La Vallée du Diable

Note: 3.33/5
(3.33/5 pour 3 avis)

1925, aux lendemains de la guerre, Blanca, Florentin, Pauline et Arpin débarquent en Nouvelle-Calédonie pour y reconstruire un avenir. A voir aussi : Le Sentier des Reines


1919 - 1929 : L'Après-Guerre et les Années Folles La Nouvelle-Calédonie Le Colonialisme Océanie

Nouvelle-Calédonie, 1925. Loin de leur Savoir natale, qu'ils ont fuie aux lendemains de la guerre, Blanca, Florentin, Pauline et Arpin ont fini par s'établir aux Antipodes. Mais cette nouvelle vie dans les colonies ne satisfait pas leur rêve de justice sociale et de liberté. Et, alors que l'air se fait de plus en plus irrespirable, l'heure des règlements de comptes est venue.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 30 Août 2017
Statut histoire One shot (suite directe de "Le Sentier des Reines") 1 tome paru
Couverture de la série La Vallée du Diable
Les notes (3)
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29/08/2017 | Mac Arthur
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Par Alix
Note: 4/5
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Cet album fait suite à Le Sentier des Reines, que j’avais adoré. Quel plaisir de retrouver les mêmes personnages dans un contexte historique complètement différent, à savoir la Nouvelle-Calédonie coloniale. J’ai eu un peu plus de mal à rentrer dans l’histoire (disons une vingtaine de pages), que je trouvais plus austère et sédentaire que les grandes escapades Alpines du tome précédent… et puis elle a fini par m’emporter, et je n’ai plus lâché l’album avant sa conclusion. Le dossier en fin d’ouvrage est toujours aussi intéressant et instructif, et présente la situation historique complexe qui sert de toile de fond à cette aventure. Le dessin de Anthoby Pastor est toujours aussi beau, et sied parfaitement le ton calédonien pourtant très diffèrent de l’album précèdent. Un excellent moment de lecture, qui m’a fait découvrir un épisode historique intéressant, en compagnie de personnages attachants et aux personnalités complexes et développées.

11/02/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
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Autant je n’avais pas trop apprécié Le Sentier des Reines, autant cette suite m’a paru de bien meilleure qualité. On quitte le froid des chemins de montagne savoyard pour aller dans la moiteur chaude et humide de la Nouvelle-Calédonie. Les dessins sont d'ailleurs magnifiques. Nous sommes en effet dans les années 1920 et l’heure est à l’exploitation des terres des canaques en pleine période de colonisation. Il est clair que si on les avait laissés tranquille, cette île serait prospère et assez riche. L’autodétermination est pour bientôt et on verra le résultat dans le futur. C’est toujours intéressant de découvrir des pans oubliés de notre histoire au travers ces territoires si lointain. Ces 4 savoyards donnent même une note assez exotique à l’ensemble. Une mention spéciale pour la vieille Blanca qui ne vieillie toujours pas même 20 ans après. Certes, elle conserve ses rides mais bon. La vallée du diable clos un diptyque assez inégal mais qui promet tout de même de bons moments assez romantiques.

27/11/2017 (modifier)
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Cet album est en fait la suite directe du « Sentier des Reines » mais, rassurez-vous si vous ne l’avez pas lu, il peut se lire comme un one-shot. Le cadre de la Nouvelle-Calédonie à l’époque de sa colonisation est dépaysant. Le contexte historique sert de toile de fond à un grand drame romanesque. On ne peut pas parler de modernisme, non, nous sommes plutôt dans le même état d’esprit que des films comme Out of Africa ou La Leçon de Piano. Je parle bien d’état d’esprit, ne croyez pas retrouver dans cet album d’autres rapports avec les films susnommés. Mais on sent directement que l’histoire va tourner au drame, que l’entêtement des personnages va les mener droit dans le mur, que l’amour ne triomphera pas nécessairement. Le scénario est donc assez prévisible mais diantrement efficace. Les personnages ont des caractères forts qui les poussent à des actions extrêmes et à des réactions épidermiques. C’est chaud, violent parfois mais toujours humainement compréhensible. Le dessin d’Anthony Pastor, très fin, est réellement superbe dans son genre. La finesse du trait alliée à une colorisation qui fait ressentir la chaleur du sol, le temps qui passe, la fraîcheur des nuits nous immerge dans le théâtre du drame. J’ai par exemple particulièrement aimé l’ombre des nuages qui se reflète sur des collines arides. C’est le genre de détail dont, je pense, tout le monde se fout mais qui, dans mon chef, me donne vraiment ce sentiment d’y être, de ressentir le vent, de comprendre le climat. En résumé : un récit très classique qui peut se lire comme un one-shot mais ravira également les lecteurs du Sentier des Reines porté par des personnages forts et un dessin d’une grande élégance.

29/08/2017 (modifier)