Les Chants du Cygne Noir

Note: 4/5
(4/5 pour 1 avis)

1880, la conquête de l'espace bat son plein : au-delà de Mars, les puissances européennes rivalisent pour le contrôle du Ring, la ceinture d'astéroïdes. Mais les vaisseaux qui s'y risquent s'évanouissent sans laisser de traces...


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La jeune Benesh, à la recherche du meurtrier de son frère, s'engage à bord d'un paquebot interplanétaire à destination de Jupiter. Alors qu'elle s'apprête à assouvir sa vengeance, des pirates abordent le navire. La rencontre est explosive. Benesh rejoindra-t-elle le capitaine Lohengrin et l'équipage du Cygne Noir dans sa quête d'une relique extra-terrestre aux pouvoirs étranges ?

Scénario
Dessin
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 20 Mai 2026
Statut histoire Série en cours (3) 1 tome paru
Dernière parution : Moins d'un an

Couverture de la série Les Chants du Cygne Noir © Rue de Sèvres 2026
Les notes
Note: 4/5
(4/5 pour 1 avis)
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21/05/2026 | nisaY_keciC
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J’ai beaucoup aimé Les Chants du Cygne Noir. Dès les premières pages, on est plongé dans un univers de space opera rétrofuturiste où les navires quittent Brest comme s’ils allaient traverser l’océan… sauf qu’ici, ils s’arrachent à la gravité pour partir vers l’espace. Cette idée de 19e siècle projeté dans la conquête spatiale fonctionne incroyablement bien, et donne une vraie identité à l’œuvre. J’ai trouvé le récit très immersif, notamment avec l’histoire de Benesh, marquée par la vengeance après la mort de son frère dans le Raj colonial britannique. Son parcours vers l’éthernef du Baron Cockburn, direction la ceinture d’astéroïdes, mélange quête personnelle, aventure et conflit plus vaste autour des empires et de la conquête du Ring. Il y a un côté très classique dans la structure (vengeance, rencontre de pirates, mentor inattendu), mais c’est justement ce qui rend la lecture fluide et efficace. Visuellement, c’est impressionnant. Le passage au noir et blanc façon manga est totalement réussi, avec un encrage très maîtrisé, des planches parfois gigantesques dans leur ambition, et d’autres plus intimes et émotionnelles. Le dessin d’Alex Alice garde ce côté presque pictural, très détaillé, qui donne une vraie ampleur aux vaisseaux, à l’espace et aux scènes d’action. J’ai aussi beaucoup aimé l’ancrage historique dans le Raj britannique, qui donne une profondeur supplémentaire au récit de SF. On sent une vraie envie d’explorer les rapports de domination, les classes sociales et le prolongement du colonialisme dans un futur spatial. J’aurais même aimé que cette partie soit encore plus développée, car elle est vraiment intéressante. Je n’ai pas lu Le Château des Étoiles, mais ça ne m’a pas empêché de rentrer dans l’histoire. Et d’après ce que j’ai compris, on peut très bien découvrir cet univers sans connaître les autres œuvres. Et franchement, j’ai bien fait de prendre l’édition collector avec le jaspage noir. Ça renforce encore l’ambiance sombre et élégante de l’univers, et l’objet est vraiment jolie.

21/05/2026 (modifier)