Esteban (Le Voyage d'Esteban)
Les aventures d'Esteban, un jeune mousse, qui s'est embarqué sur un cap-hornier...
1900 - 1913 : Du début du XXe siècle aux prémices de la première guerre mondiale Albums jeunesse : 10 à 13 ans Capsule cosmique Froid. Neige. Glace La Pêche Lectures à l'École, cycle 3 (CM1, CM2 et sixième) Patagonie/Terre de Feu Séries peut-être abandonnées Vieux gréements
Au sud du continent américain, dans un univers particulièrement hostile, celui des derniers grands baleiniers en bois naviguant dans les eaux du Cap-Horn, le jeune Esteban, orphelin indien originaire de la mythique Terre de feu veut à tout prix devenir harponneur. Pour se faire, il embarque à bord du "Léviathan", impressionnant cap-hornier où l’attendent mille dangers. Tenace, le jeune mousse se prépare à rencontrer, dans les eaux glaciales de ce bout du monde, la dangereuse baleine bleue. Un premier tome épatant d'une nouvelle série (dont Matthieu Bonhomme assure seul dessin et scénario).
| Scénario | |
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Editeur
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Genre
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Public
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Type
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| Date de parution | 16 Septembre 2005 |
| Statut histoire |
Série en cours - cycle(s) terminé(s)
(1er cycle de 5 tomes terminé - suite en suspens)
5 tomes parus
Dernière parution :
Plus de 3 ans
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Les avis
Après avoir lu les excellents Charlotte Impératrice et Lucky Luke vu par Mathieu Bonhomme, j'ai voulu continuer sur cette lancée en découvrant une saga plus ancienne de Bonhomme. Et quelle excellente découverte ! Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en ouvrant le premier tome d'Esteban, mais j'ai été conquis. Si le premier tome pouvait paraître un peu verbeux et pas encore bien solide, il pose les bases d'une aventure qui prend toute son ampleur dès le deuxième tome. Celui-ci est peut-être celui qui m'a le plus ébloui, par la virtuosité de sa narration et de ses séquences d'action, notamment une poursuite entre deux navires au milieu des icebergs, qui vaut son pesant d'or. Avec le tome 4, la saga prend ensuite une direction inattendue, en nous faisant quitter le monde des chasseurs de baleine, pour entrer dans un scénario d'évasion non moins intéressant. Sans devenir pour autant un cours d'histoire, Mathieu Bonhomme nous intéresse alors à une page d'histoire très méconnue, concernant l'extermination des Indiens en Terre de feu. Cela reste une toile de fond plus qu'un véritable outil scénaristique, mais c'est vraiment captivant et prenant, d'autant que je n'y connaissais rien ! Au-delà du récit, les personnages dessinés par Bonhomme sont assez subtils et touchants. Voulant visiblement s'éloigner d'un manichéisme où le public jeunesse aurait pu l'entraîner, l'auteur essaye de nous offrir des portraits (relativement) nuancés. Bien sûr, certains méchants restent très méchants, mais il est difficile, par exemple, de ne pas s'attacher au capitaine, brutal, égoïste et impulsif, mais aussi capable d'une ténacité et d'un héroïsme impressionnants. C'est la complexité de ce personnage, d'ailleurs, qui permet de nuancer également le portrait des chasseurs de baleine, le récit s'élevant au-dessus d'une opposition trop facile et mécanique entre gentils défenseurs de la nature et méchants baleiniers. On est en 1900, pas d'anachronismes, le combat des personnages n'est pas de préserver les animaux de la prédation des humains, mais plutôt de préserver les ressources naturelles du gaspillage à outrance, symbole du capitalisme naissant (ce qui pourra mener plus tard à la protection des baleines en elles-mêmes). Un discours assez équilibré, très appréciable dans une production jeunesse comme celle-ci. Finalement, mon seul regret est que cette saga semble avoir été un peu laissé en suspens sans véritable conclusion. Si le tome 5 conclut le cycle de manière très satisfaisante, il lui manque la force d'une vraie apothéose, que demandait la saga. Il manque le parfum des conclusions définitives, grandioses, épiques, tragiques, mémorables. Ici, finalement, le tome 5 n'est "que" (si j'ose dire !) une nouvelle itération de péripéties dans les paysages sauvages de la Terre de Feu à la recherche de la liberté. C'est très réussi, mais j'en sors avec l'impression que Mathieu Bonhomme aurait souhaité continuer, puis qu'il ne l'a finalement pas fait. Certaines trajectoires ne semblent pas complètement terminées, à commencer par celle du capitaine, dont le développement a été intéressant, mais dont on aurait aimé qu'il finisse par tirer une leçon des conséquences de ses actes pendant les 5 tomes. Là, finalement, il en est toujours à peu près au même point qu'au début... Cela ne gâche que peu ces 5 tomes d'une excellente saga jeunesse, mais qui peut vraiment se lire avec le même plaisir à tous les âges. C'est intelligent, élégant (même si le trait n'a pas encore la rondeur appréciable des futures productions de Bonhomme), passionnant... Bonhomme a réussi à capter l'essence des grands romans d'aventures de cette époque, à la Verne, Kipling ou Melville, et la restituer admirablement en bande dessinée. Bravo l'artiste !
Esteban est une série d’aventures tout public d’une grande qualité. Bien que très classique, l’intrigue est passionnante et le dessin de Mathieu Bonhomme est magistral. Je vous conseille d’ailleurs de lire l’intégrale noir et blanc, la qualité de son dessin y est encore plus frappante. Quels crayonnés ! Quel sens des matières ! Mathieu Bonhomme est un grand dessinateur réaliste à mettre sur le même pied que les maitres du genre que sont Giraud, Hermann ou Rossi. J’ai éprouvé un grand plaisir tout au long de ces cinq tomes à suivre un récit d’aventure classique aux enjeux simples mais universels. A conseiller sans réserve dès l’âge de 10 ans. J'espère qu'il y aura un deuxième cycle. Quelqu'un en sait plus?
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