L'Éden des sorcières
Dans un monde abandonné par la nature, les sorcières sont le seul espoir de l’humanité !
Shonen Sorcières
Autrefois, plantes et animaux vivaient en harmonie… jusqu’à l’arrivée de l’homme. Incapable de coexister avec les autres espèces, il les a détruites sans remords. Faune et flore ont alors décidé de fuir et de se cacher… Voilà des centaines d’années que le monde n’est plus qu’une vaste étendue désolée. Pourtant, il existe encore de rares enclos de verdure : ce sont les repaires secrets des sorcières, ces femmes d’exception sensibles à l’appel des plantes. Rendues responsables de leur disparition, elles sont la cible de la haine des humains… Pilly a grandi dans un de ces sanctuaires. Élevée par la puissante Toura, elle tente de développer ses pouvoirs… sans succès ! Pour l’encourager, la vieille femme lui offre une graine qui doit la mener un jour vers l’Éden, un jardin verdoyant réservé à l’élite de leur communauté. La jeune apprentie n’a aucune envie de partir et préférerait passer sa vie à l’abri des regards. Mais son monde s’écroule le jour où des hommes en armes s’introduisent dans sa cachette ! Face à la violence des envahisseurs, tout semble perdu… quand soudain la graine de Pilly donne naissance à un énorme loup, mi-animal mi-végétal ! Serait-il le guide vers la terre des élues ?
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| Date de parution | 01 Juillet 2021 |
| Statut histoire | Série terminée 8 tomes parus |
Les avis
J’ai emprunté les sept premiers albums (seuls disponibles dans ma médiathèque) et, malgré quelques qualités, j’admets avoir eu du mal à aller au bout de cette lecture. A partir du sixième, je n’ai fait que survoler l’histoire, la lisant en diagonale. Rien d’infamant pourtant. Mais c’est juste que ça manque d’originalité, et de dynamisme. Il y a beaucoup trop de longueurs, de passages trop étirés ( ce qui est d’autant plus étonnant que nombre de planches sont muettes, et que globalement la série peut se lire très vite), je me suis ennuyé à plusieurs reprises. Le voyage/quête de la jeune héroïne (Pilly) sent le déjà vu, et surtout elle n’apporte qu’un fil rouge linéaire qui peine à captiver sur la durée. L’intrigue se développe dans une ambiance assez noire (on est presque dans de la Dark Fantasy), avec un monde déprimant et sur le déclin, dominé par des hommes, et où les fleurs, plantes deviennent de plus en plus rares. Seules les sorcières (dont Pilly fait partie), subissant les persécutions des hommes, et se cachant d’eux, semblent encore pouvoir sauver ce monde, en gardant contact avec ces plantes (les amurds). Pilly – à qui une vieille sorcière a confié une graine avant de mourir, doit retrouver l’Eden (forcément verdoyant). Cette graine se transforme miraculeusement en une sorte de loup, Oak (personnage surpuissant, hybride animal/végétal), qui l’accompagne dans sa quête et la sauve de multiples dangers. Il y a là sans doute une réminiscence de certains thèmes japonais traditionnels, que l’on peut voir dans certains dessins animés des studios Ghibli (chez Miyazaki par exemple), comme la forte présence de la nature, des animaux « magiques », etc. Mais ici j’ai trouvé que l’intrigue manquait d’épaisseur, y compris au niveau des méchants, ou de certains personnages un peu ambigus (comme Fruditilla). Il n’y a pas non plus la poésie qui irrigue les œuvres de Miyazaki. Reste un dessin, que j’ai trouvé agréable, ne surjouant pas les émotions. Un scénario plus resserré et plus dynamique m'aurait sans doute davantage accroché, mais cette histoire "sympathique", bien dessinée, m'a lassé avant la fin.
Une nouvelle série, teintée de médiéval fantastique, dans laquelle la Terre (ou un monde équivalent) est ravagé, où les Humains ont perdu le contact avec la nature. Un monde où les sorcières sont un peu les seules garantes de ce lien. On se retrouve avec le schéma classique d'une jeune "survivante" qui essaie de rejoindre un sanctuaire, n'ayant pas d'autres objectifs. Et bien sûr la jeune adolescente va accomplir une quête pour enfin grandir. C'est plutôt sympathique, on ne s'ennuie pas, grâce à la présence d'un esprit de la nature sous la forme d'un loup monstrueux. Le trait de Yumeji est élégant, fin, on a beaucoup de plaisir à lire ses pages, même si l'histoire n'est pour l'heure pas très originale.
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