La Terre des fils

Note: 3.7/5
(3.7/5 pour 10 avis)

Grand prix de la critique ACBD 2018 2017 : Grand prix RTL de la bande dessinée. On ne sait rien de ce pays dévasté, hanté par quelques survivants presque animaux, sinon qu’il y a des usines abandonnées et des terres ravagées, des étendues d’eau où surnagent des cadavres de toutes espèces. On ne sait rien, sinon que les champignons y poussent encore et que les cochons s’y épanouissent dans la boue mieux que les hommes. C’est là la terre des fils. Un père et ses fils survivent.... (texte: Futuropolis)


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On ne sait rien de ce pays dévasté, hanté par quelques survivants presque animaux, sinon qu’il y a des usines abandonnées et des terres ravagées, des étendues d’eau où surnagent des cadavres de toutes espèces. On ne sait rien, sinon que les champignons y poussent encore et que les cochons s’y épanouissent dans la boue mieux que les hommes. C’est là la terre des fils. Un père et ses fils survivent. Mutique et brusque, il leur apprend à être invincibles en bannissant toute tendresse. Le soir venu, il griffonne un carnet que les enfants illétrés, ne peuvent pas déchiffrer. A sa mort, les jeunes garçons n’ont d’autre but que de trouver quelqu’un qui puisse leur lire les lignes mystérieuses. Confrontés à un monde ravagé où la violence est devenue le seul langage, les adolescents font l’expérience d’une nouvelle perception du monde. Sans nostalgie du monde d’avant, ils portent en eux pourtant l’amour et le respect de l’autre. Chaque rencontre est dangereuse, autant avec les jumeaux Grosse tête qu’avec les Fidèles, adeptes fous furieux du dieu Trokool qui croupissent et sévissent dans un monde néfaste et noir. Mais une caresse a le pouvoir de changer le cours de leur histoire. La Terre des fils marque un point de bascule dans l’oeuvre du grand auteur italien. Trois ans après Vois comme ton ombre s’allonge, La Terre des fils révèle une nouvelle écriture dans l’oeuvre de Gipi. Un livre riche, tant roman d’anticipation que roman d’initiation, La Terre des fils est une oeuvre ambitieuse, réflexion sur la langue et ode à l’amour seul capable de changer le monde malgré les pires fléaux. Pour ce magistral roman graphique, l’artiste renonce aux couleurs et au récitatif. Seuls les silences et le dialogue racontent, en noir et blanc, une histoire âpre et magnifique. Travaillant de livre en livre sur le passage d’un âge d’enfant à celui d’adulte Gipi interroge ici sur l’abandon et la mort mais surtout sur ce que nous laissons en héritage. D’une écriture minimaliste, il raconte une histoire d’épreuve ; celle de l’apprentissage de l’autonomie et de la connaissance de la réalité, illustrant de nouvelle manière l’allégorie de la caverne de Platon. Une aventure en zone étrange empreinte ici de ténèbres mais aussi de lumière et d’horizon. Incertain mais ouvert D’une écriture minimaliste, il raconte une histoire d’épreuve ; celle de l’apprentissage de l’autonomie et de la connaissance de la réalité, illustrant de nouvelle manière l’allégorie de la caverne de Platon. Une aventure en zone étrange empreinte ici de ténèbres mais aussi de lumière et d’horizon. Incertain mais ouvert. Texte : Futuropolis

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 09 Mars 2017
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série La Terre des fils
Les notes (10)
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17/03/2017 | ArzaK
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Par Jetjet
Note: 4/5
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C'est une lecture très personnelle sur des thèmes aussi rabâchés que le "Post-Apo" que Gipi propose avec La Terre des fils. Pas réellement attendu sur un terrain propice aux déclinaisons série B voire Z, Gipi abandonne bien vite les artifices du fantastique pour livrer un poignant récit de deux frères inexpérimentés en terre inconnue. La curieuse relation qu'ils entretiennent avec un père cruel et bourru en rappelle plein d'autres et sur différents médias : La Route de McCarthy pour son style épuré mais également le jeu vidéo "The Last of Us" ou "Le Livre d'Eli" des frères Hughes. Pour autant qu'on accroche au style épuré et hachuré en noir et blanc si typique de l'auteur, La Terre des fils laisse entrapercevoir quelques signes d'un espoir dans un monde vidé de toute substance vivante et où le dialogue est absent ou même carrément simplifié. L'ensemble se laisse lire avec une facilité déconcertante tant les pages s’enchaînent rapidement. Il n'y a pourtant peu de scènes dites d'action ou de suspens car Gipi s'attarde à écrire un quotidien somme toute banal malgré une jolie brochette de personnages violents ou dérangés. Le cahier d'annotations laissé par le Père conservera même une grande partie de ses mystères une fois le livre refermé. Cela aurait pu laisser un sentiment mitigé mais il est en réalité bien difficile de ne pas tout lire d'une traite. Pas forcément convaincu d'y trouver néanmoins du plaisir à la relecture, La Terre des fils reste un récit atypique bien plus original qu'il n'y paraîtrait. Une curiosité.

01/03/2019 (modifier)
Par McClure
Note: 2/5

Je suis passé à côté de cette lecture. Je ne comprends pas le positionnement du père à l'égard de ses deux fils. Certes il l'explique à la sorcière, pour les endurcir. Mais il pouvait le faire tout en leur inculquant la capacité de lire, de comprendre mieux ce qu'il y a autour d'eux. Les deux fils, Lino et Santo sont antipathiques. Alors certes ils sont bêtes comme des pieds ce qui leur donne des circonstances atténuantes mais pas suffisamment pour nous les faire apprécier. Leur périple, lui aussi, ne m'a pas intéressé. Je ne l'ai pas vraiment compris. Je n'y ai vu aucun intérêt. Je ne prends pas de plaisir à les suivre. Les personnages secondaires, comme les jumeaux sont inutiles, ils ne rendent pas le récit intéressant car c'est cousu de fil blanc. Seule la communauté des fidèles amène un haussement de sourcil, qui s'évanouit immédiatement grâce à ce bourreau qui les libères on ne sait pas trop pourquoi (la lumière lui vient en lisant le cahier du père donc il avait des trucs à transmettre). Jérémiah a été évoqué et la comparaison est cruelle, j'y trouve aussi une similitude de fond avec Walking Dead dans le côté road movie à la rencontre de groupes barrés qui tentent de survivre voire qui s'organisent autour de l'horrible mais là encore, ça n'arrive pas à la cheville. Le dessin plutôt peu qualitatif ce qui ne donne pas ici encore le contrepoids aux défauts de l'histoire. Pas pour moi.

11/10/2018 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
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La Terre des fils est un récit post-apocalyptique qui n'apporte pas grand chose de neuf au genre. Petits communautés isolées survivant comme elles peuvent, décor marécageux avec quelques restes de l'ancienne civilisation, groupes de brutes fanatisées qui font régner leur loi par la violence... Tant de choses qu'on a déjà vu dans Simon du fleuve, Jeremiah et tellement d'autres séries des années 70 et 80 sur le même thème. La seule particularité de cet album c'est qu'il prend pour héros deux jeunes frères qui ont reçu une éducation à la dure et très fragmentaire de la part de leur père, ce qui implique qu'ils sont farouches et facilement violents, qu'ils ne savent pas parler correctement et qu'ils ne savent rien de l'ancienne civilisation. L'idée n'est pas mauvaise pour montrer comment, d'une génération à la suivante, le souvenir du passé peut disparaître et former une nouvelle population post-apocalyptique plus rude et moins civilisée. Mais j'avoue n'avoir pas compris et avoir été frustré par le choix de ce père d'avoir aussi mal éduqué ses enfants et de ne rien leur avoir transmis, ni amour ni culture, alors qu'il avait la possibilité de le faire. Pour le reste, le récit se laisse lire. Il est bien mis en scène et relativement crédible malgré quelques clichés comme notamment cette secte fanatique et idiote. Le comportement des personnages tient la route. Mais je ne suis pas captivé. Le dessin de Gipi ne me charme pas, à part ses scènes pluvieuses que j'ai trouvées jolies. Comme dit plus haut, le choix éducatif de ce père m'a agacé. Et au final, je ressors assez indifférent de cette lecture qui contient trop de déjà-vus pour moi qui ai lu beaucoup de récit post-apocalyptiques et trop peu de nouveautés et d'intérêt.

06/08/2018 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
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J'ai bien aimé la terre des fils alors que ce n'était pas gagné d'avance. Il faut dire que je ne suis pas vraiment un inconditionnel de l'auteur qui est pourtant l'un des plus grands en Italie actuellement. Je dois reconnaître qu'il signe là son oeuvre majeure par rapport à ce que j'ai pu lire dans le passé. Pour une fois, ces personnages ne sont pas tous laids avec des dents acérés et des nez crochus. Non, ils sont normaux bien qu'on rencontre des spécimens un peu spéciaux dans ce monde apocalyptique contaminés. Cela attire incontestablement de la sympathie et de l'intérêt. J'ai bien aimé la manière dont est présenté les personnages autour de ce père un peu bourru avec ses deux enfants mais qu'il souhaite protéger avant tout. A noter que bien que mourant, il s'octroie une dernière ballade nocturne avec la force d'un désespéré. Le récit est âpre et plutôt sombre à l'image de ce nouveau monde. Il y a une réelle portée psychologique qui se dégage de cette oeuvre.

25/03/2018 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
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Avec ce dernier album, Gipi tape fort ! Dans la lignée du roman "La route" de Cormac McCarthy, il nous largue dans un monde post-apocalyptique mystérieux où un père et ses deux fils essayent de survivre tant bien que mal. On est dans le minimalisme, l'économie, tant sur le fond que sur la forme. Très peu de survivants, mais souvent tous plus torturés les uns que les autres. Chaque objet a de l'importance dans ce monde où les sociétés ont été balayées. Même le langage en a fait les frais et semble anémié. Et c'est la force de cet album coup de poing qui nous saisit par cette relation complexe entre ce père qui semble avoir vécu la transition de ce monde et sa déchéance, et ses deux fils qu'il malmène "pour leur bien" ou tout du moins pour les rendre aptes à une survie incertaine. Sauf qu'entre la théorie et la pratique, forcément rien ne se passe comme prévu... Un conte noir et loin d'être optimiste, mais d'une rare puissance.

07/03/2018 (modifier)
Par herve
Note: 4/5
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Je crois que je n'avais pas ouvert un livre de Gipi depuis Notes pour une histoire de guerre. C'est en écoutant l'auteur à la radio, à l'occasion du prix RTL de la bd de l'année 2017, qu'il m'a donné envie de me procurer cette bande dessinée. Ce pavé de près de 300 pages (non numérotées, au passage) se lit pourtant assez vite. Nous sommes plongés, dès le début, dans un univers glauque où deux jeunes garçons sauvages tuent un chien. Sans connaître les raisons du monde post-apocalyptique dans lequel ils vivent, nous sommes happés par leur histoire. Le récit, très cinématographique au demeurant, peut faire songer à l'univers du roman de Cormac Mc Carthy, "La route", bien que l'ensemble de l'histoire se déroule autour d'un seul lieu, un lac. Gipi aborde ici beaucoup de thèmes sans en avoir l'air : de l'éducation à l'amour filial, en passant par le fanatisme, nous suivons une véritable quête du Graal - avec le livre de leur père - entreprise par ces deux ados, livrés à eux-mêmes. Mais cette histoire est véritablement sombre, cruelle, même sous le trait en noir et blanc, adroitement brouillon, de Gipi. L'auteur ne laisse que très peu de place à l'espoir dans cette histoire, laissant le lecteur imaginer une fin. Un livre très fort, que j'ai dévoré d'une traite et qui mérite amplement son prix et sa place dans la sélection du festival d'Angoulême cette année.

02/12/2017 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
L'avatar du posteur Gaston

Un autre album que ce site m'a donné envie de lire. Jusqu'à présent, je n'avais lu que trois albums de Gipi et la qualité était inégale selon moi (un bon album, un album moyen et un autre vraiment ennuyeux). Ce très bon album me donne envie de mieux connaitre son oeuvre ! C'est un monde post-apocalyptique comme il y en a des dizaines dans la BD et c'est très bien fait. L'auteur n'explique pas comment l'humanité en est arrivé là et cela ne m'a pas trop dérangé car on suit deux jeunes qui ne savent pas grand chose de ce monde et du coup je trouvais que je pouvais facilement les comprends car j'avais les mêmes informations qu'eux. J'ai beaucoup aimé leur quête. Leurs père est mort et il ne les a jamais appris à lire ou à écrire. Du coup le cahier où il a couché ses états âmes est un peu une relique sacré pour ses deux fils (enfin, surtout pour l'un d'entre eux) et ils vont partir à la recherche de quelqu'un qui sait lire. Il y a plusieurs thèmes abordé dans cet album qui sont très maîtrisé et de plus cela se lit sans problème du début jusqu'à la fin. Le dessin en noir et blanc est très bien fait. Un album qui mérite d'avoir plus d'avis.

12/09/2017 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Avec son dessin habituel, c’est-à-dire au trait faussement imprécis, un crayonné brut, des hachures tendant à l’épure, Gipi nous narre ici une histoire d’une grande noirceur. Dans un lieu indéterminé, après une catastrophe dont nous ne saurons finalement pas grand-chose, des hommes cherchent à survivre, dans un univers où la sauvagerie reprend ses droits. Quelques ilots (dans tous les sens du terme) d’humanité, au milieu d’immensités liquides. Au milieu surtout de personnages inquiétants, les Fidèles, adeptes d’une secte vénérant les pseudos préceptes du dieu Trokool, dans des rituels sanguinaires et anthropophages. Au milieu de cette fin du monde, alors que même le langage peine à garder ses bases, que la lecture est une notion perdue, deux frères, devenus orphelins, cherchent à comprendre le monde, ce qu’était leur père qui vient de mourir, ce qu’il avait bien pu écrire d’eux. Une sorte de guerre du feu sacré, dont ils sont les flammèches fragiles – mais dont les braises ne s’éteignent pas. Du père ils ont gardé un cahier donc, trésor à la fois sacré et sacrilège : il leur faut le déchiffrer, trouver quelqu’un capable de leur traduire. L’ambiance est d’une grande tristesse – et le Noir et Blanc, les nuances de gris ne font que renforcer ce côté monde en décomposition. Comme si de la grande explosion ne restait que les cendres tombant en un brouillard permanent que la vie peine à dissiper. L’album est épais, mais se lit vite, car beaucoup de planches sont muettes, les rares dialogues sont simples et courts, on suit les personnages dans une hébétude incertaine. Gipi réalise là un album d’ambiance, inquiétant, nous fait respirer un air souvent vicié, malsain – même s’il laisse toujours la possibilité à la vie de se défendre : il ne laisse pas le dernier mot à la haine.

06/07/2017 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Blue Boy

Même si on n’a pas lu le résumé avant, on se doute dès les premières pages que quelque chose ne tourne pas rond sur cette Terre des fils. Ces deux garçons sales et loqueteux, à l’air dégénéré, transportent trop de folie et de primitivité pour être de simples idiots d’un village bien de chez nous… et le malaise, déjà prégnant, ira croissant à partir du moment où l’un deux tue sauvagement un chien. S’ajoute à cela une atmosphère crasseuse et menaçante dans un cadre désolé, envahi par des eaux boueuses, où pullulent rapaces et mouches attirés par quelque cadavre pourrissant. Et peu à peu le lecteur va devoir réunir lui-même les pièces du puzzle car Gipi ne dévoile rien du contexte, se contentant de livrer des éléments au compte-goutte. On devine qu’une grave catastrophe d’ampleur mondiale est survenue dans un futur très proche, mais sans jamais savoir quelle en est l’origine ou la conséquence, ni dans quel pays se situe l’action. Mais au final, ce n’est pas tant cela qui est important. Ce que l’auteur a voulu mettre en avant ici, c’est cette faible distance, bien plus faible qu’on ne le pense, séparant notre civilisation prétendument avancée de la barbarie la plus primitive. Désormais, les hommes sont livrés à eux-mêmes, affaiblis, sans repères. Les infrastructures du monde civilisé se sont effondrées, il n’y a plus d’électricité, plus d’agriculture, plus d’eau courante, plus rien… seules les ruines d’un passé industriel tiennent encore debout. Les livres semblent avoir été enfouis sous les décombres de l’ancien monde. Le langage est rudimentaire, mélange de français déstructuré et d’onomatopées. Les gourous belliqueux ont émergé sur les résidus encore fumants d’Internet, et le jargon utilisé fait écho de manière frappante à la vacuité de nos réseaux sociaux, où la réflexion philosophique cède trop souvent le terrain à l’égocentrisme et la médiocrité. Dans un tel contexte, le père a choisi d’élever ses enfants à la dure, dans le seul but de les protéger. Car tel est le constat : non seulement l’amour n’a pas sauvé le monde, mais c’est la haine bestiale qui l’a emporté, et pour longtemps semble-t-il... Le cahier noir du père, dans lequel ce dernier semble confier ses états d’âme, est un élément central de l’histoire, dernier emblème de la Connaissance. Symbole fort d’un monde révolu, il apparaît comme une relique mystérieuse suscitant la fascination de ses enfants qui aimeraient bien se l’approprier, comme si la vérité, leur vérité peut-être, était contenue dans ce cahier. Gipi a recouru ici au noir et blanc, un choix fort à propos pour décrire un univers de grisaille, dépourvue de joie. Son trait fluet et imprécis, tout en hachures fébriles, traduit bien la fragilité d’un monde en déshérence, tout en restituant parfaitement l’expressivité des personnages. Comme dans un « Mad Max » où la testostérone aurait fait place à la dégénérescence, Gipi dépeint un monde au climat de plomb, bien plus terrifiant que le film précité, notamment par son absence d’humanité quasi-totale, imposant « La Terre des fils » comme une des bandes dessinées les plus puissantes et les plus perturbantes de ces derniers mois.

27/05/2017 (modifier)
Par ArzaK
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

"La terre des fils" est un récit post-apocalyptique qui débute comme un huis-clos entre un père tyrannique et ses deux fils perdus dans les ruines du monde. Il se poursuit dans une quête existentielle où deux êtres perdus recherchent en vain quelqu'un qui saurait encore lire dans un univers violent et fanatique. Le monde a-t-il un sens quand il est détruit à ce point ? Telle est la question que nous pose Gipi dont la force expressive du dessin fait merveille tout au long de 288 pages de maestria graphique et narrative.

17/03/2017 (modifier)