Connectez-vous pour cacher cette bannière publicitaire.

Mouler démouler

Note: 2/5
(2/5 pour 2 avis)

Publiée principalement dans le Nouvel observateur, Claire Bretécher illustre dans ses planches pleines de verve et de causticité les travers de notre époque contemporaine.


Claire Bretécher La BD au féminin

Réuni en recueil, voici un ensemble de planches à plusieurs fenêtres déjà publiées par l'hebdomadaire français Le Nouvel Observateur. Forme moderne d'articles. Ces pages illustrées à la diable valent par le texte mordant, désinvolte, décapant, visant les moeurs et coutumes de nos contemporains. A ne pas manquer,si vous aimez l'humour acerbe de cette dessinatrice hors pair.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Décembre 1996
Statut histoire Histoires courtes 1 tome paru
Couverture de la série Mouler démouler
Les notes (2)
Cliquez pour lire les avis

30/07/2004 | Ro
Modifier


L'avatar du posteur Noirdésir

La première histoire donne le – mauvais – ton de l’album. Le malheur est que c’est la plus longue, et sans doute la moins intéressante de toutes les histoires courtes regroupées ici (et celle qui rassemble au plus haut point tous les défauts de l’ensemble). C’est souvent trop verbeux, avec des dialogues à la fois trop longs et manquant d’intérêt, de causticité. Le dessin est proche de celui de Reiser, aussi moche donc. Mais là où Reiser sauve beaucoup de ses productions par un humour et un rentre dedans percutants, passant au vitriol les travers de la société, Bretécher reste le plus souvent dans l’anodin. Ses histoires mettent généralement en scène ceux qu’on appellerait aujourd’hui des bobos (cela se sent aux termes employés, à leurs centres d’intérêt). Mais il manque clairement ici de la consistance pour que j’accroche à ces petits moments du quotidien. Et pas grand chose d'amusant dans ces histoires. On a là un album dispensable je pense.

23/11/2018 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
L'avatar du posteur Ro

Bretecher a un style de dessin que je trouve proche de celui de Reiser; autrement dit, il ne faut pas espérer des planches superbement illustrées mais juste quelque chose d'efficace et d'expressif. Personnellement, je n'aime pas franchement. Ensuite, côté humour, ben ça ne me fait pas rire. Les personnages dont Bretecher se moquent dans cet album sont tous de vieux bourgeois un peu bohèmes, ou encore de jeunes bourgeois émancipés. En gros, ça ressemble farouchement à une génération de 68-ards un peu attardés, adeptes de yoga, d'ouvrir leurs shakra, de parler ouvertement à leurs enfants, de libération de la femme ou de discussion sans fin sur le monde et la société. Résultat, l'humour, ici, ne me touche en rien et a même un aspect désuet assez sensible. Ca se veut un peu choquant, un peu caustique, mais ça ne s'attaque qu'à une frange de la société légèrement dépassée à mes yeux. Cela fait peut-être rire ou réagir la génération bourgeoise qui a justement vécu cette époque là, mais alors moi, non... Rien de percutant, rien de franchement drôle, trop de texte un peu lourd à lire, un dessin qu'il faut aimer... Bof...

30/07/2004 (modifier)