Taï Dam

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Voyage aux origines, en Indochine.


Indochine

Arrivée en France avec ses parents en 1976, après la guerre du Vietnam, Marijah en sait peu sur ses origines Taï Dam. Son art exprime d’ailleurs ce manque, cette recherche inconsciente de son histoire. Encouragée par Joël, son compagnon, ils partent à la rencontre de ces « Taïs noirs » qui vivent entre Thaïlande, Vietnam et Laos. (texte : Steinkis)

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 13 Octobre 2022
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série Taï Dam © Steinkis 2022
Les notes
Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)
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01/12/2022 | Spooky
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Par Spooky
Note: 3/5
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Après de nombreux albums consacrés au continent africain, Joël Alessandra, insatiable voyageur, nous amène sous d'autres latitudes, cette fois-ci dans l'ancienne Indochine. L'utilisation de ce terme n'est pas un signe d'admiration pour la France coloniale de la part de votre serviteur, elle est motivée par l'histoire inhérente au voyage qu'il y effectue avec sa compagne, Marijah, qui motive et constitue le sujet et le contenu de cet album. En effet Marijah, qui est peintre, est née dans l'actuel Laos, après l'exode opéré par ses parents entre le Vietnam et la France, en passant par la Thaïlande. Au passage, pour que l'on comprenne le contexte, Alessandra nous fait l'historique de la région, des années 1624 à 1976. D'abord de manière globale, puis un peu plus intimiste, lorsque Marijah et lui logent chez des inconnus qui pourraient être des parents éloignés, puis chez des cousins germains. C'est donc ce voyage qui nous est raconté par le menu, l'occasion pour l'auteur de nous régaler les yeux avec ses aquarelles de divers paysages en Thaïlande et au Vietnam. Curieusement, je trouve la séquence consacrée au lieu le plus connu, à savoir la Baie d'Ha Long, la moins réussie visuellement. Ses îles végétales sont réduite à des silhouettes, des ombres sans véritable âme. A l'inverse on sent qu'il s'est bien éclaté en Thaïlande avec les temples, les collines étagées surplombant les rizières... Nous avons aussi quelques toiles de Marijah, qu'elles soient consciemment inspirées ou pas de ce voyage, et cela apporte une autre saveur, d'autant plus que certains passages sont de sa plume et permettent de mieux saisir ses sentiments, même si elle est très pudique. Je trouve qu'il eût été de bon aloi de la créditer également en tant qu'autrice sur l'album, mais passons. Petit bémol sur le graphisme : autant -globalement- Alessandra assure sur les paysages, les croquis de vieilles maisons, etc., autant sur les morphologies des personnages il est toujours hésitant, inconstant, fragile. Si cette fragilité peut avoir du charme parfois, autant il se révèle un défaut sur certaines scènes, dès qu'un peu d'action a lieu, ou sur certaines poses inspirées de photos... Le récit est très facile à lire, empli d'émotions, et on sent que Joël Alessandra a fait cet album pour sa compagne, c'est d'ailleurs ce qu'il dit à la fin : c'est un cadeau. Beau cadeau, plutôt agréable pour les yeux, émouvant et avec un peu d'Histoire. Sympathique.

01/12/2022 (modifier)