Les Guerrilleros

Note: 2/5
(2/5 pour 1 avis)

La résistance espagnole face à l'invasion napoléonienne.


1799 - 1815 : Le Premier Empire - Napoléon Bonaparte Auteurs espagnols Espagne L'Histoire pour de rire ! Les petits éditeurs indépendants

Nous suivons un groupe de patriotes espagnols qui luttent contre l'occupant français. Le récit développe des situations comiques, caricaturales.

Scénario
Dessin
Traduction
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 1984
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Les Guerrilleros © Bédésup 1984
Les notes
Note: 2/5
(2/5 pour 1 avis)
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13/01/2026 | Noirdésir
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Lorsque j’étais tombé par hasard sur cet album en farfouillant dans des bacs d’occasion, je croyais avoir découvert une vieille publication de Jordi Bernet – un auteur dont j’avais déjà apprécié plusieurs séries (je ne sais pas pourquoi, je m’étais uniquement focalisé sur Bernet, et pas sur Toledano…). En fait il s’agit d’un autre auteur bien sûr – même si je crois que c’est un oncle de Jordi Bernet. Le petit texte de présentation présente « Les Guerrilleros » comme une sorte d’Astérix et Obélix espagnols. Certes, il y a bien l’idée d’une résistance a priori déséquilibrée entre un envahisseur surpuissant et des patriotes malins et courageux, certes, les envahisseurs sont vraiment bêtes. Mais la comparaison s’arrête là, tant j’ai trouvé l’humour vraiment poussif, et les personnages sans réelle profondeur. Péripéties et dialogues manquent en effet de percussion (n’est pas Goscinny qui veut !), et seuls quelques rares moments m’ont fait sourire, l’essentiel de l’album me laissant de marbre. La série a été au préalable publié dans la revue espagnole Trinca, au tout début des années 1970. Le contexte dans lequel se déroule la série, la révolte espagnole de mai 1808 face aux troupes napoléoniennes a rarement été exploité – du moins en France. Mais c’est surtout le contexte de création et de publication qui prime ici. En effet, on est dans les dernières années de la dictature franquiste, et on comprend que celle-ci voit d’un bon œil la mise en avant du patriotisme espagnol, les idées nationalistes proches des phalangistes (par ricochet, on comprend aussi que cette dictature devait encore singulièrement brider la liberté créatrice). De fait, on est très loin ici des séries qui sortiront après la chute de Franco, dans des revues autrement plus irrévérencieuses, ça reste très ampoulé, convenu, avec un humour qui fait quand même daté (le gag de la banane sur laquelle glisse un officier français…). Sur la même période historique, et avec un dessin assez proche, j’avais quand même préféré Godaille et Godasse. Le dessin d’ailleurs, sans être excellent, est quand même ce qui passe le mieux. Du caricatural plus ou moins gentillet (pas très détaillé), mais qui peine à relever le plat des intrigues.

13/01/2026 (modifier)