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73304-23-4153-6-96-8

Note: 3.33/5
(3.33/5 pour 6 avis)

« 73304-23-4153-6-96-8 » est une combinaison notée sur un papier. Les chiffres collent au quotidien de son détenteur. La chance à la roulette sera de courte durée ...


Auteurs suisses BD muette Carte à gratter

« 73304-23-4153-6-96-8 » est une combinaison notée sur un papier. Les chiffres collent au quotidien de son détenteur. La chance à la roulette sera de courte durée ... Chez Thomas Ott, les histoires sont noires, cauchemardesques, dont les héros ne se réveillent jamais (ou alors pour replonger dedans). Comme à son habitude, le Zurichois nous livre une histoire muette. Le livre sort quasi-simultanément chez Edition Moderne (Suisse), Fantagraphics (USA), La Cupula (Espagne) et à l'Association en France.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Avril 2008
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série 73304-23-4153-6-96-8
Les notes (6)
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28/04/2008 | iannick
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L'avatar du posteur Noirdésir

On ne peut échapper à son destin. Les Grecs ont écrit de belles tragédies et de grands mythes à partir de cette constatation. Thomas Ott en a fait un album amusant (enfin pas forcément...), déroulant sans fin sous nos yeux et ceux du personnage principal la liste de chiffres qui forment le titre de l’album. C’est envoûtant, parfois amusant, souvent glaçant, mais on suit la dérive du héros, et nous découvrons avec lui la fatalité, cette main tendue et aussitôt saisie qui le conduit – et nous avec – vers une fin que nous pressentons avant même que le héros n’en prenne conscience. C’est une sorte d’exercice de style, muet – et donc lu rapidement, dans un Noir et Blanc habituel pour Thomas Ott. On y retrouve aussi son style de « grattage », et certains de ses thèmes de prédilection (il n’est par exemple pas un grand défenseur de la peine de mort…). Je vous recommande cette lecture, ainsi que la découverte plus en profondeur de l’œuvre d’Ott, vraiment originale et intéressante.

18/12/2013 (modifier)
Par Miranda
Note: 3/5
L'avatar du posteur Miranda

Une lecture sympathique même si je m’attendais à plus d’originalité dans la seconde partie du récit qui arrive avec une pirouette une peu facile, d‘autant que la chute on la voit venir de loin, mais ça se laisse agréablement regarder. Thomas Ott sait faire des récits muets qui ne mettent pas à l’épreuve nos neurones, on interprète chaque case du premier coup d’œil, sans faire d’efforts. Le visuel est comme d'habitude réussi et expressif. Par contre pour ce qui est de l’achat et ses 5 minutes de lecture maximum… peut-être à réserver aux fans de l’auteur.

14/01/2011 (modifier)

Visuellement il n'y a rien à dire, c'est très expressif, très technique aussi. En plus on dirait qu'il y a du boulot et tout ... mais bof. Au début on est dans une atmosphère très prenante : l'enfermement, la mort, la sentence. Les premières pages et leur traitement graphique sont réellement saisissants. J'ai cru au très noir d'ailleurs, et j'ai même eu peur du carrément glauque. Puis, rapidement, l'auteur change de partition, ce n'est plus vraiment saisissant, ni original. On se rendra d'ailleurs compte rapidement qu'on est victime d'une pirouette ... Ce qui me désole c'est que cette BD ne dit rien. Elle raconte des choses pourtant ; mais ne développe qu'une mécanique assez froide, et désormais classique. Mécanique qui peut tenir en 1 page dans les Idées noires de Franquin (et même en une seule case si vous cherchez bien). Bref, cette petite histoire aurait eu sa place dans un recueil avec d'autres "démonstrations" ou jeux d'esprits, mais elle ne méritait pas une publication en one shot car elle manque de sens. Après, ça peut être l'occasion de découvrir l'auteur. Mais j'imagine qu'il a dû faire bien mieux. Dans le même "genre" : Les pirouettes du Smart monkey sont nettement plus convaincantes !

27/05/2010 (modifier)
Par Ems
Note: 4/5

Ott reste fidèle à sa technique de la carte à gratter qu'il maitrise. Son style est une marque de fabrique tant il est reconnaissable. Il se prête à des récits muets en raison de son côté expressif. L'aspect sombre visuel accompagne généralement des récits également sombres et dramatiques. "73304-23-4153-6-96-8" est une sorte de suite logique où les destins des personnages tournent autour de ces chiffres. C'est maitrisé de bout en bout, Ott a l'art de captiver l'attention du lecteur et de l'amener dans son univers. On pourra reprocher une lecture trop courte mais elle est si plaisante et personnelle qu'il serait dommage de bouder son plaisir. Plus que cette BD, c'est l'auteur, Thomas Ott que je conseille de découvrir.

10/03/2010 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

J'ai véritablement adoré cette bd muette car elle m'a totalement surpris dans son dénouement. Le sujet concerne une suite de chiffres un peu maléfiques si on est superstitieux. Il y a d'ailleurs tout un mystère autour de la signification de cette suite de chiffres sur un bout de papier qu'un condamné à la chaise électrique a laissé tomber dans son dernier souffle. C'est le bourreau qui le ramasse et l'histoire peut alors commencer pour notre plus grand plaisir. Le graphisme en noir et blanc est particulièrement séduisant et colle à merveille pour donner à cette bd un parfum d'ambiance mystérieux. Le silence des cases devient oppressant au fur et à mesure de l'avancée de cette histoire. L'atmosphère est véritablement noire et angoissante. L'auteur a réussi à délivrer un message autour de ce conte cynique et cruel. Il y a toute une logique véritablement implacable comme les mathématiques. C'est bien pensé et c'est bien réalisé.

18/09/2009 (modifier)
Par iannick
Note: 3/5
L'avatar du posteur iannick

« 73304-23-4153-6-96-8 » est un one-shot exempt de dialogues, totalement muet comme peut l’être Là où vont nos pères (bd récemment primée à Angoulême). Enfin, quand je cite « exempt », ça ne veut pas dire que l’album de Thomas Ott est inexpressif, bien au contraire car son dessin et son découpage permettent de comprendre facilement le thème de cette histoire ainsi que les sentiments des différents protagonistes ! L’album est en noir et blanc, la technique de Thomas Ott est originale puisqu’elle reprend celle de la carte à gratter. Le résultat donne un graphisme qui m’est apparu assez personnel, étonnamment détaillé au vu de la méthode de dessin employée ; son coup de patte se révèle finalement très plaisant à contempler et parfaitement en adéquation avec son récit. La mise en page est décomposée principalement en un gaufrier de 4 cases. Il faut rendre hommage à l’éditeur d’avoir choisi ce petit format pour le livre car il sied parfaitement à la mise en page de l’auteur suisse. Quant au scénario, Thomas Otto nous propose une histoire à l’humour noir… attention, quand je dis « noir », c’est comme si un auteur vous racontait qu’une personne qui vient de sortir indemne d’un accident de la route est décédée peu de temps après, celle-ci cherchait du secours pour rentrer chez elle lorsqu’elle fut fauchée par une voiture… bref, vous voyez le genre ? « 73304-23-4153-6-96-8 » met en scène la mise à mort d’un prisonnier, celui-ci va au moment de sa sentence laisser échapper un papier contenant des numéros (d’où le titre de l’album). Ce morceau de feuille sera ensuite récupéré par son tortionnaire, ce dernier découvrira rapidement que ces numéros sont –disons- « magiques »… J’ai bien aimé cette histoire d’autant plus que la narration est excellente. Cependant, il faut admettre que malgré les 112 pages, la lecture est rapide (une vingtaine de minutes pour ma part) ! Dès lors, les vingt euros réclamés pour l’achat de cette bd me paraissent excessifs même si la qualité de reliure de cet ouvrage est exceptionnelle. Je pense que « 73304-23-4153-6-96-8 » contentera les lecteurs qui apprécient beaucoup l’humour (très) noir. Pour ma part, même si l’histoire m’est apparue sans grosse surprise (le thème de cette bd a déjà été exploité dans de multiples médias), j’y ai passé un bon moment de lecture. J’y ai découvert un artiste, qui m’était inconnu, dont j’apprécie le coup de patte et la manière de mettre en scène son récit. Finalement, cet album m’est apparu comme une belle découverte !...

28/04/2008 (MAJ le 28/04/2008) (modifier)