

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Ca parle d'une main gauche qui dessine les rêves de la main droite, puis des doigts de sa grand-mère, ça reparle de la main gauche qui dessine les rêves de la main droite, mais aussi ses cauchemars.


Une histoire? Ah bah bon? Ah si ça parle quand même de la religion, et aussi de petits lapins. et les petits lapins ils indiquent le chemin de Dieu au petit garçon déguisé en Zorro. Ils sont très gentils les petits lapins.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Décembre 2006
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Sans l'ombre d'un doute
Les notes (1)
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24/02/2010 | GiZeus
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Par GiZeus
Note: 3/5

La bibliothèque municipale a cette vertu dans le sens où elle permet de s'intéresser à quelque chose que l'on aurait pas connu autrement. La raison pour laquelle j'ai emprunté "ça" est uniquement lié à mon esprit de contradiction, essayer de dépasser mes appréhensions. En effet, en parcourant très vite cette BD, n'importe qui s'apercevrait que l'on est loin de la bande dessinée traditionnelle. Pour plus d'informations je vous invite à consulter la galerie, car une image parle mieux qu'un long discours, surtout en cette occasion. J'étais bien curieux de savoir ce que pouvait véhiculer ce livre, attiré que j'étais par la singularité du style. Et c'est en arrivant chez moi que j'ai pu prendre la pleine mesure de l'éloignement de tout graphisme que j'avais jusqu'alors rencontré. Pour vous faire ne serait-ce qu'une vague idée, Pierre Dabu mélange avec un aplomb surprenant peinture, crayon de papier (non pas fusain mais bien crayon de papier), stylo bic et feutre, et parfois dans les mêmes portions de planche. Je fus bien décontenancé lorsque je tombai sur les premières pages, me demandant si ce n'était pas une farce de quelque gamin qui aurait perpétré une quelconque farce sur les premières pages de cet album. Force me fut de reconnaître - après avoir frotté le crayon de mon doigt pour bien être certain - que c'était bien l'auteur qui avait commis ce que je considérais quelquefois comme des gribouillages. Quoi qu'il en soit, le scénario, ou tout du moins la succession d'images, ne brille pas par sa pertinence. On passe en effet constamment du coq à l'âne, tout du moins au début, sans imaginer la tournure des non-événements. Eh bien même lorsque cela se produit, on en est quitte pour un voyage à travers des planches abstraites, de l'art contemporain en BD. Ça se laisse regarder agréablement, mais je n'ai absolument pas trouvé de sens à ce voyage pictural, autre que celui d'exprimer ses visions après avoir ingurgité un cocktail de drogues et d'alcools en tous genres. Mais ça parle quand même de quelque chose, du moins quelque chose d'écrit de compréhensible, parce que je ne vous parle même pas des commentaires inintelligibles qui viennent ponctuer ce délire graphique. Si ça parle de religion, ça dit qu'on ne peut pas croire en rien sinon la vie ne vaut pas la peine d'être vécue, que Dieu est à l'image de l'homme et non pas l'inverse, comme on pourrait si naïvement le croire, et ça c'est quand ce n'est pas noyé dans des logorrhées lyriques incompréhensibles. Bref, c'est du master of the obvious poétique, devenant vraiment lourdingue sur la fin. En résumé, c'est un peu le gros bordel dans cette BD, un délire psychotique qui arrive parfois à être compréhensible pour nous assener des évidences. Alors pourquoi suis-je aussi généreux dans ma notation? Pourquoi pas 2, voire 1 étoile? Eh bien force est de reconnaitre que malgré le côté incompréhensible de cet album, ce côté très abstrait, j'ai dans l'ensemble plutôt apprécié le voyage pictural. Le côté parfois naïf fut agréable, et les "dessins" forment une fresque agréable. Je suis peut-être un peu généreux, mais c'est comme ça. Quant à l'acheter, je vous le déconseille évidemment. A parcourir une fois pour effectuer un voyage graphique passe encore, mais de là à cautionner des propos totalement stériles sans queue ni tête certainement pas.

24/02/2010 (modifier)