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Printemps bleu (Aoi haru)

Note: 3.33/5
(3.33/5 pour 3 avis)

La jeunesse s'ennuie...


Seinen Shogakukan Taiyo Matsumoto Tonkam

La jeunesse s'ennuie... Elle traîne dans les lycées, à ne pas écouter les profs, à sniffer du toluène, à jouer avec une vie qui ne lui importe pas, à se demander à quel non-avenir elle aura droit... Elle traîne avec des yakuzas, elle s'engueule dans des restaurants, et quand par miracle une opportunité de tout changer s'offre à elle, elle ne change rien...

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Avril 2000
Statut histoire Histoires courtes 1 tome paru
Couverture de la série Printemps bleu
Les notes (3)
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12/11/2003 | ThePatrick
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Etant un inconditionnel de l'auteur j'ai trouvé ce Printemps bleu assez peu accessible. C'est effectivement très déroutant. On ne trouvera pas vraiment de fil conducteur. Pas non plus de question clairement exprimée, ou de morale simpliste. Ce printemps bleu est assez peu construit mais tout de même très expressif. Matsumoto réussit toujours à provoquer des sensations même si rien n'est palpable a priori. Reste alors une impression d'amertume de cette jeunesse perdue au printemps de la vie. De ces personnages qui n'ont pas passé le cap et qui n'envisagent pas vraiment le futur. Le lycée est alors plus un lieu où l'on grandit mais plutôt un espace d'expression violente. A l'âge où l'on est devant un choix de vie, les lycéens sont restés dans le présent, et paradoxalement dans des attitudes de confrontation à la mort. Les jeux dangereux et les rapports de force cachent alors des questions existentielles d'une jeunesse complètement perdue, car à l'aube du changement. Si vous aimez les choses construites passez votre chemin. En revanche si vous aimez l'auteur vous trouverez une fois de plus cette ambiance si rare, mais ici terriblement décousue.

07/07/2010 (modifier)
Par cac
Note: 3/5

L'histoire est très étrange, genre underground fuck la société. Après quelques belles pages couleurs de cet album au format un peu plus grand que les mangas habituels, en page 2, une scène de sexe entre le directeur et la secrétaire (ou quelconque personne s'y apparentant). Déroutant. Le dessin est spécial dans le sens où il est plus proche du dessin occidental que des mangas traditionnels. Il semblerait que Matsumoto était un fan d'auteurs européens comme Moebius, ceci peut expliquer cela. Le tout se présente comme un ensemble de nouvelles plus ou moins compréhensibles dans lesquelles des jeunes sont plus ou moins cons, comme par exemple quand des lycéens montent sur le toit de l'école, se tiennent au garde-corps au-dessus du vide, et jouent à celui qui peut taper dans ses mains le plus grand nombre de fois. Au final un album étrange et assez hermétique.

04/03/2004 (modifier)

Plus encore que Frères du Japon cet ouvrage me paraît difficile d'accès. Il reflète toujours autant certains thèmes de l'auteur, le manque d'espoir, la déséspérance face à une société, une vie, un monde où l'on ne sait quoi être et l'errance (et les conneries) qui s'ensuit. Les histoires sont variables en qualité, certaines très absconses, d'autres plus explicites, toutes étranges et propices à interprétation. Comme par exemple "Revolver", où trois jeunes se voient offrir une arme avec trois balles. Que vont-ils en faire ? Cette arme et ces trois balles, telles la lampe et les trois voeux des contes, vont-elles changer leur vie minable ? Comment vont-ils s'en servir ? Que vont-ils devenir ? Plus encore que dans Amer Béton ou Frères du Japon, la vision de la vie présentée ici est désabusée, morne, sans espoir, cynique, terne. Malgré cela, ou peut-être à cause de cela, j'ai rapidement eu envie de relire cet ouvrage. Car Matsumoto crée admirablement ses ambiances et sait poser des questions d'une façon pertinente et intrigante. Bref, un indispensable pour qui a apprécié les autres oeuvres de l'auteur, et sinon commencez plutôt par Ping Pong ou Amer Béton.

12/11/2003 (modifier)