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Les Cinq Vies de Lee Miller (Trame libere. Cinque storie su Lee Miller)

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

La vie extraordinaire de Lee Miller, qui a traversé le 20ème siècle...


Bichromie Biographies Douleurs intimes Nouveautés BD, comics et manga Photographie Pionnières

Modèle pour son père, mannequin pour Vogue puis muse de Man Ray, la photographie fait partie de Lee Miller. Aussi à l’aise devant que derrière l’objectif, elle jongle comme personne entre surréalisme, photo de mode et reportage de guerre. Loin des mondanités et de la frivolité des années 1920, elle suivra notamment la libération des camps de concentration aux côtés des troupes américaines… et se photographiera dans la baignoire d’Hitler ! Constante dans son anticonformisme, son insouciance est, elle, de façade et cache des failles… (texte : Steinkis)

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Traducteur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 03 Juin 2021
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Les Cinq Vies de Lee Miller

24/06/2021 | Spooky
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Par Spooky
Note: 3/5
L'avatar du posteur Spooky

C'est l'histoire d'une femme extraordinaire. Elizabeth, dite Lee Miller, est donc née au début du 20ème siècle, dans une famille privilégiée, et préférée de son père, photographe, dont elle devient vite le modèle préféré. Par la suite elle va devenir l'égérie d'autres photographes, comme Man Ray, puis devenir elle-même photoreporter, notamment sur le front, puis dans les camps de concentration. Une vie, ou plutôt cinq vies, comme l'indique le titre, puisque son goût pour les voyages va l'amener à découvrir de nombreuses cultures, plusieurs coutumes, et faire d'elle l'une des femmes les plus libérées de la première moitié du 20ème siècle. Libre, elle l'était, à de nombreux égards, changeant régulièrement de compagnon, prenant un bain dans la baignoire d'Hitler, a fréquenté Picasso ou Tristan Bernard... Mais tout au long de sa vie elle cachera en elle une noirceur, une déchirure, dont on ne saura rien, ou presque. Tout juste supposera-t-on que cette blessure prend ses racines dans son enfance. On sent qu'Eleonora Antonioni a énormément documenté son livre, comme le prouve la bibliographie "minimale" donnée en fin d'ouvrage, et s'est attelée à retracer sa vie avec beaucoup de respect et d'application. Il y a même quelques passages un brin poétique, comme quand elle quitte, le coeur déchiré, certains de ceux qui ont partagé sa vie. Le trait de celui-ci, très inspiré du néo-modernisme des années 1970, est de la pure ligne claire en bichromie, Antonioni apposant des touches de jaune orangé pour souligner la couleur des cheveux de son héroïne. C'est plutôt bien foutu, assez agréable à regarder. Et au passage on découvre une autre pionnière, un modèle, au propre comme au figuré.

24/06/2021 (modifier)