Le Cercle de Providence

Note: 4/5
(4/5 pour 1 avis)

Une histoire librement inspirée de l'Appel de Cthulhu, le chef d'oeuvre de HP Lovecraft.


Adaptations de romans en BD H. P. Lovecraft

Francis est un adolescent comme les autres qui vit dans la petite ville de Providence. Avec son ami Howard, ils trainent et multiplient les ennuis. Mais l’arrivée d’Atonia, une mystérieuse jeune fille, semble tout bousculer. Quel est donc ce monstre qui l’obsède ? En quoi est-ce lié aux cultes anciens que son grand-père a étudiés ? Et qui est donc ce vieux flic qui semble l’avoir si bien connu ? Francis plonge peu à peu au coeur de l’épouvante…

Scénariste
Auteur oeuvre originale
Dessinateur
Coloristes
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 17 Septembre 2020
Statut histoire Série en cours 2 tomes parus
Dernière parution : Moins d'un an
Couverture de la série Le Cercle de Providence © Jungle 2020

14/10/2020 | Spooky
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Par Spooky
Note: 4/5
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Lovecraft est à l'honneur en ce moment. Entre une superbe biographie en deux tomes sortie chez ActuSF, des adaptations somptueuses en manga par Gou Tanabe, voici une relecture de L'Appel de Cthulhu, l'un de ses titres les plus connus. C'est une version contemporaine, écrite par Sébastien Viozat, habitué des histoires de peur, qui met en scène un trio d'adolescents, mais toujours à Providence, la ville où a résidé l'auteur (Lovecraft, pas Viozat, enfin pas à ma connaissance). Et malgré les éléments communs (le vieux flic notamment), j'ai eu l'impression de lire une toute autre histoire. Ce n'est que lorsqu'est apparu Cthulhu lui-même, en statuette, puis en chair et en os, que j'ai compris me trouver à lire une adaptation, pas seulement un hommage appuyé. Et cette version me plaît beaucoup. Rendez-vous compte, au tiers de l'album, je me suis obligé à ralentir ma lecture, pour qu'elle dure plus longtemps ! Viozat a introduit quelques touches de modernité dans son récit, un brin de diversité ethnique et sexuelle, et s'est offert les services de l'une des dessinatrices les plus talentueuses du moment, à savoir Anne-Catherine Ott. Dans le tome 2 Viozat explore une autre figure lovecraftienne, Hastur, que le reclus de Providence avait lui-même emprunté à l'auteur Robert W. Chambers. L'auteur français se l'approprie d'une autre façon, en le liant au mystérieux Howard, dont la nature est révélée dans ce second opus. Cela reste méchamment plaisant à lire, et je suis curieux de voir ce que le duo d'auteurs nous propose pour la suite. J'avais découvert le travail d'Ott dans l'audacieux Havre, écrit par Isabelle Bauthian, et j'avais raté de le coche de Versipelle, mais je suis content de la retrouver dans cette série horrifique qui colle tellement à son univers visuel, ses personnages si expressifs, son audace graphique et sa mise en scène inspirée, magnifiée ici par les couleurs de Gabriel Amalric, puis Kathrine Avram. On notera deux -très petites- faiblesses dans son dessin, l'absence de relief dans les oreilles de ses personnages, ainsi qu'une propension (moindre que dans Havre) à doter ceux-ci de jambes trop fines, surtout dans le premier tome. Pour le reste, c'est de l'excellent boulot, et j'ai hâte de lire la suite des aventures de Francis, Howard et Atonia.

14/10/2020 (MAJ le 22/01/2022) (modifier)