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Le Cinéaste

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Note: 3/5
(3/5 pour 3 avis)

Après son échec cuisant dans Nuits Indiennes, Adélie d’Arcueil, qui ne se laisse pas abattre pour autant, poursuit ses aventures à Marseille, dans le délictueux milieu des films clandestins. Y parviendra-t-elle à remettre la main sur le gourou et l’Ookoondor ?


Cinéma Hard & Soft, d'un érotisme à l'autre Les Roux ! Marseille

La belle Adélie s’est fait voler son diamant par un gourou indien. Lancée à sa poursuite, elle arrive à Marseille et s’adresse à l’agence Pinkerton. Oui, mais voilà, ça coûte cher. Si cher qu’elle accepte de tourner dans des productions érotiques destinées à la bourgeoisie d’Istanbul, auxquels participent des notables importants de Marseille. Jusqu’à ce que la police intercepte ces films et enquête. La rumeur court et les notables craignent pour leur réputation. Le cinéaste, un sombre imbécile très lâche, se livre à la police. Et pour être mise hors de cause, il propose de tout balancer. Adélie, mouillée jusqu’au cou, doit intervenir. Si le cinéaste parle, elle sera arrêtée, ne retrouvera jamais son diamant et pourrait perdre son nouvel amour, le seul sincère qu’elle ait eu jusqu’à ce jour. Le cinéaste doit disparaître…

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 20 Novembre 2019
Statut histoire Une histoire par tome 1 tome paru
Couverture de la série Le Cinéaste
Les notes (3)
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20/11/2019 | Jetjet
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L'avatar du posteur Noirdésir

« Le Cinéaste » est la troisième collaboration entre Artoupan et Labrémure, après Mahârâja et Nuits Indiennes. Il fait d’ailleurs le lien avec ces deux albums – et souffre aussi, du coup, de la comparaison avec eux. En effet, c’est l’histoire que j’ai trouvé la plus légère, la moins captivante. J’ai aussi trouvé qu’Artoupan y avait moins travaillé, ou plutôt y avait moins placé de décors. Mais ces remarques ne valent peut-être que pour moi, et ne sont en tout état de cause valables que pour une comparaison avec ces deux autres albums. Car « Le Cinéaste » possède encore d’indéniables qualités, qui le font de toute façon très largement sortir du lot du genre ! Si concernant les décors j’ai été un chouia déçu, Artoupan a quand même bien planté l’arrière-plan de la Belle-Epoque, à Paris d’abord, puis à Marseille pour une bonne partie de l’Album. Surtout, il réussit encore un très beau travail, très minutieux, concernant les vêtements : les traits de ses personnages sont peut-être un peu figés, mais le rendu, proche du travail de Klimt ou d’affiches de cette époque, est original et très sensuel. Les passages montrant des extraits de films érotiques sont eux aussi bien fichus. Enfin, puisque ce n’est pas un album tout public, les scènes de sexe sont encore très bien rendues, et nous retrouvons une nouvelle fois avec grand plaisir notre belle et dynamique rousse, Adélie ! L’intrigue de Labrémure est peut-être moins dense que dans les autres albums (surtout Mahârâja, clairement le mieux réussi des trois), mais elle reste quand même bien fichue, fluide et dynamique, certes avec moins d’humour. On est là à la limite du polar et du vaudeville, avec des édiles marseillaises filmant leurs parties fines et cherchant à faire disparaitre ces films, lorsque ceux-ci risquent de leur attirer des ennuis. D’autant plus que le cinéaste qui les détient, veule et embarqué dans de sales embrouilles, n’est pas très fiable. Au milieu de tout ça, Adélie bien sûr, femme indépendante, cherchant à prendre argent et plaisir dès que l’occasion se présente (et cherchant aussi à récupérer une pierre précieuse qu’on lui a piqué). Bref, ça se laisse lire très agréablement (le visuel y est pour beaucoup). Si vous découvrez ces auteurs avec cet album, et si vous l’avez apprécié, allez voir les deux autres déjà cités, car on a là du cul intelligent, beau et original !

29/06/2020 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
L'avatar du posteur gruizzli

Avec ce volume se conclut le triptyque du duo d'auteur derrière Mahârâja et Nuits Indiennes, et je n'ai vraiment pas grand chose de plus à dire que ce qui était déjà dans les deux premiers, à savoir : dessin superbe et histoire amusante, quoique plus sérieuse dans celui-ci, et avec une idée directrice qui est efficace à défaut d'être particulièrement originale (en même temps, le genre ne cherche pas souvent à l'être). C'est encore une fois la couleur et la lumière qui se dégagent du dessin, qui m'ont le plus plu. Une magnifique mise en images de ces récits coquins, tout autant qu'une représentation assez fidèle et détaillée des costumes de l'époque (il doit avoir une de ces patiences pour faire rien que le détail des chaussures !). C'est toujours bien mené et cet album fait la liaison entre les deux précédents, expliquant comment l'héroïne passe d'une situation à l'autre. Et je n'ai pas boudé mon plaisir, c'est frais et divertissant, retraçant bien l'époque d'un Paris belle-époque, entre nouveauté technologique, ouverture au monde et puritanisme, le tout sur fond de scandale dans une troisième République qui en compte déjà trop. Bref, un beau mélange des genres bien mené, et pour le coup qui conclut d'une manière satisfaisante les trois volumes ! A lire, surtout si vous avez déjà goûté aux deux premiers et que vous en voulez encore !

09/05/2020 (modifier)
Par Jetjet
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Jetjet

Cela faisait bien longtemps que je souhaitais enfin voir publié ce fameux Cinéaste. Pourquoi ? Même s'il est considéré à part entière comme un One-Shot et peut en effet se lire en tant que tel, le Cinéaste constitue le 3ème opus des aventures friponnes rétro des personnages imaginés par Labrémure dans Mahârâja et Nuits Indiennes dont il est la suite directe. Et peut-être également sa conclusion finale même si les auteurs n'excluent pas une autre aventure. Et quelle aventure mes aïeux ! Derrière la splendide illustration de couverture se cache un joli prétexte à moult cochonneries. Car si certaines pages ne sont pas à mettre devant les yeux des têtes blondes comme des coincés du bulbe, Labrémure construit un joli vaudeville que Georges Feydeau n'aurait pas renié si les mœurs de son époque (les mêmes que celle du présent ouvrage d'ailleurs) lui auraient laissé carte blanche. Grosso modo on retrouve la plantureuse cambrioleuse rousse des précédents opus dans une sombre histoire de chantages liés à des films sans paroles impliquant tout le gratin bourgeois de Marseille. Ou comment parler du problème des Sex-Tapes actuelles dans une époque révolue. C'est plutôt malin car Artoupan nous gratifie de quelques scènes bien olé-olé dans un splendide noir et blanc. Ici les masques tombent et chacun veut racheter d'une façon ou d'une autre son honneur perdu quitte à utiliser quelques stratagèmes pas très catholiques. Le tout baigne dans une ambiance bon enfant et prête même au sourire mais malgré toutes ses évidentes qualités, le Cinéaste se veut malheureusement également le plus faible opus de cette trilogie. Cet album est bien plus sage en cabrioles lubriques que Mahârâja et on y rit beaucoup moins que dans Nuits Indiennes. Rien de désagréable en somme mais lorsqu'on a goûté à l'excellence des deux premiers opus, on en ressort un peu moins rassasié pour ce qui aurait dû constituer le clou du spectacle. On passe malgré tout un excellent moment qui passe bien trop vite tant les 48 pages s'avalent comme du petit lait et qu'on prend plaisir à reluquer les dessins de toute beauté concoctés par Artoupan ou à rire des réactions grotesques des libertins impliqués à défendre leur honneur coûte que coûte. Il est également utile de préciser que lire Mahârâja et Nuits Indiennes constitue un avantage considérable pour y comprendre certaines subtilités mais que le Cinéaste peut se lire complètement comme une histoire indépendante. Dans tous les cas, il m'a clairement donné l'envie de relire les précédents travaux de ce duo atypique et qu'on espère vite retrouver pour d'autres carambolages érotiques ou (d)ébauches graphiques. :)

20/11/2019 (modifier)