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Barbara (Barubora)

Note: 3.75/5
(3.75/5 pour 8 avis)

Barbara est une subtile allégorie qui traite, tour à tour de manière crue ou surréaliste, du processus de la création artistique, sous toutes ses formes.


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Barbara est une subtile allégorie qui traite, tour à tour de manière crue ou surréaliste, du processus de la création artistique, sous toutes ses formes. A travers le personnage principal de cette série, Osamu Tezuka nous livre un hymne anarchiste et romantique d'une force exceptionnelle. Sans contexte un très grand Tezuka, pour adultes.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Mai 2005
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus
Couverture de la série Barbara

25/05/2005 | ThePatrick
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Par GiZeus
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Tezuka ne cessera donc jamais de m'étonner, tout du moins pas avant que je n'ai achevé l'intégrale de ses oeuvres. Barbara est clairement un diptyque fascinant. Moins sombre qu'Ayako mais plus profond sur de nombreux points, ce manga est une réussite incontestable. Nous avons tout d'abord Barbara, une jeune hippie ramassée par l'écrivain en vogue du moment, Mikura Yosuke. Capricieuse, irrévérencieuse, adepte de Bacchus sans rechigner la littérature, Barbara est décidément une personne à part, à l'opposé de son protecteur Mikura. Ce duo totalement improbable sera à la base d'une histoire touchante et sensible, emplie de folie frénétique et second degré. Second degré car si l'on peut prendre ce diptyque comme une simple histoire déjantée, on s'aperçoit bien vite que derrière la hippie et l'écrivain se cachent plusieurs facettes. Barbara est tantôt présentée comme une muse puis une sorcière, Mikura souffrira quant à lui d'une folie passagère lorsqu'on fera sa connaissance, souffrant en silence des strictes conventions sociales, pensant un moment avoir trouvé un exutoire à cette différence qui le ronge, capable d'exercer ses penchants sexuels à l'abri des regards puritains. Et puis que les personnages sont réussis. J'ai souffert avec Mikura de l'absence de Barbara, muse mais également amante de l'écrivain, qui transforme la folie initiale de l'artiste en oeuvre accomplie. Car l'Art est ici un grand sujet de préoccupation pour Tezuka. Il n'hésitera d'ailleurs pas à faire appel à certaines références occidentales pour expliciter son propos. Et que dire du dessin ? Pur et tortueux, à l'image de la folie qui imprègne les planches de ce manga. La narration m'a semblé encore plus dynamique que les autres travaux de Tezuka, m'empêchant de ralentir la cadence à chaque page tournée. Finalement, c'est une aventure humaine très touchante mais également empreinte d'une certaine philosophie et de sens.

12/05/2010 (modifier)