Koko n'aime pas le capitalisme
Tienstiens publie depuis presque deux ans des strips désopilants sur Instagram, avec un succès certain.
Absurde Edition participative Les petits éditeurs indépendants Vu sur Instagram
Son premier album, Koko n'aime pas le capitalisme, compile des strips déjà publiés et des inédits jamais vus sur internet ni minitel ! Attention : peut contenir des traces de wokisme.
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| Date de parution | 15 Avril 2022 |
| Statut histoire | Strips - gags 2 tomes parus |
Les avis
De l'humour intello, politique et absurde, réalisé avec brio. Cette bd, dont les deux tomes m'ont été offerts coup sur coup pour un anniversaire, a fait mouche ! Les gags imaginés par tienstiens sont inventifs, incisifs et, je trouve, jamais lourdingues. C'est (presque) toujours politique, mais avec une vraie réflexion derrière, et un vrai propos. C'est pour le coup assez rare, je trouve, qu'une bd d'humour absurde et politique arrive à être drôle en étant aussi directement politisé, et en utilisant des termes et théories politiques aussi précises et poussées. Pour le coup, il y a certaines planches ou il faut s'accrocher, et qui pourraient être tout droit tirées de thèses de sociologie politiques. Mais là où ça pourrait être rébarbatif et/ou chiant, l'auteur réussit l'exploit de rendre chacune de ses planches divertissante, et fraiche à chaque fois. J'ai par exemple beaucoup aimé les planches des Experts, qui constituent un running gag assez réussi. C'est d'ailleurs le ressort comique principal, les séries/figures connues qui sont détournées dans un contexte politique. Comme les autres, j'ai beaucoup aimé le surfeur d'argent et, en tant qu'amateur de catch, j'ai bien apprécié le passage de l'Undertaker dans le deuxième tome. Au passage, j'ai trouvé ce deuxième tome un peu moins réussi que le premier, peut-être un peu moins frais. Koko et Paul sont pas mal présents, ce qui alourdit le récit, et les gags sont un peu plus longs et, parfois, un peu moins percutants. Reste que plusieurs gags m'ont franchement fait rire dans ce deuxième opus aussi. Car oui, en plus de trouver le propos intéressant, les situations cocasses et les références savoureuses, j'ai parfois franchement rigolé. C'est typiquement le genre d'humour qui fonctionne à merveille chez moi. J'ajouterai que j'aime beaucoup le dessin, plus fouillé qu'il n'y parait. Il se prête en tout cas très bien au propos et à l'avantage que l'on reconnait assez facilement les personnalités qui sont caricaturées. Je terminerai par un point important : je crois qu'après toutes ces années de quête, je l'ai enfin trouvée : Koko est la bd parfaite pour les toilettes : drôle, gags en une case ou plusieurs planches au choix (ce qui fait que ça s'adapte très bien à des durées plus ou moins longues), facile à s'arrêter et à reprendre. Et on peut même, ensuite, initier les autres à signer "grève générale expropriatrice".. Que demander de plus ?
Je suis tout à fait le cœur de cible de ce genre d’album, et c’est avec beaucoup de plaisir que je l’ai parcouru. Troisième album de cette maison d’édition que je lis, et il confirme leur politique éditoriale très originale, et leurs partis pris (comiques, idéologiques) qui tous me siéent. Ici pas de vieilles bandes américaines libres de droits et détournées, mais une accumulation de strips qui tous jouent sur un humour assez corrosif : humour con et/ou noir parfois, humour absurde toujours (quelques accointances parfois avec le travail de Reuzé ou Fabcaro – un clin d’œil/hommage à Zaï Zaï Zaï Zaï occupe même la page 20 !). Tienstiens nous livre une vision atroce et décalée de notre société. Car, au travers d’un humour que j’ai trouvé très efficace (quelques éclats de rire et de très nombreux sourires), tienstiens dézingue, en s’en donnant à cœur-joie, quelques têtes de gondole politiques ou médiatiques (Macron ; Christian Clavier, etc.) et surtout, à coup de parodies du Surfeur d’argent, ou de brainstormings de cabinets de communicants, il s’attaque à la doxa ultralibérale : on aperçoit même au cours d’un strip l’– excellent – économiste Frédéric Lordon. Quant à Koko, le gorille qui a du mal avec le capitalisme, c’est un vrai champion de la contreculture qui a du mal à assimiler une leçon d'ultralibéralisme ! Excellent et très drôle, j’en redemande ! Tellement d’ailleurs qu’alors que je l’avais emprunté, je l’ai acheté aujourd’hui lors d’une virée à Paris.
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