Les Misérables (Salch)

Note: 2/5
(2/5 pour 1 avis)

Adaptation trash et anachronique du fameux roman de Victor Hugo.


Parodies et pastiches Trash

On ne va pas vous réexpliquer Les Misérables de Victor Hugo. On connaît tous les histoires de ses personnages. Celle du pauvre bougre Jean Valjean qui un jour vola un pain, se fit mettre au bagne pendant 19 ans et toute sa vie tenta de racheter ses pêchés. Celle de la petite Cosette, orpheline et élevée par les raclures de Thénardier. Celle de cet indécrottable adorateur du livre des lois qu’est Javert, défenseur obstiné de la justice. Celle de Marius, jeune intellectuel bohème et amoureux de Cosette. Celle de Gavroche, archétype du joyeux gamin des rues parisien... Tout ça, on le sait déjà plus ou moins, mais ce qu’on ne connait pas, ce que jamais on n’aurait pu imaginer, c’est la version des faits par Éric Salch.

Scénario
Oeuvre originale
Dessin
Couleurs
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 19 Mai 2021
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Les Misérables (Salch) © Glénat 2021
Les notes
Note: 2/5
(2/5 pour 1 avis)
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05/02/2026 | Ro
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Par Ro
Note: 2/5
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Cette relecture parodique des Misérables m'a laissé franchement froid. L'ensemble m'a donné l'impression d'un sous-Reiser et d'un sous-Vuillemin, beaucoup moins inspiré et nettement moins bien dessiné. Le trait se veut crade et agressif, mais sans la virtuosité ni la férocité graphique de ses modèles. Seules les couleurs plutôt sympas rendent les planches assez appréciables, mais elles ne sont pas toutes en couleurs, ce qui accentue l'impression d'inégalité et de bricolage. L'adaptation suit globalement l'oeuvre d'Hugo, mais en la recouvrant d'une couche de cynisme et de provocation qui finit par tout écraser. Les premières pages proposent quelques anachronismes encore relativement discrets, puis ceux-ci deviennent de plus en plus envahissants au fil de la lecture. Côté humour, j'ai trouvé l'ensemble très paresseux. Je dois préciser que je n'ai jamais été amateur d'humour trash. L'album repose presque exclusivement sur ce principe d'anachronisme, trop convenu dans ce type de parodie, et sur un trash appuyé (violence gratuite, vulgarité systématique), un procédé qui me lasse très vite, surtout quand on connaît ce que Reiser et Vuillemin ont fait de bien plus fort, plus juste et plus dérangeant avec les mêmes recettes. Ici, tout tourne rapidement à la mécanique lourde, sans véritable montée en puissance ni regard neuf. Quelques gags fonctionnent vaguement, mais beaucoup trop m'ont simplement ennuyé. Et au vu de l'épaisseur de l'album, la lecture m'a paru fatigante, répétitive et creuse. Ni la parodie ni la satire ne décollent réellement, et l'ensemble m'a donné surtout le sentiment d'un exercice de style forcé, qui confond irrévérence et facilité.

05/02/2026 (modifier)