La Baie de l'aquicorne (Aquicorn Cove)
Quand Lana et son père retournent dans leur village natal pour aider à nettoyer les débris d’une grosse tempête, Lana se rend compte à quel point l’océan – et la présence rassurante de sa tante – lui ont manqué.
Albums jeunesse : 10 à 13 ans Environnement et écologie La BD au féminin Oni Press Sous la mer
Alors qu’elle explore la plage, elle découvre quelque chose d’incroyable : une petite créature semblable à un hippocampe. Lana va le secourir et le soigner avec l’aide de sa tante Mae. Quand une seconde tempête menace le village, Lana va devoir remettre en question le mode de vie des villageois pour protéger le récif corallien et défendre les aquicornes…
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| Date de parution | 27 Novembre 2020 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
De retour dans le village côtier de son enfance après une tempête, Lana découvre de mystérieuses créatures marines liées à l'histoire de sa famille et tente de protéger l'océan face aux dégâts causés par les humains. Katie O'Neill propose ici un univers doux, coloré et feel good, avec des créatures toutes mignonnes qui semblent sorties d'un croisement entre l'imaginaire de Hayao Miyazaki, des licornes marines et un conte écologique destiné à un jeune public. Visuellement, difficile de nier que c'est attendrissant : les couleurs pastel sont lumineuses, l'univers marin est agréable à parcourir et les aquicornes ont clairement été conçus pour faire fondre le lectorat jeunesse. Sur le fond, les intentions sont évidemment louables : deuil, écologie, protection des océans, transmission familiale, coexistence avec la nature, avec en prime une volonté très actuelle d'inclusivité bienveillante qui traverse l'ensemble. Le problème, c'est que j'ai trouvé le récit trop appuyé dans sa démonstration. Le message environnemental manque franchement de subtilité : l'océan est présenté comme un sanctuaire pur et merveilleux, l'humanité comme une force destructrice dès qu'elle s'éloigne des bonnes pratiques traditionnelles, et toute la morale écologique finit par paraître très scolaire. J'avais parfois l'impression de lire un conte militant qui coche consciencieusement ses thématiques plutôt qu'une histoire laissant vraiment respirer ses enjeux. En comparaison, les films du Studio Ghibli (et particulièrement Ponyo, dont les points communs avec cette BD sont nombreux) me semblent transmettre ce type de message avec infiniment plus de finesse, de poésie et surtout une envie bien plus naturelle d'adhérer à ce qu'ils racontent. Le récit souffre aussi d'une narration parfois bancale : certains enchaînements manquent de fluidité, certaines révélations arrivent un peu abruptement, et plusieurs dialogues m'ont semblé soit assez étranges dans leur formulation, soit trop téléphonés dans leur manière de faire passer les messages du récit. L'ensemble reste lisible, mais manque parfois de naturel. Ça reste une BD sincère et visuellement charmante, et j'imagine qu'elle peut séduire un jeune public, en particulier des préadolescentes sensibles aux récits doux, romantiques et idéalisés autour de la nature. Mais pour ma part, j'ai trouvé l'ensemble un peu trop mièvre et démonstratif pour réellement m'emporter. Note : 2,5/5
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