Journal d'un défaitiste (Notes from a Defeatist)

Note: 3.33/5
(3.33/5 pour 3 avis)

Recueil de divers travaux du reporter-dessinateur Joe Sacco.


Comix Fantagraphics Books

Baroudeur de la BD, Joe Sacco a connu la galère, suivi des tournées de groupes de rock minables, joué les reporters de guerre à Gorazde et en Palestine, il a fumé de la drogue et couché avec des filles de mauvaise vie. Aujourd’hui, c’est un vieux monsieur richissime, vénéré par des centaines de millions de fans comme un pur génie de la bande dessinée. Journal d’un défaitiste propose quelque 300 pages de BD signées Sacco sur ses sujets préférés : lui, les abrutis, les concerts de rock et les horreurs de la guerre.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Août 2004
Statut histoire Histoires courtes 1 tome paru
Couverture de la série Journal d'un défaitiste
Les notes (3)
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13/04/2005 | Cassidy
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Par Gaston
Note: 3/5
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Le moins bon album de Joe Sacco que j'ai lu jusqu'à présent. Il faut dire que l'album est un vrai fourre-tout et que les histoires sont inégales. Il y a quelques reportages intéressants, quoique dans ce domaine Sacco a fait bien mieux, mais le gros de l'ouvrage est constitué de délires à l'underground américain. Le résultat est sympathique, mais ce n'est pas très transcendant. J'ai souvent souri aux délires de Sacco, mais il y avait aussi des histoires qui m'ont un peu ennuyé. J'aurais bien aimé avoir des explications sur ces histoires (notamment où et quand elles ont été publiées) et malheureusement il n'y a des explications que pour deux histoires. C'est dommage car cela m'aurait donné une meilleur idée du parcours de l'auteur. C'est à lire si on est un fan de Sacco et qu'on veut lire toute son œuvre.

12/05/2015 (modifier)
Par Alix
Note: 3/5
L'avatar du posteur Alix

Tiens, marrant, le posteur ci-dessous trouve que « si vous ne connaissez pas du tout [Joe Sacco], c’est le meilleur moyen de découvrir son œuvre ». J’allais justement écrire l’inverse : à mon humble avis, « Journal d'un défaitiste » devrait intéresser les fans de l’auteur (dont je fais partie), car on y découvre son travail de jeunesse, écrit avant qu’il ne soit propulsé au devant de la scène avec Palestine. Mais je pense que les néophytes devraient plutôt commencer par Palestine, Gorazde, voire même par son nouvel album paru récemment chez Futuropolis : Gaza 1956, en marge de l'histoire. Parce qu’il faut quand même dire que ce « Journal d'un défaitiste » (et sur ce point je suis d’accord avec Cassidy) est un sacré foutoire. On y trouve des choses très variées (histoires très typées « comics indépendant », reportage sur un groupe de musique dans la veine de Le Rock et moi, documentaires sur diverses guerres) et toutes les histoires ne sont pas du même niveau (je n’ai même pas terminé la toute dernière !) Bon, le ton sarcastique de l’ensemble (à commencer par la géniale intro du bouquin !) m’a quand même souvent fait rire, et certains passages sont de vraies pépites (ah, le collectionneur de collecteurs de timbres !) Mais je ne suis pas convaincu que « Journal d'un défaitiste » soit la meilleure œuvre pour découvrir Joe Sacco.

04/03/2010 (modifier)
Par Cassidy
Note: 4/5

Dans la catégorie "auteurs de comics sérieux et politiquement engagés", Sacco est totalement éclipsé par son collègue Spiegelman aux yeux du grand public. Il faut dire que faire des BDs sur le sort misérable du peuple palestinien ou les tragédies vécues par les civils maltais sous Mussolini vous offre une couverture médiatique moins importante que si vous choisissez des sujets plus vendeurs comme la Shoah ou les attentats du 11 septembre. Du coup, Sacco reste dans l’ombre… Mais bon, ça n’enlève rien à son talent et, à défaut de s’être fait des couilles en or et un piédestal en marbre de Grand Auteur de Bandes Dessinées, Sacco a quand même toute mon estime et mon admiration ce qui, vous en conviendrez, n’est quand même pas de la gnognotte. Tantôt drôle, tantôt tragique, passant des anecdotes débiles sur la vie de rockers ratés en tournée à des planches glaçantes sur les bombardements sur des populations civiles, l’album montre l’étendue de la palette de Sacco, à mes yeux l’un des plus grands auteurs de comics actuels, moins pour sa plume de dessinateur (vu que son style n’est pas super beau, pour ne pas dire moche) que pour sa plume d’écrivain-reporter, son regard lucide et ironique sur le monde, son humour, sa modestie… Soyons clair : si vous n’avez pas aimé Palestine ou Gorazde, ce n’est pas le Journal d’un défaitiste qui vous réconciliera avec cet auteur. En revanche, si vous ne le connaissez pas du tout, c’est le meilleur moyen de découvrir son œuvre (et de savoir tout de suite si vous aimerez ou non ses autres bouquins). Et si vous êtes fan, c’est carrément un titre indispensable. Certains chapitres sont quand même plus faibles que d’autres. Autre défaut : il faut avouer que c’est un peu un mix de tout et n’importe quoi ; l’album manque donc un peu de cohésion. Du coup, il passe à côté de la note maximale. Cela dit, ça reste un excellent livre, qui vaut bien ses 21 euros.

13/04/2005 (modifier)