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Du Charme du parking à étages

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Sous une fine neige glacée se croisent deux destins tragiques, tandis que se déroule un noir, très noir polar hivernal…


Auteurs Italiens Bichromie

Un jeune immigrant est assassiné dans un bâtiment abandonné. Dès lors, il va errer sous la forme d’un esprit, sans souvenirs ni mémoire. Ses assassins ? Une bande de gentils garçons qui défoulent leur frustration existentielle sur le "bouc émissaire", le coupable absolu et parfaitement désigné : il est noir, il est seul, peut-être aussi qu’il deale ou qu'il vole. Un parasite dont on se débarrasse facilement. C'est facilement aussi que le père de l'un de ces jeunes nantis va trouver le coupable idéal, le pauvre type fauché qui va accepter, contre de l'argent, d'endosser le crime. Et qui, s'appropriant le meurtre, va devenir bouc émissaire à son tour… Marino Neri signe là un polar d'une noirceur sans appel, chronique d'une époque où règnent la violence et l'argent, et où certains d'entre nous sont condamnés par avance. Un dessin expressif et une bichromie à la froideur efficace servent une ambiance urbaine désespérée, qui n'est pas sans rappeler les toiles de fond des films de Ken Loach. Et, comme le cinéaste, Neri porte sur ses personnages un regard à la fois cruel et attendri, qui l'éloigne de tout manichéisme.

Scénariste
Dessinateur
Traducteur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 26 Septembre 2019
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Du Charme du parking à étages
Les notes (1)
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09/01/2020 | PAco
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Par PAco
Note: 3/5
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Avec un titre poétique aux fragrances d'acier, d'urine et de béton, l'auteur italien Marino Neri nous renvoie à l'imaginaire tout tracé du polar noir américain, et le moins qu'on puisse dire c'est qu'il en a bien assimilé les codes ! Ajoutez à ce précipité une légère goutte de fantastique et l'alchimie peut alors opérer. Précipité ? Précipité : "Corps insoluble formé par réaction chimique entre deux ou plusieurs substances en solution, ou par action physique sur une substance en solution". C'est à peu près à cette définition que nous renvoie cet album ; qu'il s'agisse du jeune noir assassiné dans ce parking qui revient hanter notre "héros" Zolferini, ou encore ce dernier qui, quel que soit l'angle d'attaque n'arrive décidément pas à rentrer dans les cases de notre société. Marino Neri impose à travers son récit et un graphisme minimaliste un regard aussi froid que la société et le monde dans lequel évolue son protagoniste. Tout semble inéluctable et malgré les soubresauts auxquels se raccroche son personnage la rédemption se paiera comptant. Si le parti pris graphique de l'auteur pourra refroidir quelques lecteurs j'ai pour ma part apprécié cette cohérence du fond et de la forme. Il m'aura tout de même manqué une petite étincelle supplémentaire au récit pour ajouter une étoile de plus à mon appréciation. (3.5/5)

09/01/2020 (modifier)