Terra Doloris

Note: 4/5
(4/5 pour 2 avis)

Ils étaient militaires, bagnards, forçats, condamnés... le rebut de l’Angleterre. Ils n’avaient pas d’avenir, on leur en a offert un de force : une vie sur les lointains et hostiles territoires de la « Terra Australis. » Suite de l'album Terra Australis.


1789 - 1799 : La Révolution Française Océanie

Ils étaient militaires, bagnards, forçats, condamnés... le rebut de l’Angleterre. Ils n’avaient pas d’avenir, on leur en a offert un de force : une vie sur les lointains et hostiles territoires de la « Terra Australis. » Aujourd’hui, plusieurs années ont passé. Des colonies se sont établies, mais l’équilibre y est plus que précaire. Les agressions sont nombreuses, les pendaisons fréquentes, la maladie et la famine impitoyables. Sous les yeux hagards des premiers habitants de ces terres, c’est un nouveau monde qui se construit. Un autre qui disparaît.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 09 Mai 2018
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Terra Doloris
Les notes (2)
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02/09/2018 | herve
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L'avatar du posteur Noirdésir

J’avais adoré Terra Australis des mêmes auteurs, et c’est donc conquis d’avance que je me suis jeté sur cet album. Qui est un peu moins épais (plus de 350 pages tout de même !), et lui aussi réussi, même si je l’ai trouvé un chouia moins envoûtant que le précédent. C’est que l’Australie y est moins présente, mis à part un « monologue », sorte d’interlude central entre les deux histoires d’évasion qui occupent l’essentiel de l’album, et bien sûr par le fait que les deux personnages principaux, Mary Bryant (pauvre fille déportée pour une peccadille) et Thomas Muir (avocat nationaliste écossais, déporté politique), commencent leur périple par s’en évader. Car l’album est centré sur ces deux personnages (dont l’histoire est traitée successivement – même si les deux sont contemporaines), qui servent d’aimant pour tous les personnages, événements de l’époque (fin du XVIIIème siècle surtout, mais aussi début du XIXème siècle). Bollée arrive ainsi très bien à dynamiser son récit en l’intégrant à la Révolution française, aux Lumières, mais aussi aux relations entre Français, Anglais et Espagnols. Les mutins de la Bounty, l’amiral Nelson, personnages historiques et/ou emblématiques sont aussi de la partie. Comme il l’avait fait dans Terra Australis, L.F. Bollée fait ici un clin d’œil à l’expédition de La Pérouse et à son échouage sur les îles de Wanikoro (et comme pour le livre précédent, les marins anglais s’en détournent, les laissant à leur triste sort…). De ce fait, ce pavé, à la fois dense, riche et « aéré » se lit très agréablement et relativement vite. C’est bien sûr aussi dû au beau dessin de Philippe Nicloux qui, comme pour le précédent album, use d’une sorte de lavis, d’un Noir et Blanc jouant sur les nuances de gris. Son trait simple mais efficace fluidifie clairement la lecture, que je vous recommande.

18/05/2019 (modifier)
Par herve
Note: 4/5
L'avatar du posteur herve

Cinq ans après Terra Australis, les mêmes auteurs se sont lancés dans un nouvel ouvrage, encore imposant -près de 350 pages- sur le thème de l'Australie. Cette fois-çi, nous suivons le destin de deux déportés,celui de Mary Bryant, petite volueuse, et celui Thomas Muir,déporté politique écossais dont le seul but était de fuir ce bagne à ciel ouvert. Malgré les 350 pages du volume, ce récit se lit très vite,tant le scénario est prenant. On y croise les révoltés du Bounty, l'amiral Nelson, des révolutionnaires français et d'autres personnages. C'est un livre beaucoup plus sur le périple des évasions de ces deux forçats que sur l'histoire de l'Australie à proprement dit qui est relatée ici, même si la partie intitulée "monologue" est centrée sur cette terre. Le dessin en noir et blanc de Philippe Nicloux est parfait pour ce récit, surtout sur les planches maritime. Un beau récit.

02/09/2018 (modifier)