L'Impertinence d'un été

Note: 3/5
(3/5 pour 8 avis)

Mexico, août 1923. Le photographe américain Edward Weston vient d'abandonner femme et enfants pour rejoindre sa maîtresse Tina Modotti. Fille d'émigrés italiens, Tina a démarré une carrière d'actrice à Hollywood avant de se révéler photographe, dans le sillage d'Edward.


1919 - 1929 : L'Après-Guerre et les Années Folles Aire Libre Auteurs espagnols Denis Lapière Mexique et mexicains Milieux artistiques Photographie

Mexico, août 1923. Le photographe américain Edward Weston vient d'abandonner femme et enfants pour rejoindre sa maîtresse Tina Modotti. Fille d'émigrés italiens, Tina a démarré une carrière d'actrice à Hollywood avant de se révéler photographe, dans le sillage d'Edward. Au Mexique, les deux amants découvrent que révolution rime avec expression. Sur les murs des bâtiments publics explosent les peintures de Diego Rivera, de Xavier Guerrero et de tous ceux qui resteront dans l'histoire de l'art sous le nom de "muralistes". En ces années 1920, charnières entre l'ancien monde, balayé par la première guerre mondiale, et le nouveau monde qu'il reste à construire, Tina et Edward s'engagent aux côtés des guérilleros de l'art. Dès lors, pour Tina, le sexe, la liberté, l'art et la politique s'avèrent indissociables de son mode de vie ; une quadrature du cercle difficile à résoudre pour Edward. Mais si la passion brûle les sens, la souffrance attise les feux de la création...

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 06 Mars 2009
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus
Couverture de la série L'Impertinence d'un été
Les notes (8)
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05/03/2009 | Ro
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L'avatar du posteur Yannou D. Yannou

J'ai adoré. Le dessin (magnifique) colle parfaitement au scénario. Le temps d'un été, dans un contexte bien spécifique, ce temps qui s'écoule en suspension, cette atmosphère, et ces 2 héros si attachants, humanistes. On manque d'humanistes en ces temps de 2017 et cette lecture m'a fait du bien.

22/10/2017 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
L'avatar du posteur Erik

Voilà encore une bd d'atmosphère qui ne m'a guère séduit. Le contexte aurait pu être intéressant dans un Mexique qui échappe à la Seconde Guerre Mondiale mais pas au règlement de compte d'un certain Staline puisque son rival Trotski sera assassiné à Mexico. Il est question d'une effervescence à la fois politique et artistique puisqu'il y aura un retour sur les années 20. On s'attardera sur la relation de deux photographes qui ont marqué leur art. Trop de personnages ressemblants sèment la confusion. Par ailleurs, il y a un mélage entre ceux qui ont réellement existé et ceux qui ont été introduit pour les besoins de la mise en scène. Au final, l'originalité du scénario semble faire défaut. On ne retiendra pas grand chose. J'avais pourtant bien aimé des mêmes auteurs Le Tour de Valse et Un peu de fumée bleue.... Or cette histoire d'amour m'a paru bien fade à côté. Il manque quelque chose de primordial pour susciter réellement l'intérêt ou la passion.

16/07/2011 (modifier)
Par cac
Note: 3/5

Edward Weston au Mexique dans les années 20. On y trouve un récit sur ses aventures amoureuses et photographiques sur fond de mouvement politique massif. Les communistes sont à l’œuvre et Weston l'américain se garde bien de s'y mêler de trop près. Le dessin de Pellejero est bien, toujours reconnaissable à son style de trait épais pour les contours de ses personnages. Il est dommage qu'on ne voit pas plus de peinture et que ne soit pas mieux expliqué le contexte des muralistes.

09/07/2011 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Oups ! J’avais pas fait gaffe. Braqué sur le nom des auteurs, j’ai acquis l’objet sans même lire la postface et ne me suis rendu compte qu’au fil du récit que celui-ci était tiré d’une histoire vraie. Et donc, je me suis retrouvé au milieu d’un groupe d’artistes, des années 20 et du Mexique, en trouvant certaines idées très belles. Notamment ce concept qui veut abandonner la toile au profit du mur comme support à la peinture, ceci afin de garantir l’accessibilité au plus grand nombre. C’est purement génial (les toiles ne peuvent plus être « séquestrées » par de riches collectionneurs, ou, du moins, plus difficilement) et je remercie Denis Lapière de m’avoir fait découvrir ce courant tant artistique que politique. Donc, les idées artistiques véhiculées par ce récit m’ont franchement bien plu. Idem des réflexions sur la culture, l’art et la politique. Et n’allez pas croire que vous allez devoir vous farcir un discours rébarbatif : la narration de Denis Lapière amène tout avec douceur et naturel et se lit comme la gazette des sports. Mais ce récit n’est pas que réflexion sur l’art, c’est aussi une histoire d’amour, de quête d’un bonheur sans cesse fuyant (mais est-ce le bonheur qui fuit, ou ces personnages ?) Finalement, ce récit, c’est surtout une histoire de choix, des choix artistiques, professionnels ou de choix de vie, tout simplement. Donc, la tentation était grande de dévorer ce diptyque à la vitesse du TGV. Oui, mais voilà, Pellejero est aux pinceaux. Et quand cet artiste m’offre pareilles planches à admirer, je ne peux faire autrement que m’y attarder. Et, une fois de plus, je suis tombé sous le charme de ce trait épais, chaud, sensuel … magnifique, quoi. Seul petit reproche : la technique employée par l’artiste pour « isoler » ses avant-plans fonctionne moyennement selon moi dès que la case atteint une grande taille. La case en question parait alors, parfois, trop vide. Mais ce choix artistique n’a que très peu altéré mon admiration vis-à-vis de l’ensemble. En résumé : je l’ai acheté, je ne le regrette pas et ne peux que vous conseiller d’y jeter un œil : ce diptyque en vaut la peine !

04/06/2010 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Je ne sais pas trop comment noter cet album. Je l'aime et je le déteste ! J'aime beaucoup les premières pages. Elles sont captivantes et le dessin crée une atmosphère intime qui donne envie de savoir la suite. Malheureusement, il ne se passe pas grand chose. Il y avait toujours des petits trucs qui faisaient en sorte que je continuais ma lecture, mais on ne peut pas dire que j'ai lu l'album avec beaucoup de passion et puis les préoccupation artistes des personnages m'ont un peu ennuyé. Il faudrait que je lise la suite, qui sort bientôt, pour savoir si j'aime oui ou non "L'Impertinence d'un été".

16/04/2010 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
L'avatar du posteur Spooky

Un peu déçu par ce premier tome. Je m'attendais à quelque chose de réellement prenant avec les talents conjugués de Lapière et Pellejero. Las, c'est assez plat au final. En effet même si on sent la "patte" d'un véritable scénariste dans l'histoire, celle-ci me semble faire quasiment du surplace, je n'ai pas l'impression qu'il se passe grand-chose. Pour tout dire ça m'est un peu tombé des mains à ce niveau-là. Heureusement que le dessin de Ruben Pelllejero contribue à une atmosphère chaude et sensuelle, un dessin très agréable avec de belles couleurs. En résumé, une BD que je vais vite oublier, malgré le dessin "chaud" de Pellejero.

20/08/2009 (modifier)
Par Ems
Note: 3/5

Après la lecture du premier tome. Comme Ro, je découvre des personnages ayant existé. Ce tome introductif est prenant mais l'on ne sait pas où ce récit va nous mener. Du coup, j'ai du mal à savoir si j'ai de la curiosité ou de l'intérêt pour cette BD. Le rythme est calme mais réel, le dessin gras est fort et la colorisation informatique offre des contrastes importants, jouant sur le chaud et froid. Tous les artistes présents dans cette histoire sont venus au Mexique y rechercher une liberté afin d'exceller dans leurs arts respectifs. Maintenant que l'on a appris à les connaitre, il nous reste à savoir ce qu'ils vont devenir. A suivre donc mais en l'état, il y a trop d'inconnues pour préconiser l'achat.

02/08/2009 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

C'est pour moi un vrai plaisir de retrouver le trait chaud et épais de Pellejero dans une fresque historique ayant pour décor le milieu artistique Mexicain dans les années 20. Par le biais de cette bande dessinée, j'ai découvert un groupe d'artistes dont je n'avais presque jamais entendu parler à titre personnel. Véritable découverte donc. A partir de 1923 se trouvaient en effet des photographes, romanciers et autres peintres venus de tous horizons chercher sous le soleil de Mexico la liberté d'expression et de vie qu'ils n'estimaient plus pouvoir trouver ailleurs. Leur recherche de libération de l'Art va les amener à côtoyer tous plus ou moins le parti communiste Mexicain et l'idéal révolutionnaire. Parmi eux les peintres muralistes Frida Khalo, Diego Rivera, Xavier Guerrero, et surtout le couple d'amants photographes Edward Weston et Tina Modotti. L'intrigue de L'Impertinence d'un été va s'attacher plus particulièrement à ces deux personnages. Politique, Art et amours se mêlent donc dans ce récit. Le graphisme de Pellejero est très plaisant et convient parfaitement à ce décor chaud et sensuel. Au-delà de la belle couverture, je regrette un peu le manque d'exubérance dans les couleurs des planches qui ressortent à mes yeux un petit peu ternes comparées à la chaleur des lieux. Je déplore également le fait que le visage du narrateur ne soit pas facilement différenciable de celui d'Edward Weston. Mais dans l'ensemble, c'est beau et agréable à lire. L'objectif d'instruire le lecteur sur des lieux, une époque et des artistes assez peu reconnus en France à ma connaissance, contrairement au Mexique où ils sont très célèbres, est donc plutôt atteint. Le rythme de lecture est plaisant et les personnages intéressants. Malheureusement, le récit ne décolle pas vraiment pour le seul premier tome paru. On suit des petites tranches de vie d'artistes sans trop s'y attacher, sans être vraiment captivé. Leurs idées et leurs émotions ont eu du mal à m'atteindre. En fin d'album, je me demandais encore ce que les auteurs allaient pouvoir raconter par la suite car il ne s'était finalement pas passé grand chose. J'espère que le second et dernier tome sera un peu plus marquant.

05/03/2009 (modifier)