Graines de bandits

Note: 4/5
(4/5 pour 1 avis)

Après Les Petites victoires, dans lequel l'auteur racontait avec force son quotidien de père d'un enfant autiste, Yvon Roy évoque avec toujours autant de finesse son enfance douloureuse. Touchant.


1961 - 1989 : Jusqu'à la fin de la Guerre Froide Auteurs Canadiens Québec

Nous sommes en Amérique et le calendrier affiche 1973. Par ici, la modernité vient tout juste d’arriver. Pourtant, il suffit de s’éloigner de la ville de quelques centaines de kilomètres pour reculer de plusieurs décennies. Tout est contraste, tout est neuf ou inexploré, tout semble possible. C’est dans ce contexte que deux jeunes parents quittent la ville avec leurs deux fils pour s’installer en campagne dans le but avoué de fuir la modernité. Cependant, rien ne se passe comme prévu et le climat familial se détériore rapidement. La seule option pour les deux frères est de fuir. Fuir chaque jour les violences parentales vers les champs et les bois, pour s’inventer une autre existence. Dans ce petit village perdu, à force d’aventures, de mauvais coups et d’amours d’été c’est toute la vie qui leur sera révélée. Texte: L'éditeur

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 28 Août 2019
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Graines de bandits
Les notes (1)
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07/11/2019 | Gaston
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Par Gaston
Note: 4/5
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Yvon Roy continue dans l'auto-biographie et il raconte son enfance plus ou moins malheureuse. Cela se passe dans un village du Québec des années 70 et cela m'a fait un peu penser aux souvenirs d'enfance que m'a racontés ma mère. On est encore à une époque où sorti des villes comme Montréal, on tombe dans des endroits très ruraux où il n'y a presque rien, mais le développement arrive et on construit plein de maisons et on devine que les commerces vont arriver ensuite et que dans quelques années, les grands terrains vides vont disparaître. C'est aussi l'époque où les enfants passaient la majorité du temps dehors sans surveillance et du coup ils peuvent faire plein de bêtises. On suit donc l'auteur et son frère qui utilisent leur imagination pour s'amuser et aussi pour échapper à la violence de leur quotidien. Comme au début, c'est la figure du père qui est mise en avant (il est clairement un fondamentaliste catholique), je pensais que l'album allait montrer les enfants commencer à se poser des questions sur la religion et se rebeller contre lui, mais il s'efface au fil des pages et le vrai problème vient de la mère qui est frustrée et qui passe sa mauvaise humeur sur ses garçons. J'ai trouvé que l'auteur était courageux de montrer les problèmes qu'il y a eu durant sa jeunesse, surtout qu'il se montre souvent sur un jour peu flatteur. Le titre est bien trouvé parce que lui et son frère font des trucs illégaux comme voler des chantiers de construction. Il y a plusieurs thèmes abordés dans ce récit et s'ils sont peu originaux (par exemple, le fait que l'auteur commence à s'intéresser aux femmes lorsqu'il grandit alors qu'avant il se foutait bien des filles), cela reste tout de même une lecture prenante. Le dessin est pas mal.

07/11/2019 (modifier)