C'est aujourd'hui que je vous aime

Note: 3.25/5
(3.25/5 pour 4 avis)

De tout temps et dans tous les pays, les hommes ont rougi devant Isabelle Samain, ont été impressionnés par son charme absolu, son maintien tout en distinction, tout en élégance.


Adolescence Autobiographie

Isabelle Samain, Isabelle Samain, Isabelle Samain , Isabelle Samain… De tout temps et dans tous les pays, les hommes ont rougi devant Isabelle Samain, ont été impressionnés par son charme absolu, son maintien tout en distinction, tout en élégance. De tout temps et dans tous les pays, devant Isabelle Samain, les hommes se sont sentis sommaires. (texte : les Arènes BD)

Scénaristes
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 30 Janvier 2019
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série C'est aujourd'hui que je vous aime
Les notes (4)
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20/02/2019 | Spooky
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L'avatar du posteur Mac Arthur

Une association de deux auteurs auxquels je suis sensible, il n’en fallait pas plus pour me convaincre d’acheter cette bande dessinée sans même prendre la peine de l’ouvrir, convaincu que j’étais de la complémentarité de leurs talents et univers respectifs. Je dois pourtant avouer qu’à la première lecture, je suis un peu resté sur ma faim. Ce fut pour moi comme une première relation sexuelle : on en attend monts et merveilles et, trop fébrile, trop empressé, on en ressort avec le sentiment que ce n’était finalement pas la peine d’en faire une montagne. Sauf que, comme pour les relations sexuelles, au plus on y revient, au plus on se connait, au plus on connait son ou sa partenaire, au plus on maîtrise la chose… au plus on est apte à apprécier, à savourer, à remarquer les petites nuances et à la faire traîner suffisamment pour en tirer une totale plénitude. Cette bande dessinée est un orgasme d’âge mûr… Ce n’est pas par hasard que je parle autant de sexualité pour aborder ce livre, car le sexe en est l’élément central. Le sexe des premiers émois, celui dans lequel un cerveau adolescent voit en même temps la perfection romanesque d’un amour impossible et magnifique et le besoin physique de se vider les couilles. François Morel, par son approche poétique, tendre et naïve, parvient parfaitement à retranscrire cet état que beaucoup d’entre nous ont dû connaitre (bon, si ça se trouve, que deux humains ont dû connaître, lui et moi). C’est drôle et touchant, sincère et maladroit, c’est frais, c’est juste… ça me parle, quoi ! Pascal Rabaté apporte tout son savoir-faire à ce récit. Le petit François se dédouble, détriple, déquadruple à l’occasion. Se cherchant lui-même, il se laisse encore guider par celui qu’il rêverait d’être, se laisse distraire par celui qu’il pense que les autres aimeraient voir en lui. Ces passages où des ombres colorées de François s’imposent dans son quotidien sont à mes yeux d’une grande finesse et d’une grande justesse, jusqu’au paroxysme de l’album lorsque l’adolescent empressé finit par réaliser, sinon qui il est, du moins qui il ne veut pas être. Je parlais de nuances en début d’avis. Et bien, elles sont là, ces nuances, c’est le genre de détail au-dessus duquel j’ai tégévé dans ma première lecture, m’amusant du procédé mais sans en comprendre la profondeur. Et ce n’est qu’à la relecture que j’ai pu la savourer. Ne vous méprenez pas : il ne s’agit pas d’une œuvre hermétique ou d’un livre « d’auteur » dans le sens péjoratif. "C’est aujourd’hui que je vous aime" est avant tout un récit touchant et amusant… mais qui m’a ému par sa finesse, par son art de parler de sujets sérieux avec désinvolture et profondeur. C’est, je trouve, une œuvre intelligente autant que drôle. Un vrai coup de cœur pour moi. Pas un coup de foudre mais un coup de cœur progressif, imparable, inéluctable.

02/08/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

C'est aujourd'hui que je vous aime et pas demain. Cela marque une certaine temporalité à l'amour qui peut très bien être sans lendemain. C'est d'autant plus vrai lorsqu'on est un adolescent un peu quelconque et qu'on fait une fixation sur une belle camarade de classe qui joue l'indifférence. Je dirai que c'est une belle chronique sentimentale mais sans plus en ce qui me concerne. Je dois dire que j'ai été assez dérouté par l'attitude de notre héros vers la fin sur le ferry qui le ramène d'Angleterre. Quand c'est non, c'est non ! Le héros n'est autre que François Morel, le célèbre écrivain et chroniqueur dont l'autobiographie est adaptée par son ami Pascal Rabaté. C'est sans doute l'oeuvre qui caractérise le mieux les pulsions sexuelles d'un adolescent.

13/07/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

J’ai eu un peu de mal à entrer dans cette histoire (peut-être à cause du dessin de Rabaté, avec ses personnages se dédoublant en couleurs différentes, je ne sais pas). Mais finalement j’ai fini par bien apprécier ma lecture. L’idée de départ est assez légère : il s’agit de traiter des premières pulsions amoureuses de François Morel, sa timidité, ses échecs, ses petits ratés. Mais Morel et Rabaté (qui signent en commun le scénario) usent d’un ton léger et humoristique plutôt réussi. La lecture est donc fluide (et les allusions aux années 1970 habillent très bien cette petite histoire. Plusieurs clins d’œil aux classiques de la BD aussi (une quatrième de couverture singeant celles d’Hergé, une page singeant l’entrée des Astérix : deux séries que les personnages lisent à plusieurs reprises dans l’album). Le résultat est agréable à lire, même si je ne me vois pas l'acheter.

22/06/2019 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
L'avatar du posteur Spooky

François Morel a été révélé il y a plus de 20 ans le show humoristique les Deschiens. Depuis, c'est un acteur, humoriste radiophonique et écrivain à succès. Ce n'est seulement qu'à présent qu'il passe à la bande dessinée, en adaptant, avec l'aide de Pascal Rabaté, un roman autobiographique, qui conte l'éveil au sexe, ou plutôt aux premiers émois. Un récit plutôt sympathique, sans fard, où Morel regarde son moi d'adolescence avec pas mal de tendresse. C'est Pascal Rabaté qui lui donne son crayon, et on voit qu'il y prend du plaisir, car le travail est de qualité, avec son style en ligne claire si caractéristique. On notera toutefois qu'un certain nombre de planches sont caractérisées par un certain dépouillement dans les décors, Rabaté se concentrant sur les personnages. Au final un album sympathique, qui propose une chronique tendre des premiers émois, mais qui ne restera pas dans les annales.

20/02/2019 (modifier)