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Space Kariboo

Note: 2/5
(2/5 pour 1 avis)

Super-héros des temps modernes, Space kariboo tombe par hasard sur Flower Power, une ancienne camarade de classe. Quelques années auparavant, ils faisaient partie de la bande des « Ultimes », un quatuor de choc formé le temps de leurs études à l'école des super-héros. Avec ces retrouvailles, c'est tout un passé qui ressurgit !


Académie des Beaux-Arts de Tournai Animalier La Boite à Bulles Super-héros

Super-héros des temps modernes, Space kariboo tombe par hasard sur Flower Power, une ancienne camarade de classe. Quelques années auparavant, ils faisaient partie de la bande des « Ultimes », un quatuor de choc formé le temps de leurs études à l'école des super-héros. Avec ces retrouvailles, c'est tout un passé qui ressurgit ! Que reste-t-il de ces années étudiantes où nos 2 héros usaient leur fond de costumes moulants dans des amphithéâtres animés par Bide-and-Home (prof de stratégie dont le crédo était « coup pour coup ») ou encore la Dame Smith (prof d'économie dont le crédo était « La liberté avant tout ! ») ? Mise à mal par des opinions divergentes, l'unité des Ultimes s'était fortement émoussée lors des travaux pratiques. La jalouse Erika (et son pouvoir à base de pétrole) et Cap'tain Pétard développaient une conception de la justice et de leurs pouvoirs qui rendait chaque mission des Ultimes plus difficile à coordonner. Quelques années plus tard, cette rencontre est l'occasion pour nos héros de faire le point sur leur parcours et l'évolution de leurs idéaux. Avec humour, décalage et dérision, François Duprat prend prétexte d'un univers de Super Héros pour poser un regard grinçant sur notre société. Une œuvre à part !

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 06 Février 2014
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Space Kariboo
Les notes (1)
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18/01/2017 | Ro
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Par Ro
Note: 2/5
L'avatar du posteur Ro

Ça m'énerve parce que j'aime vraiment bien le dessin de François Duprat, et notamment ses filles que je trouve très mignonnes, mais il lui manque fortement un scénariste pour cet album à mes yeux. Car il y a de l'idée mais elle est mise en scène de manière naïve et presque agaçante de manichéisme et simplicité du discours politique. Sous la forme de faux épisodes d'un comics de super-héros fictif, cet album raconte l'histoire d'un groupe de jeunes super-héros en herbe qui, quelques années après avoir évolué, repense à son passé et ce qui les a séparés. Ils se sont rencontrés à la faculté des super-héros. Il y a Space Kariboo le gentil héros de base qui se bat pour la justice et est tombé amoureux de son ancienne étudiante, Marianne qui vivra et combattra plus tard avec lui. Il y a Flower Power pour qui le pouvoir de l'amour est plus fort que tout. Et de l'autre côté de la balance des valeurs, il y a Captain Pétard qui pense plus à faire la fête et à l'argent que le métier de super-héros peut lui apporter. Et il y a Erika dont les pouvoirs sont basés sur le pétrole et qui est jalousement amoureuse de Space Kariboo. Rapidement, les idéaux des uns vont se confronter au matérialisme des autres et à la dureté du monde réel. Le concept du scénario est bon. Et le dessin aussi est très sympa. Mais la mise en scène est mauvaise. Les personnages apparaissent très vite comme étant tous caricaturaux et immatures. Leurs disputes et discussions sont du type "je veux la justice dans le monde", "je veux être le chef", "vivent les fleurs", "je t'aime trop fort", "je suis jalouse", "je m'ennuie". On dirait des gamins qui s'engueulent à l'arrière d'une voiture. Et surtout le message politique derrière l'ensemble de leurs histoires est trop lourdement amené et trop basique. Ce sont les méchants capitalistes profiteurs et pollueurs "vive l'argent, le pétrole et le béton" contre les gentils socialistes "liberté et amour pour tout le monde" (mais pas des totalitaristes communistes hein, ça non, ça c'est pas bien non plus). C'est manichéen et sans aucune finesse, à la brève exception peut-être du discours d'un gars de banlieue en toute fin d'album. Il y a de quoi se demander si l'histoire est destinée aux lecteurs du Journal de Mickey ou à des adultes et adolescents. Si c'était une parodie de combat politique avec un discours basique déguisé en combats de super-héros pris au second degré, ça irait bien pour une histoire courte de quelques pages. Mais un album de plus de 150 pages qui semble prendre cette histoire au sérieux, c'est nettement moins attirant. En outre, cela se termine sur un petit cliffhanger qui donne l'impression qu'il manque une suite ou au moins quelques pages de conclusion. C'est un peu frustrant mais je n'irai pas réclamer un second tome pour autant.

18/01/2017 (modifier)