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Caca rente

Note: 2/5
(2/5 pour 1 avis)

Rencontres entre vieux copains de lycée qui permet d'étudier les mentalités selon leur statut social


Echo des Savanes La Comédie Urbaine

Leroux rencontre par hasard Lenoir, un vieux copain de lycée assis sur les marches d'une église à cause d'une crise d'hémorroïdes. Leroux emmène Lenoir dans la clinique de Leblanc, autre copain de lycée devenu proctologue, et se fait soigner ; c'est le départ de retrouvailles pas forcément agréables, tous trois ont un statut social différent : Leroux est un courtier qui magouille un peu dans ses manoeuvres boursières, sans se formaliser, même s'il va mettre à chaque fois un cierge à l'église pour apaiser sa culpabilité. Lenoir est un vieux cynique, antipathique, peu sociable et asocial qui a connu la gloire comme parolier d'un unique tube il y a bien longtemps, tandis que Leblanc affiche sans vergogne sa réussite professionnelle et sa femme très séduisante dont pourtant il se désintéresse. Celle-ci trouve le moyen d'échapper à son ennui conjugal en mettant le grappin sur Lenoir qui n'en demandait pas tant.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Novembre 2000
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Caca rente
Les notes (1)
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20/05/2020 | Agecanonix
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L'avatar du posteur Agecanonix

Le titre en forme de calembour est énigmatique et reste inexpliqué. Je n'avais pas lu ce récit lors de sa publication dans l'Echo des Savanes en 2000, j'ai bien fait de le redécouvrir. Veyron s'intéresse à 4 personnages principaux en insistant surtout sur celui de Lenoir ; il imagine le destin tragi-comique de ce type peu sociable dans une fable scatologico-philosophique où il se retrouve confronté à une partie de son passé qu'il n'aime guère évoquer, en fait il n'aime pas grand chose et pas grand monde. En tout cas, c'est sans doute le personnage le plus intéressant de cette histoire, son caractère est bien défini par rapport aux 2 autres plus flous, c'est un être cynique, froid, profiteur et qui se fout des gens. D'emblée, on se demande où Veyron va nous emmener, il teste encore la nature humaine avec différents caractères, c'est une sorte d'étude sociologique où il tente de retrouver les réparties cinglantes et le ton cynique et décapant de L'Amour Propre (Ne le reste ...), mais ça fonctionne moins bien tout en restant assez amusant par certaines situations (le début avec la rencontre entre Leroux et Lenoir sur les marches de l'église par exemple). C'est plutôt plaisant à lire, malgré un côté superficiel, et comme souvent chez Veyron, le saugrenu flirte avec l'absurde, c'est une parabole sur l'argent sale, mais un argent qui n'a pas d'odeur ; ça reste quand même dans un ton proche de ses précédentes Bd, malgré une narration un peu décousue, nourrie par de nombreuses ellipses, faut capter où l'on est très vite car ça change de lieux et de situations sans transition. Et puis cette idée de nommer ces 3 personnages, Lenoir, Leroux, Leblanc, vraiment c'est pas très malin, parfois on s'y perd... bref pas du grand Veyron, mais ça se laisse lire. Son dessin est égal à lui-même, un peu moins maladroit, ses femmes autrefois étaient parfois difformes dans leur anatomie, là c'est plus réussi.

20/05/2020 (modifier)